Suite des articles "Initiatives en transition"

Initiatives autour de la transition

Du 31 mai au 4 juin 2023 à Poitiers, les Rencontres Internationales de la Classe Dehors ont pour intention de dresser un état des lieux des approches de la classe dehors, avec la coopération de nombreux acteurs associés au monde de l'enseignement.

Au sein de ces Rencontres, le Colloque international sur la Classe Dehors sera un espace privilégié de débats, de rencontres, de partage pour les chercheuses et chercheurs et l'ensemble des publics concernés. Il permettra de confronter divers contextes de classe dehors, en France et dans d'autres pays, reflétant différentes visions des politiques éducatives et leur inscription dans le champ social, sanitaire et environnemental.

Que ce soit dans les jardins d'Aristote, par l'étude des milieux, en classe promenade, en classe de mer, avec les clubs connaître et protéger la nature, en pédagogie sociale ou sur les terrains d'aventures dans l'éducation populaire, la classe dehors est une réalité protéiforme qui s'inscrit dans la longue histoire des méthodes d'apprentissages formels et informels.

Davantage reconnue par le ministère de l'Éducation nationale pour ses vertus sociales et pédagogiques depuis la crise de Covid-19, la classe dehors est bien implantée dans plusieurs pays et se développe rapidement dans l'espace francophone sous divers termes. La réflexion s'intègre aussi bien dans les classes primaires et secondaires qu'au sein de formations universitaires tout en intégrant la question de l'enfant dans l'espace public.

Ce colloque a pour vocation d'accueillir et de rassembler des contributions pouvant émaner de disciplines variées, de travaux interdisciplinaires et de récits d'expériences qui éclairent la classe dehors au plus près du terrain, là où des réalités collectives impliquent une pluralité de regards et de sensibilités. Les communications sont organisées selon trois grands axes pour mettre en lumière, analyser les expériences de terrain, en montrant les logiques de coopération, de partage et d'hybridation des savoirs et des pratiques que la classe dehors favorise.

Axe I : Apprendre dehors : état des lieux de la connaissance

Cette première thématique vise à faire connaître les travaux des chercheur∙es et des praticiens.nes qui étudient ou mènent des expériences d'apprentissage dehors et analysent les effets/réactions des enfants et des jeunes aussi bien dans l'éveil d'une conscience écologique que dans l'acquisition des savoirs fondamentaux et le
développement des compétences psychosociales.

Cet axe invite à s'interroger sur les pratiques et les postures des enseignant.e.s et accompagnateur.ice.s, sur l'articulation entre les séances de classe dedans et dehors, entre les disciplines et s'intéresse à l'évolution de la formation des enseignant.e.s et des cadres de l'éducation nationale pour répondre au développement de la pratique de la classe dehors.

Enfin, ces formes de pédagogies et d'apprentissage ne pouvant être considérées comme des solutions miracles adaptées à toutes situations ou contextes d'éducation, cet axe invite à une prise de recul critique sur le concept lui-même mais aussi plus particulièrement sur la capacité à reproduire des inégalités sociales et/ou
des discriminations de cette praxis.

Axe II : Territoire apprenant : forme scolaire, cohabitation avec les milieux et enjeux citoyens

Le territoire, en tant qu'espace vécu, dans ses fonctionnalités, ses temporalités, mais aussi dans le champ du symbolique et de l'imaginaire, devient accessible aux enfants par l'expérience régulière du dehors et la reconnexion avec la nature.

Cet axe invite à une interprétation nouvelle de l'espace et du temps et pose la question de la frontière de l'école dans et hors les murs. La forme scolaire, le bâti scolaire, les politiques des villes et l'aménagement du territoire sont traversés, renouvelés par ces pratiques du dehors, là où la notion de risque est plus que jamais présente. Le « territoire » de l'apprentissage dehors, est appréhendé au regard d'enjeux écologiques et citoyens de plus en plus prégnants. Cette seconde thématique s'intéresse également aux initiatives pédagogiques hors les murs qui permettent de recréer du lien (social, écologique, symbolique) à l'échelle du territoire.

Cet axe s'intéresse enfin aux démarches en cours sur les organisations et territoires apprenants, et lorsque des enfants y sont associés, sur le hors les murs des institutions

Axe III : La classe dehors au prisme des communs

Penser l'École « comme un commun », c'est admettre l'idée que les processus pédagogiques n'émanent pas d'une seule instance, mais que l'apprentissage est le fruit d'une communauté aussi bien que d'apprentissages, intégrant les enseignants∙e∙s, les élèves, les familles, mais aussi des associations, des collectifs, des élu∙e∙s et d'autres acteurs à différentes échelles territoriales. Cette
conception de l'éducation comme processus partagé conduit à renforcer la place des collectifs avec l'idée que les ressources pédagogiques qu'elles produisent/transforment soient aussi pensées comme des « communs », partageables et libres de droits, autour desquelles se fédèrent des communautés
plurielles.

Le cadre théorique et pratique que constituent les communs pédagogiques est donc au coeur de cet axe thématique. Les propositions devront permettre de préciser et de cadrer la notion de commun pédagogique tout en l'articulant avec la classe dehors. Elles pourront également porter sur des hypothèses méthodologiques permettant d'enrichir la notion de communs pédagogiques, afin de faciliter leur appréhension par les acteurs de l'éducation.

Modalités de contribution

Les communications qui peuvent être soumises à cet appel seront retenues en fonction des trois axes d'intervention thématiques cités. Chaque axe thématique s'organisera autour de temps de conférences/tables rondes/dispositifs dédiés et ouverts à tous les publics (académiques ou non— académiques).

Les propositions de communication (titre et résumé de 1500 caractères espaces compris) sont attendues pour le 15 décembre 2022 au plus tard, accompagnées de vos noms, prénoms, affiliations, adresse électronique et de trois à cinq mots clefs.

La langue principale du colloque sera le français, mais les propositions sont acceptées également en anglais ou toute autre langue, si le comité d'organisation est prévenu suffisamment en amont et accepte. De même, les présentations se feront principalement en français ou anglais. D'autres langues pourront être envisagées si cela est demandé. Chaque proposition sera anonymisée et relue en double aveugle par des membres du comité scientifique.

Ce colloque fera l'objet des productions suivantes :

  • La publication des actes du colloque (par défaut, nous proposerons une licence creative commons).
  • Des notes politiques (policy brief) synthétisant les apports majeurs de la classe dehors ainsi que les enjeux et axes de transformation de l'action publique, sous forme de recommandations.
    - *Des supports éditoriaux divers sous forme de fascicules, d'infographies et de posters, de contenus audios et vidéos, de dispositifs de médiation ou tout autre objet qui pourra être proposé par les répondant∙e∙s pour favoriser l'accès à la connaissance de toutes et tous.

Nous remercions les auteurs et les autrices de bien vouloir adresser conjointement et directement leurs propositions à : antoine.h@fabpeda.org et michael.r@fabpeda.org.
Calendrier
- Date limite de soumission : 15/12/2022
- Date de notification aux auteurs : 01/02/2023
- Date d'envoi de la version finale : 15/04/2023
- Parution des actes : fin 2023


Comité scientifique
Eric Lenoir, Paysagiste (France)
Yann Lheureux, Chorégraphe (France)
Théa Manola, AAU, ENSA Grenoble (France)
Lionel Maurel, CNRS (France)
Mohammed Melyani, CAREF, Université de Picardie (France)
Alexandre Monnin, ESC Clermont Business School (France)
Anne-Louise Nesme, La Méandre(France)
Laura Nicolas, IMAGER, Université Paris-Est Créteil (France)
Philippe Nicolas, Professeur des écoles, Académie de Nancy-Metz (France)
Laurent Ott, Intermèdes Robinson (France)
Thierry Paquot, Institut d'urbanisme de Paris, Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne (France)
Sophie Pène, DICEN-IDF, Université Paris Cité (France)
Irène Pereira, Université Paris-Est-Créteil (France)
Anne Philipson, Inspectrice de l'Éducation nationale, Académie de Toulouse (France)
Gilles Rabin, CNES (France)
Sophie Ricard, La preuve par 7 (France)
Michael Ricchetti, Fabpeda (France)
Caroline Rozenholc, LAVUE, ENSA Paris Val de Seine (France)
Arlette Sancery, Professeure honoraire, Université Paris IV (France)
Cristiana Teodorescu, Universitatea din Craiova (Romania)
Nicolas Tocquer, INSPE de Bretagne (France)
Anne Trespeuch-Berthelot, Histemé, Université de Caen (France)
Erwan Vappreau, Professeur des écoles, Académie de Rennes (France)
Christina Wolf, St. Gallen University of Teacher Education (Suisse)
Chris Younes, École Nationale d'Architecture de Paris (France)
Jean-Michel Zakhartchouk, Les Cahiers Pédagogiques (France)
Theodore Zeldin, Oxford University (UK)
Aurélie Zwang, LIRDEF, Université de Montpellier (France)


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Fresque des possibles (la)

Description de cette initiative Une animation participative et collaborative pour identifier et partager des solutions concrètes pour prendre part à la transition sur son territoire.
La Fresque des Possibles c'est :
  • Un moyen de découvrir les initiatives et les acteurs locaux de la transition.
  • Un temps pour réfléchir collectivement et avec bienveillance aux moyens d'améliorer ses pratiques au quotidien (alimentation, équipement, déplacements…), en identifiant des solutions locales adaptées à ses besoins, à ses moyens et à ses envies.
  • Un espace d'entraide pour se soutenir les uns les autres en partageant conseils et bons plans, et en échangeant autour des difficultés rencontrées pour mettre en place certaines solutions et/ou faire évoluer nos pratiques.

A la recherche de solutions concrètes pour vous nourrir, vous équiper et vous déplacer d'une manière plus écologique, plus soutenable, plus solidaire et moins chère ? Envie de découvrir les initiatives et les acteurs engagés sur votre territoire pour prendre part avec eux aux alternatives locales et aux transitions ? Envie de réfléchir avec d'autres participant.es aux moyens d'améliorer vos pratiques du quotidien et de vous investir à votre échelle ? Alors la Fresque des possibles est faite pour vous !

Venez rencontrer d'autres habitant.es et passer un bon moment !
Un texte repris de la page du Lieu-dit

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Nom du porteur de l'initiative Lieu-dit, fresque des possibles
Auteur de la fiche Michel Briand
Type d'acteur Collectif
Echelle d'action Locale
Ville 1 rue Louis Pidoux, Brest
Mot Clef
  • Transition écologique
  • Réutilisation-savoirs ouverts
Partenaires associés Ce projet est soutenu par le Ministère de la Cohésion des Territoires via l'Appel à Manifestation d'Intérêt Fabrique de Territoire, ainsi que par la Région Bretagne, l'ADEME, l'OFB et l'Agence de l'Eau Loire-Bretagne via l'Appel à projet Mobiliser les breton.nes pour les transitions.
autres remarques
Quel partage ? Creative Commons

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Un article de Didier Mallarino repris du site EcoInfo, du GDS EcoInfo du CNRS, ingénieurs et des chercheurs des secteurs de la recherche et de l'enseignement supérieur en France autour d'un objectif commun "Agir pour réduire les impacts (négatifs) environnementaux et sociétaux des TICs (Technologies de l'Information et de la communication)" une publication sous licence CC by nc nd

Le travail de recherche est une activité éminemment collective et collaborative. Les chercheurs et chercheuses montent des projets ensemble, réfléchissent collectivement, débattent, partagent des données et des solutions, se jugent entre pairs, et forcément, se rencontrent très régulièrement. La recherche est donc aussi affaire de colloques, de conférences, de réunions, d'écoles thématiques, bref de moments de partage et de rassemblements physiques, ce qui implique de nombreux déplacements. Le sujet étudié peut lui aussi, imposer de long et/ou nombreux déplacements. L'importance de ces échanges et de ces déplacements ne fait aucun doute. On travaille mieux en se connaissant véritablement, et certains déplacement sont incontournables pour pouvoir véritablement avancer.

Cependant, les enjeux environnementaux vont imposer à toutes nos activités de faire un bout de chemin vers plus de sobriété afin de tenter de conserver un monde vivable pour nos descendants. C'est là aussi un fait scientifique peu discutable aujourd'hui. La recherche ne doit pas être en reste mais même plutôt se montrer exemplaire.

Le GDS EcoInfo et le GDR Labos 1point5 se sont penchés sur nos pratiques en terme de déplacements et vous proposent des infographies et la méthodologie associée pour réfléchir et surtout mieux en comprendre les impacts, ainsi que les solutions que vous pouvez mettre en œuvre lorsque vous organisez des rencontres : quelle est l'empreinte carbone de l'avion par rapport à la voiture, au train ou à la visio/audio-conférence ? Est-il équivalent d'aller à Sydney, New York ou Berlin ?

Les technologies numériques apportent, dans ce domaine, une partie de la solution. Elles offrent des moyens d'échanger assez facilement des données, d'organiser des réunions et des conférences en utilisant la visio-conférence (voire l'audio-conférence) popularisée par la période que nous avons traversée lors de la crise sanitaire du COVID. On pourra ainsi concentrer les déplacements physiques aux seuls moments clés de la vie du projet (son lancement et sa fin et en fonction de sa durée un point en présentiel au milieu par exemple) tout en employant des modes hybrides (les personnes proches se regroupant physiquement, et les différents groupes se connectant via des solutions de visio-conférence) ou un mode distanciel total.

Le numérique n'est lui même pas non plus exempt de nombreux impacts sur l'environnement et participe également au dépassement des limites ou frontières planétaires (impacts sur l'eau, sur les ressources, sur la biodiversité et sur les gaz à effet de serre bien sûr). On cherchera donc aussi à limiter son usage en s'intéressant à quelques bonnes pratiques : utiliser une connexion filaire plutôt que wifi ou 3/4/5G. Lorsque les personnes se connaissent bien, le mode « audio-conférence » (sans images) est même recommandé pour diminuer la pression liée aux énormes volumes de données qui transitent mais également sur les équipements terminaux qui consomment beaucoup d'énergie pour encoder et décoder ces flux vidéos. Cette bonne pratique permet enfin de minimiser la charge cognitive (Zoom fatigue) des visio conférences.

Nous pouvons tous agir ensemble à réduire les impacts des activités de recherche et la diminution des déplacements peut se révéler un levier puissant et efficace pour le faire.


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Un article repris du magazine The Conversation, une publication sous licence CC by nd

Depuis plusieurs années, en France comme ailleurs, l'enseignement supérieur est questionné sur son rôle et ses responsabilités dans les crises socio-environnementales actuelles. En réponse, de nombreuses recherches et initiatives ont émergé visant à mieux intégrer dans les différents cursus les principes et les objectifs du développement durable, en particulier depuis L'Initiative de l'Enseignement supérieur pour le Développement durable (HESI) lancée en marge de la Conférence Rio+20 des Nations unies.

Mais malgré la prise en compte croissante de ces enjeux à travers des parcours, des cours ou des séances spécifiques sur l'éthique ou le développement durable, des activités de sensibilisation, telles la Fresque du Climat ou celle du Numérique, ou encore des test d'évaluation comme le Sulitest, la pression s'accroit sur les établissements d'enseignement supérieur, en particulier en ingénierie et en management.

Le Manifeste Étudiant pour un réveil écologique lancé en 2018, ou encore les très récents appels à bifurquer ou à se rebeller montrent que, malgré des efforts certains, les jeunes estiment que les cursus continuent à perpétuer le modèle dominant ayant conduit aux crises complexes actuelles et à venir.

3 questions au Manifeste étudiant pour un réveil écologique (L'Étudiant, 2019).

Il faut reconnaitre que cette approche intégrative – ajout d'un cours ou d'une session quand les programmes, déjà bien remplis, le permettent – reste contradictoire et crée de la confusion en diffusant des injonctions paradoxales entre les cours restés inchangés et les nouvelles activités pédagogiques, sans pour autant former à gérer ces contradictions.

Il conviendrait donc d'aller au-delà, en engageant les cursus dans une approche transformative. Ne plus intégrer le développement durable en ingénierie ou en management, mais plutôt enseigner l'ingénierie et le management pour le développement durable. C'est en transformant les programmes en profondeur que chaque étudiant et étudiante aura les connaissances et les compétences nécessaires pour être des acteurs et actrices responsables et engagé·e·s dans les transitions à venir, tant personnellement que professionnellement.

Quelles compétences intégrer ?

Face à ce constat, un trouble et une fébrilité semblent saisir le monde de l'enseignement supérieur. Comment transformer les cursus ? Doit-on tout déconstruire ? Quelles compétences intégrer ? En France, de récentes initiatives d'envergure abordent ces questions, comme le groupe de travail présidé par Jean Jouzel dont le rapport a été remis au gouvernement en février 2022, ou encore le Shift Project et leur projet ClimatSup Business.

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Bien que ces initiatives apportent des bases solides de réflexion et d'action, la réflexion générale reste encore trop souvent concentrée sur l'identification des compétences clés pour le développement durable sans suffisamment aborder d'autres questions pourtant fondamentales.

Les compétences sont en effet déjà connues. La littérature académique (par exemple Redman et Wiek (2021), Moosmayer et coll. (2020) ou encore Lozano et Barreiro-Gen (2021)) ainsi que les rapports internationaux, dont ceux de l'Union européenne, de l'Unesco ou de l'OCDE, convergent depuis plusieurs années vers un ensemble clair de compétences.

Au travers de nos recherches et de nos activités institutionnelles, nous avons été amenés à produire un cadre global de 13 compétences intégrant ces différentes sources :

Author provided

Ces 13 compétences représentent un cheminement structuré en trois blocs se superposant progressivement :

  • se comprendre et comprendre les autres ;

  • comprendre le monde ;

  • transformer le monde.

Ce cadre n'est pas propre à une discipline et vise à soutenir les élèves, les professeurs, les directions de programmes, les gouvernances d'institution d'enseignement supérieur et les décideurs publics dans leurs efforts de transformation des cursus.

La transition prendra du temps

Si l'identification de ces compétences, au cours des dernières années, n'a pas été simple, le plus dur reste peut-être à venir. Leurs définitions respectives sont encore floues et leur opérationnalisation l'est plus encore.




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Que veulent dire précisément ces compétences pour l'ingénierie et le management ? Quel devrait être le degré d'autonomie que les étudiantes et les étudiants devraient atteindre pour chacune d'entre elles ? Comment les traduire en objectifs d'apprentissage précis ? Quelles devraient-être les situations d'apprentissage permettant de les acquérir ? Quelles sont les situations d'évaluation de ces apprentissages ?

Des initiatives institutionnelles, comme à Pennsylvania State University, ou internationales, comme le projet i5 du PRME ou le programme de formation de l'EFMD, émergent pour aborder ces questions. Mais ces dernières restent complexes, et développer les réponses et les mettre en application à grande échelle prendra du temps.

La pression concurrentielle, en particulier en France, limite la capacité des établissements à s'engager pleinement dans cette évolution. Surtout, cette pression limite les réflexions collectives, alors que c'est au travers de la collaboration, dans et entre les disciplines, que les nouveaux modèles d'enseignement supérieur pourront être développés et déployés.




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Outre les collaborations institutionnelles, ces réflexions ne doivent pas rester qu'une démarche d'experts et d'expertes et de politiques publiques. En particulier, il est essentiel que les étudiants et les étudiantes, et la jeunesse en général, soient pleinement intégrés à ces transitions. Par exemple, lors de la rentrée 2022 de SKEMA Business School, près de 800 d'entre eux en première année du Programme Grande École ont été invités à participer au Hackathon d'une semaine sur l'Enseignement supérieur en Transition, avec pour objectif d'intégrer leur travail à la transition de l'établissement.

Par ailleurs, en octobre 2022, l'Observatoire Mondial des Jeunesses sera lancé avec une première consultation d'intelligence collective massive : Youth Talks. Soutenu par un ensemble de plus de 30 partenariats internationaux avec des institutions d'enseignement supérieur et des regroupements de jeunesses, l'objectif de cette initiative internationale est de toucher plus de 200 millions de jeunes entre 15 et 29 ans à travers le monde afin de collecter les aspirations d'au moins 150 000 d'entre eux.

La transition nécessaire des modèles d'enseignement supérieur demande un réel changement de paradigme, basé non seulement sur de nouvelles compétences, mais également sur une transformation profonde des narrations, des valeurs, des métaphores et des symboles qui structurent de façon explicite ou implicite les modèles actuels.

Ce n'est qu'au travers de ces mutations que nous pourrons enfin développer de nouveaux horizons communs et tendre vers des modèles d'éducation dits humanistes en management ou en ingénierie qui privilégieraient la dignité humaine et le bien-être collectif, plutôt que la richesse, le pouvoir ou le statut.

The Conversation

Les auteurs ne travaillent pas, ne conseillent pas, ne possèdent pas de parts, ne reçoivent pas de fonds d'une organisation qui pourrait tirer profit de cet article, et n'ont déclaré aucune autre affiliation que leur organisme de recherche.


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La question du changement de posture pour enseigner la transition écologique a rassemblé plus d'une quarantaine de personnes au 10ème Forum des usages coopératifs, (Brest, 5 au 8 juillet 2022 avec une envie largement partagée de prolonger les échanges.

Voici la proposition d'un atelier, pour un apprentissage collectif en réponse à l'urgence climatique qui nous concerne tou.te.s.

Cet atelier aura lieu le 6 octobre à 17 heures en ligne.

Inscription ouverte et gratuite. Suivre ce lien pour obtenir le lien du webinaire par retour de courriel.

La problématique

Côté étudiant, l'intégration de la transition écologique dans les cours peut donner un nouveau sens. Coté enseignant, formateur, tuteur … beaucoup de choses changent. La discipline peut être interrogée sous un angle nouveau. Les savoirs sont réinterrogés. Les réponses à la transition sont largement systémiques, donc interdisciplinaires et contextuelles. L'injonction du passage à l'action multiplie les opportunités de pédagogies actives.

L'ancrage dans le vécu peut changer le rapport entre apprenants et "enseignants". Entre injonction sociétale, évolution des institutions et besoin d'agir personnel, l'engagement dans les métiers d'apprenant et d'enseignant est entièrement requestionné.

Sur cette question, chacun.e a une expérience, des questions aussi, nous avons ainsi proposé lors du forum des usages coopératifs une animation qui a favorisé l'expression de chacun.e sur ce sujet. Selon la méthode de l'opposé des contraires ("qu'est ce qu'il faudrait faire pour rater un enseignement sur la transition écologique" ) une dizaine de propositions ont alors été élaborées. Ce brainstorming initié au forum des usages coopératifs sera notre point de départ pour explorer les postures les plus susceptibles de nous engager dans les transitions.

Déroulé

Nous proposons une réunion en 4 temps :

  • Introduction rappelant les points clés identifiés lors de la rencontre de juillet au Forum des usages coopératifs
  • Tour de parole pour présentation rapide et exprimer son intérêt pour un sujet en une phrase
  • Brainstorming collaboratif sur ces sujets en utilisant la méthode d'Entretien collectif
  • Discussion d'opportunité sur l'organisation d'une série de webinaires sur les axes identifiés.

Nous vous proposons de prendre des notes sur un pad

Brainstorming Outil à confirmer

10 Propositions en débat

ces items sont l retranscription des idées émises lors de cette session de 2h

Suite à une identification de ce qu'il faudrait faire pour rater un enseignement sur la transition, nous avions identifié quelques éléments clés pour des postures porteuses
(formulations ouvertes à la discussion dans un "tour d'écran" ensuite)

1. Aborder le fond des questions ; (opposé : vouloir rester neutre)

  • oser questionner les finalités
  • enseigner la complexité (cartographie des controverses, ..)
  • renforcer l'apprentissage au questionnement pour développer l'esprit critique
  • adopter une posture d'humilité démarche réflexive partagée avec l'équipe enseignante

2. Encourager la capacité d'agir des étudiants (opposé : nier l'anxiété)

  • Aider les étudiants à dépasser leur anxiété pour agir
  • Montrer des exemples positifs (pas que les entreprises qui polluent par ex), des entreprises, des acteurs qui agissent positivement
  • Favoriser le travail collectif entre étudiants pour éviter l'isolement avec ses émotions ou autre coopération entre les groupes, aux promos suivantes, au monde

3. Favoriser l'implication (opposé : occulter la notion de plaisir dans l'enseignement de la transition)

  • Enseignant facilitateur de rencontre et de débat pour créer un climat de confiance et de convivialité dans ses enseignements (cette posture est applicable à tout public (lycée, collège, etc.)
  • Adopter une posture horizontale plus que verticale
  • voir une vision positive de la transition écologique et sociale dès le départ avec une approche artistique, thêatrale et ludique au lancement. : aborder de manière "fun" avant de démarrer le "dur"
  • Créer un climat de confiance pour mettre les étudiants en posture de réception
  • S'appuyer sur les connaissances des étudiants
  • Créer un esprit d'équipe pour un climat de confiance et de sécurité
  • Donner la main / confier la formation aux étudiants pour qu'ils puissent eux-mêmes proposés des contenus
  • L'enseignant est vecteur de cette approche, il est là pour motiver et donner envie d'être dans la transition, apporter un regard d'espérance, voir la transition comme une opportunité. Regard lucide sur le présent mais positif sur le futur
  • ouverture à la culture à d'autres disciplines comme littérature, philosophie, sociologie,...
  • ancrer dans le concret et le pouvoir agir, ne pas rester dans la théorie, dans le pouvoir agir (rôle d'accompagnant plutôt que sachant), cf classe inversée
  • Citation : "donner à voir pour donner envie"

4. Proposer une approche complexe, holistique (opposé : avoir une approche purement scientifique de la transition)

(plus des questions que les propositions)
-* Qu'est ce qu'une approche purement scientifique ? sciences dures, sciences humaines

  • => on peut également inviter les politiques publiques, les enjeux juridiques, ...
  • Coordination entre les disciplines => ingénierie pédagogique ! => faut il un socle commun ? dans les différentes disciplines ? pourquoi on enseigne ce que l'on enseigne ? donner du sens à ce qu'on enseign
  • accepter en tant qu'enseignant de s'auto-former et entre pairs pour traiter des enjeux sur lesquels on n'est pas forcément experts à la base. Eviter le cherry-picking en ayant des trucs un peu dans tous les sens

5. être en cohérence (opposé : Faites ce que je dis pas ce que je fais )

  • Organiser des temps pour questionner sa cohérence (entre étudiants-étudiants, et étudiants-enseignants), feedback des étudiants vers les enseignants
  • Pour les étudiants : "on voudrait plus de DD, mais quand on a des choses dessus, on n'y va pas"
  • Humilité, modestie, accepter de se tromper

6. Agir par de PPPP "premier plus petits pas possibles" (opposé : ne pas faire dans son coin)

  • Accepter de démarrer modestement, peut-être tout seul dans son coin, puis le faire savoir/connaitre
  • Encourager les étudiants à être ambassadeurs vers d'autres cours et dans l'autres sens ...
  • ... Questionner pour partager ce qu'il se fait qq part/ailleurs (aussi dans d'autres cours)

7. Intégrer l'avenir professionnel (opposé : déconnecter la transition des questions d'employabilité )

  • Les métiers du futur n'existent pas encore, il faut anticiper leur naissance => surveiller les tendances économiques et les signaux faibles
  • Avoir des formations adaptatives, versatiles
  • Parler du risque de "ruées vers l'or' avec des domaines qui arrivent (sont à la mode) et partent vite (ne créent pas d'emplois pérennes)
  • Dialoguer sur le rejet des étudiants par les entreprises ? Parler avec les étudiants qu'ils devront gérer les conflits de valeurs qu'ils auront dans leurs premiers emplois (se former aux compétences émotionnelles), qui ne seront peut-être pas celui qu'ils ont rêvé

8. Relier aux autres enseignements (opposé : isoler le sujet de la transition du reste de l'enseignement)

  • Contexte : on sait pas trop comment le mettre en lien dans l'enseignement de la finance
  • Partir d'un point d'actu pour faire le lien entre les fondamentaux abordés en classe, ce que l'on a déjà vu, ...

9. Développer une approche inclusive (opposé : l'inclusion de tous les étudiants, ne pas exclure les sceptiques)

  • Trouver des dispositifs pour aider à la co-construction (conf-débat, cours, ...) => à l'intérieur, la posture peut changer (accompagnateur, expert, questionnement
  • Mettre en commun les postures de chacun en travaillant sur : la confiance, la distance, l'exigence, la responsabilité ; le tout dans une situation donnée (ex : le défi d'inclure tout le monde)
  • Mettre en débat en regardant la posture de chacun

10. S'engager/bifurquer/agir en adoptant une démarche critique, réflexive, évolutive

  • Ca veut pas dire ne pas avoir d'avis, il faut accepter le débat avec soi et avec ses élèves
  • Discuter d'avis différents par la controverse, meme quand c'est des sciences, elles peuvent être remises en cause
  • Comment faire appel aux émotions ?
    • => il y a une urgence d'apprendre pour agir pour la transformation de la sociét
    • il faut se mettre au clair sur qui l'on est, sur sa position, se voir bouger soi-meme avant de bouger les autres, comment on évolue sur un sujet
    • Donc en tant qu'enseignant, se positionner à partir de ce que je sais et ce que je ressens pour construire le futur
    • Mais attention au poids de l'évaluation. Il faut intégrer des indicateurs adaptés sinon difficulté pour les élèves de âcher l'émotionnel. Craintes des enseignant pour évaluer cela.

Nous cherchons à recueillir des publications sur ce sujet, ou des retours d'expérience. En vous connectant sur ce site et en double-cliquant cette page, vous pourrez ajouter du texte (c'est un wiki). Vous pouvez également proposer une ressource à la collecte du site.

L'animation de cet atelier est également ouverte à vos idées. N'hésitez pas à suggérer une méthode qui vous paraitrait pertinente.

une page sur le sujet des postures émotionnelles


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Eco-campus Grenoble, 24 et 25 novembre 2022

Description de cette initiative Les nombreux rapports du GIEC dressent, année après année, un tableau scientifique robuste du dérèglement climatique et de ses conséquences. La connaissance produite depuis les premiers travaux du club de Rome en 1968 permet de dire que nous savons. Chercheurs et universitaires, organismes de recherche et universités alertent, depuis plus de cinquante ans, sur le rôle crucial de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation dans l'appréhension des enjeux liés aux transitions écologique et sociétale.
Cette nouvelle appréhension du monde oblige chacun d'entre nous, chacune de nos communautés, chacune de nos organisations (publique ou privée) à être des actrices des transitions et de leurs territoires.
Les établissements d'enseignement supérieur représentent un potentiel d'investissement considérable : un patrimoine de près de 18 millions de m2, plus de 1,6 millions d'étudiants, des personnels mobilisés ou mobilisables au service des transitions. Il nous faut orchestrer la gouvernance de cette immense communauté qui aspire à l'exemplarité dans la lutte contre le changement climatique.
Depuis 2012, France Universités et la Conférence des Grandes Écoles soutiennent cette dynamique en organisant notamment des colloques internationaux intitulés « Ecocampus ».
La cinquième édition aura lieu à l'Université Grenoble Alpes les 24 & 25 novembre 2022. Labellisé Grenoble Capitale Verte, ce colloque associera les représentants de l'enseignement supérieur, de la recherche et des collectivités territoriales autour du thème : « Vers des organisations soutenables au service de territoires en transition ».
En effet, les transitions ne peuvent être pensées de manière « isolée » à l'échelle d'une organisation et d'un territoire. Les actions doivent être construites collectivement : l'association des différents acteurs est essentielle pour qu'un territoire s'engage vers la résilience et dispose des leviers d'adaptation face aux crises écologiques présentes et à venir, voire aux crises sociale et démocratique.Pour partager avec les organisations de l'enseignement supérieur et de la recherche et les acteurs des territoires des solutions concrètes et innovantes pour répondre aux enjeux des transitions écologiques et sociétales.

Thèmes abordés :
  • Comment impulser une démarche écoresponsable irriguant les pratiques métiers ?
  • Comment légitimer les transformations vers une organisation écoresponsable
  • Inscrire les enjeux de soutenabilité dans une logique de coopération territoriale et d'attractivité
  • Le DD&RS, une révolution au coeur des missions de l'ESR au service des territoires
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le programme

un texte repris du site éco-campus

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Nom du porteur de l'initiative Eco-campus
Auteur de la fiche Michel Briand
Type d'acteur Association
Echelle d'action Globale
Ville université Grenoble
Comment contacter cette initiative ecocampus5@sciencesconf.org
Mot Clef
  • Transition écologique
Partenaires associés Le comité de pilotage : composé notamment du comité d'organisation, de représentants des organismes de recherche, des partenaires du territoire - communes et agglomérations de Grenoble et Valence, Région Auvergne-Rhône-Alpes, CHU Grenoble Alpes - des organisations nationales : Ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation et Ministère de la Transition écologique, Association des Villes Universitaires de France (AVUF), Association des Régions de France, le réseau CIRSES, l'Université Virtuelle Environnement et Développement Durable (UVED) et les associations étudiantes : CTES, RESES…
autres remarques Les contributions proposées, éclairées par ces documents ou d'autres, permettront de partager des actions et pratiques déjà expérimentée ou envisagées par exemple autour des questions suivantes :
  • Comment former des acteurs éclairés aux enjeux du DD&RS ? Quel(s) contenus ? Quelle(s) évaluations de compétences ?
  • Quelles sont les communautés enseignantes au travail sur ces enjeux « d'enseignement à la transition écologique », et quels sont les espaces d'échanges qui se nouent ? Sur la base d'un état des lieux, faut-il envisager de proposer des évolutions de ces initiatives collectives et quelle(s) forme(s) devrai(en)t ou pourrai(en) prendre de tels espaces ou communautés pour créer un véritable centre de ressources partagées et qualifiées ?
  • Quelles sont les expériences concluantes (réussites ou échecs) en matière d'introduction des enjeux environnementaux/de durabilité dans les enseignements ? Dans quelle mesure sont-elles reproductibles ?
  • Quels contenus de formation derrière les notions « d'enseignement aux enjeux de durabilité, enseignement à la transition écologique, enseignement à et dans l'anthropocène » ?
  • Comment favoriser la dissémination des expériences « d'enseignement à » ? Peut-on préciser les réponses à apporter aux différents freins constatés, ainsi que les appuis nécessaires ?
  • Pour outiller la/les communautés de travail existantes ou à construire, quel(s) outil(s) en ligne ? A partir d'un état des lieux et des besoins, peut-on baliser/dessiner voire prototyper une ou des solutions numériques ?
  • Comment favoriser l'orientation et l'insertion professionnelle dans un monde en transition ?
  • Comment orienter la stratégie de recherche, d'innovation et de valorisation des établissements d'enseignement supérieur sur les sujets DD&RS ? Quels sont ces sujets ? Quel(s) critères pour les promouvoir ?
  • Comment diffuser le savoir au plus grand nombre ? Comment favoriser la participation de tous et toutes à l'évolution des connaissances ?

- Comment la construction d'un Espace européen de la recherche peut-elle favoriser un développement soutenable ? Quel rôle cette construction a-t-elle dans la transformation des établissements nationaux ?

  • Quelle coopération internationale réussie au service de la soutenabilité et de la résilience territoriale ?
  • Campus et territoires exemplaires : quels leviers ? quelles interactions ?
Quel partage ? Copyright
Champ Date 24.11.2022
Champ Date 25.11.2022

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L'INSTN, école de spécialisation des énergies bas carbone et des technologies de la santé du CEA, accueillera le 16 septembre 2022 des leçons inaugurales sous le signe du climat pour l'ensemble de ses promotions de master et les doctorants du CEA.

« Engagez-vous, désengagez-vous et le monde vous sera rendu pour que vous puissiez le changer. »
Anonyme, les murs ont la parole-1968

Après l'organisation du colloque « Climat & énergie : agir » en 2019-2020 et des fresques du climat en 2020-2021 et 2021-2022, nous changeons de format cette année à la demande des représentants étudiants présents au Conseil d'orientation de l'INSTN. Suite à la sollicitation du collectif « Pour un réveil écologique », nous avons confié l'organisation de notre rentrée climat à un trio composé de l'association des doctorants CEA d'Ile de France (Association Actif), au groupe de travail « Energie et société » du CEA et au collectif « Pour un réveil écologique ». Le programme sera répété le matin et l'après-midi afin de bénéficier à un maximum d'étudiants. Deux exposés, l'un du collectif « Pour un réveil écologique » et l'autre par David Game, directeur de la prospective chez RTE, seront complétés par un temps important de discussions entre experts et étudiants.
Nous espérons répondre ainsi, au moins partiellement, à l'attente de nos étudiants, souvent de futurs professionnels de l'énergie et de l'environnement, tout en "contribuant à la sensibilisation et à la formation aux enjeux de la transition écologique et du développement durable" (code de l'éducation).


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Un atelier en visio conférence pour contribuer à une mise en communs de nos expériences, de nos ressources et faire communauté.

Que pourrait être une une plateforme commune de partage de ressources pédagogiques ? quelle gouvernance ? quelle politique éditoriale ?

- lien pour s'inscire à la visio
- lien pour s'inscrire à la liste d'échange

Anthropocene FACTS enjeux socio-environnementaux et transformation des enseignements dans le supérieur

atelier visio le 8 septembre à 17h

un texte de Guillaume Mandil sur Riposte Créative Pédagogique

Cet atelier fait suite à 2 événements organisés par des membres de l'équipe STEEP de l'INRIA. D'une part l'école de printemps Anthropocene FACTS qui s'est tenue à Grenoble du 23 au 27 mai 2022 et d'autre part la conférence Archipel qui s'est déroulée du 20 au 13 juin 2022. Ces événements avaient pour objectifs de contribuer à faire émerger une communauté académique et/ou scientifique autour des questions socio-environnementales. Il est ressorti de ces 2 événements que la transformation des enseignements dans le supérieur était un enjeu partagé par une grande partie des participants.

D'autre part, il est également ressorti de ces évènements qu'il serait utile de partager les multiples expériences dans une communauté afin de ne pas refaire des choses similaires « chacun de son côté ». Pour contribuer à cette mise en commun, cet atelier propose de discuter des contours que pourrait prendre une plateforme commune de partage de ressources pédagogiques (dias, consignes d'ateliers, méthodes d'animation de débats, conférences, etc.).

Afin que cette bibliothèque de ressources soit utile pour participer à la généralisation des transformations pédagogiques dans le supérieur, les discussions qui ont eu lieu au cours de ces 2 évènements ont fait ressortir plusieurs caractéristiques souhaitables pour cette plateforme :

  • Mise en place d'une plateforme nationale
  • Que les politiques scientifiques et éditoriales soient assumées par une entité juridique indépendante et décidée par la communauté. Via une association ? Une fondation ?
  • Gouvernance de la plateforme communautaire, c'est-à-dire par ceux qui contribuent.
  • Assurer une forme de relecture critique collective par l'ensemble de la communauté pour rendre les contenus les plus robustes possibles.
  • Établir des liens croisés entre les éléments pédagogiques de la plateforme pour apporter des points de vue complémentaires ou critiques.
  • Disposer de 2 zones sur la plateforme : une zone « bac à sable » réservée aux contributeurs pour permettre de tester et d'éprouver les contenus au sein de la communauté et une zone publique où sont mis à disposition les éléments « éprouvés ». A partir du moment où un contenu de la zone « bac à sable » est suffisamment éprouvé, il bascule dans la zone « publique ».

L'ensemble de ces caractéristiques sont des éléments qui sont discutables, amendables, et modifiables, ils ne sont mentionnés ici uniquement pour amorcer une discussion. L'idée de mettre en place cette plateforme se veut également être un outil au service de l'animation d'une communauté académique pour favoriser la transformation des enseignements dans le supérieur afin d'y inclure les enjeux socio-environnementaux.


Vous pouvez vous inscrire sur une liste de diffusion pour discuter de ce projet à cette adresse : https://listes.lautre.net/cgi-bin/mailman/listinfo/discutons



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Organiser n'est pas agir ! Et pourtant l'organisation est indispensable pour partager, juger, décider, suivre les actions, surtout pour un sujet aussi complexe que le développement durable et la responsabilité sociétale.
Pour cela, l'INSTN, l'école de spécialisation des énergies bas carbone et des technologies pour la santé, vient de créer son comité d'éducation à l'environnement et au développement durable (CEEDD) en adaptant, à un établissement d'enseignement supérieur, une recommandation de la convention citoyenne pour le climat.

Le CEEDD de l'INSTN reprend les missions définies pour les établissements scolaires par la Convention citoyenne pour le climat (CCC), en les adaptant à notre établissement d'enseignement supérieur (ESR) et organisme de formation continue. Les règlements et missions du CEEDD de l'INSTN sont l'objet d'un document de référence joint à cet article.

Pour adapter les missions des CEEDD aux ESR, il est nécessaire d'inclure deux évolutions. La première correspond aux différences de mission entre les établissements scolaires qui éduquent des citoyens et les ESR, tout particulièrement les écoles de spécialisation comme l'INSTN, qui forment des professionnels. La seconde correspond à un élargissement de la mission, de façon à englober des attentes plus larges. La convention citoyenne pour le climat s'est attachée à apporter des réponses à l'urgence climatique et aux mesures à mettre en place pour répondre aux engagements des Accords de Paris. Nous entendrons ici « développement durable » dans un sens plus large, en intégrant les 17 objectifs de développement durable adoptés par l'ONU. Ils incluent les réponses au changement climatique mais aussi à la responsabilité sociétale.

Avant tout, l'INSTN est un établissement d'enseignement supérieur et un organisme de formation dont la spécialisation principale, pour plus de 80 % de son activité, a trait aux énergies bas carbone. L'école porte ainsi, dans le fondement même de ses thématiques, une forte implication dans le développement durable. L'INSTN est l'une des onze écoles du Réseau des écoles supérieures du développement durable du Ministère de la transition écologique. Elle participe ainsi activement au développement des connaissances, des compétences et à l'implication des apprenants sur des objectifs prioritaires de développement durable tels qu'ils sont définis par l'ONU. La lutte contre le réchauffement climatique constituera ainsi une priorité pour l'INSTN compte-tenu de son positionnement d'école de spécialisation des énergies bas carbone.

Les trois premières missions du CEEDD de l'INSTN sont directement dérivées des missions approuvées par la CCC :
1. Mettre en place au sein des cinq unités d'enseignement et des départements de l'INSTN un environnement favorable à l'éducation à l'environnement et au développement durable ;
2. Mettre en œuvre des programmes d'enseignement à l'environnement et au développement durable destinés à développer les connaissances des étudiants à l'égard des problématiques environnementales et de ses solutions ;
3. Développer l'implication des apprenants à la mise en œuvre de solutions leur permettant de développer la prise de conscience et le sens des responsabilités.

Ces trois premières missions sont complétées par des missions spécifiques à l'INSTN. Le CEEDD se définit comme une instance de conseil et de suivi des actions à mettre en place pour obtenir la labellisation DDRS en 2025. L'évaluation DDRS examine, entre autres, l'impact environnemental du fonctionnement de l'établissement. Le suivi et la diminution régulière de cet impact environnemental font partie des missions du CEEDD comme tout ce qui relève de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Pour finir, le Comité sera un lieu d'échanges et de discussions sur la politique à mettre en place à l'INSTN au regard de la politique de développement durable de son organisme de tutelle, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).
Aux trois premières missions, on ajoute donc :
4. Mettre en place et le suivi des actions nécessaires à l'obtention de la labellisation DDRS ;
5. Réduire l'impact environnemental de l'INSTN ;
6. Conseiller les instances INSTN pour toutes les questions relevant du développement durable ;
7. Appliquer la politique développement durable du CEA à l'INSTN.

Ce conseil associe des personnels de l'INSTN, du CEA ainsi que des représentants étudiants qui pensent finalement qu'organiser c'est déjà agir.


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Un article repris du Campus de la Transition, une publication sous licence CC by sa

Nouvelle formation pour le public professionnel. Parce que la Grande Transition doit aussi, et surtout, s'enclencher au cœur des organisations, le Campus ouvre un nouveau cursus dédié aux responsables RSE et responsables de la Transformation. Le 7 octobre 2021, la première promotion du Club Open Transition amorcera son parcours d'apprentissage qui s'étalera jusqu'au mois de mai 2022.

Apprendre, comprendre et s'outiller pour transformer

C'est en transmettant les outils de compréhension des enjeux de la transition et les leviers d'actions que l'équipe pédagogique compte insuffler une mise en mouvement dans l'environnement professionnel des participant·es. L'ambition ? Accompagner les entreprises, collectivités et associations vers un modèle et des activités compatibles avec les défis sociaux, économiques et environnementaux auxquels notre société fait face. Cette démarche s'inscrit dans la mission du Campus : former pour transformer. Un contexte privilégié pour créer du lien entre celles et ceux qui portent la RSE et la Transformation dans leurs organisations. Cette formation se veut concrète et source de pistes d'engagement pour permettre aux participant·es d'en ressortir avec des apprentissages, des inspirations, et des outils pour accompagner leurs stratégies.

Un parcours conçu pour accompagner et impacter

Dans une formule hybride pour tenir compte des contraintes d'un public professionnel, une partie de la formation se fera à distance, rythmée par les interventions de personnalités expertes du changement et reconnues au sein d'une communauté de chercheur·euses et d'entrepreneur.euses. Et pour compléter ces apports, les participant·es seront accueilli·es sur le site du Campus pour un séjour immersif et d'expérimentation ponctué d'échanges et de rencontres avec les campusien·nes.

Pour les guider, la formation s'articule autour de cinq axes : créer un espace de rencontres et de partage entre pairs ; établir un programme de renforcement individuel grâce à des méthodes de co-développement et d'intelligence collective, s'inspirer des interventions multidisciplinaires de grand·es témoins et d'expert·es s'appuyant sur la méthodologie élaborée par le Campus ; accroître son impact avec l'utilisation d'outils et de méthodes éprouvés ; se reconnecter à soi, aux autres et à la nature. Des thématiques soigneusement sélectionnées par l'équipe encadrante, combinées à l'approche marquante de la pédagogie du Campus pour garantir une expérience nourrissante.

Vous souhaitez vous former à la transition écologique, économique et sociale pour transformer votre organisation ? La perspective humaniste et la pédagogie innovante résonnent en vous ?

Rejoignez la première promotion du Club Open Transition et démarrez votre parcours les 7 et 8 octobre 2021 au Campus, à Forges en Seine-et-Marne.

Retrouvez toutes les informations pratiques et modalités d'inscription sur notre page dédiée.


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