Gare aiguillage


La gare d'aiguillage aussi appelée "gare centrale" dans les formations Animacoop est un espace de partage d'information qui rend visible tous les éléments utiles aux membres d'un collectif pour y agir en collaboration.
Sur Riposte Créative Bretagne nous voulons en faire un espace qui favorise l'interconnexion des projets, des personnes, des groupes.
C'est un espace de mutualisation des ressources, un donner à voir en attention aux initiatives dans un esprit de coopération ouverte.
Chacun peut écrire et proposer des items mis en liens sur chacune des 6 pages thématiques proposées sur des enjeux de la transition et de l'innovation sociale là où les initiatives sont abondantes : le climat, les communs, le « faire local », le numérique responsable, la résilience, les Tiers lieux, une gare sur les médiations numériques et l'accès aux droits se trouve sur labaccès).
Pour participer au projet vous pouvez aussi vous abonner à la liste : ripostecreativebretagne@listes.infini.fr 

Notes :

Retours du forum des usages coopératifs


Les notes du forum sont retranscrites sur ce wiki.



Articles d'Innovation Pédagogique


Télécharger le fichier ip.jpg les articles récemment publiés sur le magazine Innovation Pédagogique

Initiatives autour de la transition

L'INSTN, école de spécialisation des énergies bas carbone et des technologies de la santé du CEA, accueillera le 16 septembre 2022 des leçons inaugurales sous le signe du climat pour l'ensemble de ses promotions de master et les doctorants du CEA.

« Engagez-vous, désengagez-vous et le monde vous sera rendu pour que vous puissiez le changer. »
Anonyme, les murs ont la parole-1968

Après l'organisation du colloque « Climat & énergie : agir » en 2019-2020 et des fresques du climat en 2020-2021 et 2021-2022, nous changeons de format cette année à la demande des représentants étudiants présents au Conseil d'orientation de l'INSTN. Suite à la sollicitation du collectif « Pour un réveil écologique », nous avons confié l'organisation de notre rentrée climat à un trio composé de l'association des doctorants CEA d'Ile de France (Association Actif), au groupe de travail « Energie et société » du CEA et au collectif « Pour un réveil écologique ». Le programme sera répété le matin et l'après-midi afin de bénéficier à un maximum d'étudiants. Deux exposés, l'un du collectif « Pour un réveil écologique » et l'autre par David Game, directeur de la prospective chez RTE, seront complétés par un temps important de discussions entre experts et étudiants.
Nous espérons répondre ainsi, au moins partiellement, à l'attente de nos étudiants, souvent de futurs professionnels de l'énergie et de l'environnement, tout en "contribuant à la sensibilisation et à la formation aux enjeux de la transition écologique et du développement durable" (code de l'éducation).


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Un atelier en visio conférence pour contribuer à une mise en communs de nos expériences, de nos ressources et faire communauté.

Que pourrait être une une plateforme commune de partage de ressources pédagogiques ? quelle gouvernance ? quelle politique éditoriale ?

- lien pour s'inscire à la visio
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Anthropocene FACTS enjeux socio-environnementaux et transformation des enseignements dans le supérieur

atelier visio le 8 septembre à 17h

un texte de Guillaume Mandil sur Riposte Créative Pédagogique

Cet atelier fait suite à 2 événements organisés par des membres de l'équipe STEEP de l'INRIA. D'une part l'école de printemps Anthropocene FACTS qui s'est tenue à Grenoble du 23 au 27 mai 2022 et d'autre part la conférence Archipel qui s'est déroulée du 20 au 13 juin 2022. Ces événements avaient pour objectifs de contribuer à faire émerger une communauté académique et/ou scientifique autour des questions socio-environnementales. Il est ressorti de ces 2 événements que la transformation des enseignements dans le supérieur était un enjeu partagé par une grande partie des participants.

D'autre part, il est également ressorti de ces évènements qu'il serait utile de partager les multiples expériences dans une communauté afin de ne pas refaire des choses similaires « chacun de son côté ». Pour contribuer à cette mise en commun, cet atelier propose de discuter des contours que pourrait prendre une plateforme commune de partage de ressources pédagogiques (dias, consignes d'ateliers, méthodes d'animation de débats, conférences, etc.).

Afin que cette bibliothèque de ressources soit utile pour participer à la généralisation des transformations pédagogiques dans le supérieur, les discussions qui ont eu lieu au cours de ces 2 évènements ont fait ressortir plusieurs caractéristiques souhaitables pour cette plateforme :

  • Mise en place d'une plateforme nationale
  • Que les politiques scientifiques et éditoriales soient assumées par une entité juridique indépendante et décidée par la communauté. Via une association ? Une fondation ?
  • Gouvernance de la plateforme communautaire, c'est-à-dire par ceux qui contribuent.
  • Assurer une forme de relecture critique collective par l'ensemble de la communauté pour rendre les contenus les plus robustes possibles.
  • Établir des liens croisés entre les éléments pédagogiques de la plateforme pour apporter des points de vue complémentaires ou critiques.
  • Disposer de 2 zones sur la plateforme : une zone « bac à sable » réservée aux contributeurs pour permettre de tester et d'éprouver les contenus au sein de la communauté et une zone publique où sont mis à disposition les éléments « éprouvés ». A partir du moment où un contenu de la zone « bac à sable » est suffisamment éprouvé, il bascule dans la zone « publique ».

L'ensemble de ces caractéristiques sont des éléments qui sont discutables, amendables, et modifiables, ils ne sont mentionnés ici uniquement pour amorcer une discussion. L'idée de mettre en place cette plateforme se veut également être un outil au service de l'animation d'une communauté académique pour favoriser la transformation des enseignements dans le supérieur afin d'y inclure les enjeux socio-environnementaux.


Vous pouvez vous inscrire sur une liste de diffusion pour discuter de ce projet à cette adresse : https://listes.lautre.net/cgi-bin/mailman/listinfo/discutons



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Organiser n'est pas agir ! Et pourtant l'organisation est indispensable pour partager, juger, décider, suivre les actions, surtout pour un sujet aussi complexe que le développement durable et la responsabilité sociétale.
Pour cela, l'INSTN, l'école de spécialisation des énergies bas carbone et des technologies pour la santé, vient de créer son comité d'éducation à l'environnement et au développement durable (CEEDD) en adaptant, à un établissement d'enseignement supérieur, une recommandation de la convention citoyenne pour le climat.

Le CEEDD de l'INSTN reprend les missions définies pour les établissements scolaires par la Convention citoyenne pour le climat (CCC), en les adaptant à notre établissement d'enseignement supérieur (ESR) et organisme de formation continue. Les règlements et missions du CEEDD de l'INSTN sont l'objet d'un document de référence joint à cet article.

Pour adapter les missions des CEEDD aux ESR, il est nécessaire d'inclure deux évolutions. La première correspond aux différences de mission entre les établissements scolaires qui éduquent des citoyens et les ESR, tout particulièrement les écoles de spécialisation comme l'INSTN, qui forment des professionnels. La seconde correspond à un élargissement de la mission, de façon à englober des attentes plus larges. La convention citoyenne pour le climat s'est attachée à apporter des réponses à l'urgence climatique et aux mesures à mettre en place pour répondre aux engagements des Accords de Paris. Nous entendrons ici « développement durable » dans un sens plus large, en intégrant les 17 objectifs de développement durable adoptés par l'ONU. Ils incluent les réponses au changement climatique mais aussi à la responsabilité sociétale.

Avant tout, l'INSTN est un établissement d'enseignement supérieur et un organisme de formation dont la spécialisation principale, pour plus de 80 % de son activité, a trait aux énergies bas carbone. L'école porte ainsi, dans le fondement même de ses thématiques, une forte implication dans le développement durable. L'INSTN est l'une des onze écoles du Réseau des écoles supérieures du développement durable du Ministère de la transition écologique. Elle participe ainsi activement au développement des connaissances, des compétences et à l'implication des apprenants sur des objectifs prioritaires de développement durable tels qu'ils sont définis par l'ONU. La lutte contre le réchauffement climatique constituera ainsi une priorité pour l'INSTN compte-tenu de son positionnement d'école de spécialisation des énergies bas carbone.

Les trois premières missions du CEEDD de l'INSTN sont directement dérivées des missions approuvées par la CCC :
1. Mettre en place au sein des cinq unités d'enseignement et des départements de l'INSTN un environnement favorable à l'éducation à l'environnement et au développement durable ;
2. Mettre en œuvre des programmes d'enseignement à l'environnement et au développement durable destinés à développer les connaissances des étudiants à l'égard des problématiques environnementales et de ses solutions ;
3. Développer l'implication des apprenants à la mise en œuvre de solutions leur permettant de développer la prise de conscience et le sens des responsabilités.

Ces trois premières missions sont complétées par des missions spécifiques à l'INSTN. Le CEEDD se définit comme une instance de conseil et de suivi des actions à mettre en place pour obtenir la labellisation DDRS en 2025. L'évaluation DDRS examine, entre autres, l'impact environnemental du fonctionnement de l'établissement. Le suivi et la diminution régulière de cet impact environnemental font partie des missions du CEEDD comme tout ce qui relève de la responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Pour finir, le Comité sera un lieu d'échanges et de discussions sur la politique à mettre en place à l'INSTN au regard de la politique de développement durable de son organisme de tutelle, le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA).
Aux trois premières missions, on ajoute donc :
4. Mettre en place et le suivi des actions nécessaires à l'obtention de la labellisation DDRS ;
5. Réduire l'impact environnemental de l'INSTN ;
6. Conseiller les instances INSTN pour toutes les questions relevant du développement durable ;
7. Appliquer la politique développement durable du CEA à l'INSTN.

Ce conseil associe des personnels de l'INSTN, du CEA ainsi que des représentants étudiants qui pensent finalement qu'organiser c'est déjà agir.


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Un article repris du Campus de la Transition, une publication sous licence CC by sa

Nouvelle formation pour le public professionnel. Parce que la Grande Transition doit aussi, et surtout, s'enclencher au cœur des organisations, le Campus ouvre un nouveau cursus dédié aux responsables RSE et responsables de la Transformation. Le 7 octobre 2021, la première promotion du Club Open Transition amorcera son parcours d'apprentissage qui s'étalera jusqu'au mois de mai 2022.

Apprendre, comprendre et s'outiller pour transformer

C'est en transmettant les outils de compréhension des enjeux de la transition et les leviers d'actions que l'équipe pédagogique compte insuffler une mise en mouvement dans l'environnement professionnel des participant·es. L'ambition ? Accompagner les entreprises, collectivités et associations vers un modèle et des activités compatibles avec les défis sociaux, économiques et environnementaux auxquels notre société fait face. Cette démarche s'inscrit dans la mission du Campus : former pour transformer. Un contexte privilégié pour créer du lien entre celles et ceux qui portent la RSE et la Transformation dans leurs organisations. Cette formation se veut concrète et source de pistes d'engagement pour permettre aux participant·es d'en ressortir avec des apprentissages, des inspirations, et des outils pour accompagner leurs stratégies.

Un parcours conçu pour accompagner et impacter

Dans une formule hybride pour tenir compte des contraintes d'un public professionnel, une partie de la formation se fera à distance, rythmée par les interventions de personnalités expertes du changement et reconnues au sein d'une communauté de chercheur·euses et d'entrepreneur.euses. Et pour compléter ces apports, les participant·es seront accueilli·es sur le site du Campus pour un séjour immersif et d'expérimentation ponctué d'échanges et de rencontres avec les campusien·nes.

Pour les guider, la formation s'articule autour de cinq axes : créer un espace de rencontres et de partage entre pairs ; établir un programme de renforcement individuel grâce à des méthodes de co-développement et d'intelligence collective, s'inspirer des interventions multidisciplinaires de grand·es témoins et d'expert·es s'appuyant sur la méthodologie élaborée par le Campus ; accroître son impact avec l'utilisation d'outils et de méthodes éprouvés ; se reconnecter à soi, aux autres et à la nature. Des thématiques soigneusement sélectionnées par l'équipe encadrante, combinées à l'approche marquante de la pédagogie du Campus pour garantir une expérience nourrissante.

Vous souhaitez vous former à la transition écologique, économique et sociale pour transformer votre organisation ? La perspective humaniste et la pédagogie innovante résonnent en vous ?

Rejoignez la première promotion du Club Open Transition et démarrez votre parcours les 7 et 8 octobre 2021 au Campus, à Forges en Seine-et-Marne.

Retrouvez toutes les informations pratiques et modalités d'inscription sur notre page dédiée.


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Un articlerepris du site du Shift project qui "consent à ce que le contenu de ses rapports et articles soit repris et/ou traduit à des fins d'information et de débat, à la condition que cet usage ne dénature pas le contenu, et que The Shift Project soit mentionné expressément comme auteur de ce contenu."

Entre l'information sur le climat et l'action individuelle ou politique, il y a un gouffre. Pourtant il est franchi par de plus en plus de monde, et certaines expériences comme la Convention Citoyenne sur le Climat semblent indiquer que sous certaines conditions l'information constitue un moteur puissant de l'action.

Comment assister ?

Date : Lundi 13 septembre, de 18h à 19h (rdv peu avant 18h)
Connexion : rdv sur ce lien Zoom, ou en direct sur notre page Facebook
Inscription : gratuite et facultative, elle se fait via le formulaire en ligne
Rediffusion : dans le cas où vous ne pourriez y assister, sachez qu'une vidéo de cette visio-conférence sera disponible sur notre page Facebook (directement après l'événement) et sur notre chaîne Youtube (quelques jours après l'événement)

Au programme

Le président du Shift Project Jean-Marc Jancovici proposera au réalisateur-militant et garant de la Convention Citoyenne pour le Climat Cyril Dion de répondre à quelques questions :

  • sur l'action en faveur du climat
  • sur les rouages de notre démocratie
  • sur ce qui peut faire de la décarbonation une aspiration partagée par le plus grand nombre
  • et des questions inspirées de vos propositions via le formulaire d'inscription : https://forms.gle/dRv9to84KchNJfKx8

L'article [Invitation] Convention Citoyenne pour le Climat : quelles clés pour l'action ? (Lundi 13 septembre à 18h) est apparu en premier sur The Shift Project.


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Enseigner la transition

Description de cette initiative Faisant le constat que « Enseigner la transition » résulte d'une triple complexité, l'IMT a créé une école d'été destinée aux écoles d‘ingénieur et de management du groupe IMT et de ses écoles partenaires, organisée conjointement avec le Forum des Usages Coopératifs. La première édition de l‘école a visé d'accompagner 80 enseignants-chercheurs, personnels, ingénieurs pédagogiques et directions dans l'évolution de leurs pratiques d'enseignement.

La triple complexité identifiée est la suivante :


- La transition écologique n'est pas une discipline en soi, mais nécessite une posture interdisciplinaire.

- « Enseigner la transition » passe par une pédagogie de l'action, innovante et participative. Cette pédagogie se déroule sur le terrain, lors de projets, en entreprise, ici et maintenant.

- « Enseigner la transition » résulte d'un processus collectif et transformant, afin que nos diplômés soient dotés d'une compétence « dite ultime », celle de transformer en profondeur les chaînes de valeur actuelles, et non juste de les optimiser.

Cette école d'été est ainsi le moyen identifié le plus opérant pour permettre à chaque participant d'explorer des exemples concrets et des témoignages de pairs, afin de surmonter, ensemble, cette triple complexité. Elle souhaite donner de la place à l'intelligence collective aux fins de débattre, de co-construire, et de s'approprier de manière concrète le repositionnement des enseignements.

La création de cette première édition s'est ainsi faite collectivement, grâce aux membres expérimentés et engagés du groupe de travail inter-écoles de l'IMT créé en 2020, et nommé COMFORTES - Compétences et Formation pour la Transition écologique et Sociétale. Après avoir partagé leurs pratiques en 2020, ils ont abouti en 2021 à un référentiel IMT de compétences pour la transition écologique - entre autres en construisant leurs travaux avec ceux du Shift Project, de la CTI et du groupe de travail Jean Jouzel.

Ce référentiel a été conçu comme une première boussole destinée autant aux directions de formation qu'aux enseignants et aux étudiants. Il est le fruit d'un travail collectif vivant et est voué à évoluer au fur et à mesure de sa pratique et de la maturité de l'environnement dans lequel il sera utilisé. Il représente un fil rouge permettant de mettre en perspective la contribution de chaque exercice d'enseignement.

Enfin, cette école d'été a été adossée au Forum des Usages Coopératifs. Cette ouverture permet d'ores et déjà d'inscrire une posture d'inclusion et de coopération. Les participants sont donc conviés à en profiter pour se connecter à d'autres thématiques et communautés. A ce sujet, l'ensemble de la production de cette école d'été est rendue publique avec ce volume afin de contribuer à l'accélération de la transformation globale de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche. Maintenant c'est à vous de vous en saisir !

Anne Monnier, chargée de mission transition écologique à l'IMT et
Frédérique Vincent, Directrice de l'Enseignement de l'International à l'IMT

NB Cette première édition de l'école d'été est organisée conjointement avec le Forum des Usages Coopératifs.
Nom du porteur de l'initiative Anne Monnier et Frédérique Vincent
Auteur de la fiche Jean-Marie Gilliot
Type d'acteur Institutionnel
Echelle d'action Globale
Autre échelle Institutionnelle
Code postal 29200
Ville Brest
Mot Clef
  • Transition écologique
Quel partage ? Ne sais pas
Champ Date 06.07.2022
Champ Date 08.07.2022

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Un atelier en visio conférence pour contribuer à une mise en communs de nos expériences, de nos ressources et faire communauté.

Que pourrait être une une plateforme commune de partage de ressources pédagogiques ? quelle gouvernance ? quelle politique éditoriale ?

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Anthropocene FACTS enjeux socio-environnementaux et transformation des enseignements dans le supérieur

atelier visio le 8 septembre à 17h

un texte de Guillaume Mandil sur Riposte Créative Pédagogique

Cet atelier fait suite à 2 événements organisés par des membres de l'équipe STEEP de l'INRIA. D'une part l'école de printemps Anthropocene FACTS qui s'est tenue à Grenoble du 23 au 27 mai 2022 et d'autre part la conférence Archipel qui s'est déroulée du 20 au 13 juin 2022. Ces événements avaient pour objectifs de contribuer à faire émerger une communauté académique et/ou scientifique autour des questions socio-environnementales. Il est ressorti de ces 2 événements que la transformation des enseignements dans le supérieur était un enjeu partagé par une grande partie des participants.

D'autre part, il est également ressorti de ces évènements qu'il serait utile de partager les multiples expériences dans une communauté afin de ne pas refaire des choses similaires « chacun de son côté ». Pour contribuer à cette mise en commun, cet atelier propose de discuter des contours que pourrait prendre une plateforme commune de partage de ressources pédagogiques (dias, consignes d'ateliers, méthodes d'animation de débats, conférences, etc.).

Afin que cette bibliothèque de ressources soit utile pour participer à la généralisation des transformations pédagogiques dans le supérieur, les discussions qui ont eu lieu au cours de ces 2 évènements ont fait ressortir plusieurs caractéristiques souhaitables pour cette plateforme :

  • Mise en place d'une plateforme nationale
  • Que les politiques scientifiques et éditoriales soient assumées par une entité juridique indépendante et décidée par la communauté. Via une association ? Une fondation ?
  • Gouvernance de la plateforme communautaire, c'est-à-dire par ceux qui contribuent.
  • Assurer une forme de relecture critique collective par l'ensemble de la communauté pour rendre les contenus les plus robustes possibles.
  • Établir des liens croisés entre les éléments pédagogiques de la plateforme pour apporter des points de vue complémentaires ou critiques.
  • Disposer de 2 zones sur la plateforme : une zone « bac à sable » réservée aux contributeurs pour permettre de tester et d'éprouver les contenus au sein de la communauté et une zone publique où sont mis à disposition les éléments « éprouvés ». A partir du moment où un contenu de la zone « bac à sable » est suffisamment éprouvé, il bascule dans la zone « publique ».

L'ensemble de ces caractéristiques sont des éléments qui sont discutables, amendables, et modifiables, ils ne sont mentionnés ici uniquement pour amorcer une discussion. L'idée de mettre en place cette plateforme se veut également être un outil au service de l'animation d'une communauté académique pour favoriser la transformation des enseignements dans le supérieur afin d'y inclure les enjeux socio-environnementaux.


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Avec 300 participant.e.s, nous nous retrouvons mercredi au 10ème Forum des usages coopératifs sur le thème de la convergence des transitions à l'IMT Atlantique site de Brest, du 6 au 8 juillet.
Parmi les 7 sessions proposées, voici la présentation d'enseigner la transition coordonnée par Jean Marie Gilliot et Michel Briand animateurs de Riposte Créative Pédagogique.

Dans l'organisation de ces 3 matinées nous avons voulu articuler un retour d'expériences "c'est possible" avec l'apport d'intervenants impliqués dans l'enseignement de la transition à une large échelle, un débat ouvert où chacun a sa propre expérience sur le changement de posture que cet enseignement implique et une co-construction sur les dynamiques de coopération territoriale qui ancrent ces enseignements et les font vivre.

Une urgence climatique qui nous concerne tou.te.s

L'urgence climatique nécessite que chacun puisse s'emparer du sujet. De nombreux jeunes ont réclamé que la transition fasse partie intégrante des formations. C'est également une exigence citoyenne que d'être informé et formé sur ces questions, tant l'éducation est une des clés pour réussir le changement ensemble. Toutes les formes de formation et d'apprentissage sont concernées.

Et le mouvement est bel et bien enclenché. De nombreuses initiatives variées prospèrent sur nos territoires, avec des approches et des cadres inspirants. Le partage de ressources ouvertes permet également de diffuser ces pratiques. Nous proposons dans cette session de faire découvrir les initiatives, leurs démarches et de partager autour de quelques questions pour faire avancer collectivement la réflexion, et donner des clés pour agir.

Une session organisée autour de 3 axes et qui se déroule en parallèle de la première école d'été de l'Institut Mines Télécom "Enseigner à l'heure des enjeux planétaires".


Passer à l'échelle : quelles clés pour sensibiliser et impliquer le plus grand nombre ?

Mercredi 6 juillet, 10h30 - 12h30

Le changement climatique est devenu une urgence qui nous concerne tou.te.s. Comment le prendre en compte à l'échelle de promotions entières d'étudiants, de lycéens, collégiens, écoliers d'un établissement, dans chaque discipline d'un cursus ?

Des premières initiatives autour de la Fresque du climat ont permis de généraliser la sensibilisation, des cursus commun en licence donnent un socle commun de connaissances, des référentiel de compétences inédits guident la réorientation de cursus de formations.

Des démarches qui ont en commun l'objectif de donner aux jeunes générations la capacité d'agir autrement, de transformer.
Entre retours d'expériences et remue méninge, cette session propose d'éclairer cette question du passage à l'échelle des initiatives pour sensibiliser, former et impliquer le plus grand nombre.

Une session introduite par quelques intervenants qui relateront leur expérience :

- Vincent Senes (UVED) et la formation des étudiants entrant à Rennes 1
- Milo Dreyfus - étudiant IMT Atlantique, coorganisateur et animateur de la Semaine Étudiante de l'Écologie et de la Solidarité (SEES) sur le campus de Brest
- Fred, animateur du réseau profs en transition

Le changement du métier et de postures pour enseigner la transition

Jeudi 7 juillet, 10h30 - 12h30

Côté étudiant, l'intégration de la transition écologique dans les cours peut donner un nouveau sens. Coté enseignant, formateur, tuteur … beaucoup de choses changent. La discipline peut être interrogée sous un angle nouveau. Les savoirs sont réinterrogés. Les réponses à la transition sont largement systémiques, donc interdisciplinaires et contextuelles. L'injonction du passage à l'action multiplie les opportunités de pédagogies actives.

L'ancrage dans le vécu peut changer le rapport entre apprenants et "enseignants". Entre injonction sociétale, évolution des institutions et besoin d'agir personnel, l'engagement dans les métiers d'apprenant et d'enseignant est entièrement requestionné.

Sur cette question, chacun.e a une expérience, des questions aussi, nous proposons une animation qui favorise l'expression de chacun.e avec la "Résolution des problèmes par la méthode de l'opposé des contraires" en partant de ce qu'il faudrait faire pour rater et en dégageant à contrario des pistes pour réussit à partir de cela.


Enseigner la transition, apprenants et territoire en interactions

vendredi 8 juillet, 10h30 - 12h30

Enseigner la transition est une démarche qui répond à l'urgence de la crise climatique. Elle est indissociable d'une transformation de notre société qui agisse sur les questions d'énergie, de consommation, de mobilité, d'habitat, de production...

Toutes ces questions se comprennent mieux si elles sont reliées à un territoire et à un pouvoir d'agir dans lequel élèves et étudiant.e.s deviennent acteur.ice.s de la transition. Ce sont ces "comment-faire" pédagogiques, à travers des retours d'expérience et nos questionnements que cette session mettra en discussion.

Nour proposons pour cette session une co-construction

- dans un premier temps, nous échangeons par groupes de 3

  • autour d'un retour d'une personne sur une coopértaion territoriale pour enseigner la transition
  • d'une interrogation sur ce qui a freiné, facilité et ce qui a fait que cela bougé
  • documenté par la 3ème personne sur une fiche initiative du Forum

- puis dans un second temps une mise en communs de ce qui a bougé

- pour réfléchir en groupe de 3 sur quels seraient pour moi les PPPPP (Premiers Plus Petits Pas Possibles) et se donner rendez-vous à soi-même dans 6 mois par un mel différé rappelant ces PPPPP ! et les partager pour celles et ceux qui le souhaitent.

- avec la participation de Paul Saada - INSA Lyon


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Une évolution de la conférence "La coopération, un changement de posture : vers une société de la coopération ouverte" [1] donnée à QPES 2019 "Questions de Pédagogies pour l'enseignement supérieur", pour l'intervention au réseau des travailleurs sociaux Humacitia, le 18 juin 2022.

Vous trouverez ici le diaporama commenté de cette intervention.

Une présentation qui prend en compte l'expérience des Riposte créative initiés en réponse au confinement et qui se prolongent aujourd'hui face à la crise climatique et la préparation du 10ème Forum des usages coopératifs sur la convergence des transitions.


Une facilitation graphique de Julie Boiveau mise à dispositiuon sous licence CC by sa nc

La problématique

La coopération, la capacité à innover, la créativité, figurent en tête des référentiels des compétences attendues dans ce 21ème siècle d'une société transformée par nos usages du numérique et confrontée à l'urgence des transitions. L'abondance des contenus numériques, des innovations sociales et des initiatives locales appellent à des changements de posture pour "faire avec", "être en attention", "donner à voir", apprendre à coopérer et développer les communs.

Des années d'expérience dans le développement des pratiques collaboratives dans la société nourriront cette présentation centrée sur l'apport de la coopération ouverte et son importance face aux crises vécues.

Freins et facilitations seront illustrés et déclinés dans le domaine de la formation au travers d'interviews d'acteur.ice.s publiés dans histoires de coopérations.

Les crises du covid et celle plus grave encore et à venir du changement climatique appellent à une démarche collaborative en coopération ouverte qui associe chacun.e dans une démarche d'intelligence collective qui renforce son pouvoir d'agir.

Les Riposte Créative initiés durant la crise serviront d'exemples pour illustrer des processus collaboratifs qui peuvent contribuer aux transformation nécessaires pour que notre planète soit vivable et désirable.


- Le diaporama du 18 juin 2022 (pdf) :

Les diapos avec les liens et quelques commentaires


Diapo 1


Je fais le choix d'explorer aujourd'hui la coopération ouverte c'est-à-dire une forme de coopération qui donne à voir et met en partage au-delà du seul groupe d'acteur.ice.s concerné.e.s et permet l'implication des personnes dans les processus de transformations profondes que nous traversons.

Cette présentation se déroulera en 4 parties :

  • d'où vient la notion de coopération ouverte ? le lien avec les communs ;
  • comment cette pratique est d'abord un changement de posture ?
  • les compétences, freins et facilitations de la coopération au croisement d'un travail universitaire et d'une série d'interviews d'acteur.ice.s de la coopération ;
  • la coopération pour un monde vivable et désirable.

Diapo 2


D'où je parle ...

- Innovation pédagogique : https://www.innovation-pedagogique.fr/

L'auteur : Michel Briand est professeur émérite à l'IMT Atlantique et animateur du site contributif « Innovation Pédagogique » sur l'enseignement supérieur francophone. Il a été membre du Conseil National Numérique (2013-16). Élu au numérique, à la démocratie locale puis à l'économie sociale et solidaire à Brest, de 1995 à 2014, il a développé une démarche facilitant l'implication, le pouvoir d'agir avec le souci d'une e-inclusion. Acteur des réseaux coopératifs et des communs il édite un blog sur les démarches contributives et donne à voir ce qui motive les personnes à coopérer et participer aux communs. Il co-anime les sites ouverts « a-brest.net », « Bretagne-créative.net » et les événements tels Brest en communs ou le Forum des usages coopératifs. Dans le contexte du confinement il a co-initié les Riposte Créative, outil collaboratif, prolongé aujourd'hui en réponse aux crises traversées.



Diapo 3


Dans cette première partie je vais décrire l'origine de ce terme de coopération ouverte qui a émergé dans une société transformée par nos usages du numérique. Je le relierai à la renaissance des communs favorisée par l'abondance auquel nous confronte pour la première fois de son histoire le numérique.

La notion de compostabilité s'interrogera sur les conditions de réutilisation des idées.

Je finirai par présenter quelques initiatives qui sont autant de facettes du partage et de la coopération ouverte.


Diapo 4


Je reprends ici quelques éléments d'un article écrit avec Elzbieta Sanojca, auteure d'une thèse sur la coopération en préparation du 8éme Forum des usages coopératifs. Comme de nombreux termes qui désignent des pratiques liées au usages du numérique la “coopération ouverte” a une origine anglophone. La plus ancienne source trouvée est un de David A. Curry sur le système d'exploitation UNIX qui décrit en 1992 comment les informaticiens coopèrent. La “coopération ouverte” est associée au modèle du logiciel libre et d'un environnement de travail ouvert où les personnes coopèrent en mettant en partage leur productions.

Pour Laurence Lessig, inventeur des licences Creative Commons les plateformes ouvertes favorisent des interactions entre personnes et sont facteur de créativité et d'innovation.

Selon notre exploration, le terme est utilisé pour la première fois en France en 2006 par Dominique Cardon, pour décrire les “racines du modèle de l'innovation ascendante”, issues du travail d'Eric Van Hippel comme :

  • la nécessité de trouver par soi-même des solutions adaptées à ses besoins :
  • une proximité avec les usages ;
  • si bien que chercher à la protéger et à contrôler ses utilisations affaiblit sa qualité ; et ses chances d'attirer à elle l'attention des industriels.

En 2012, Joël Candau dans "Pourquoi Coopérer ?" introduit une approche anthropologique de la coopération ouverte opposant : un altruisme « de clocher » , borné au groupe d'appartenance (famille, « communauté », nation, etc.) qu'il nomme coopération fermée et un altruisme où la coopération va au-delà des limites de ce groupe qu'il appelle coopération ouverte.

C'est à partir de ces années 2012 et 2013 que le terme va entrer dans le champ des acteurs de la coopération, que l'on peut aussi relier aux travaux de Jean Michel Cornu sur de nouvelles approches de la coopération.

Michel Briand l'introduit dans la conférence "Territoires en réseaux : d'internet aux innovations sociales ouvertes" :

La coopération ouverte est un profond changement de culture dans une société où le travail est organisé de manière cloisonnée et hiérarchique. Apprendre à donner à voir, copier, réutiliser, partager demande du temps parce que ce n'est pas dans nos habitudes. Aujourd'hui l'innovation ouverte progresse dans les entreprises où elle stimule la créativité, dans les services où elle favorise l'implication des personnes, dans le tiers secteur où elle est facteur d'innovation sociale.

- avec en lien la carte ouverte Open Street Map en "live"


voir aussi


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De la même façon que l'émergence du numérique a favorisé le développement de pratiques de coopération ouverte, l'abondance des biens numériques non rivaux et non exclusifs a permis une renaissance des communs pour reprendre de titre de l'ouvrage de David Bollier dont le sous titre est d'ailleurs « Pour une société de coopération et de partage. »

Un bien est non rival lorsque sa consommation par un agent n'affecte pas la quantité disponible pour les autres agents, et l'air en est un exemple

Il est exclusif lorsque l'usage par l'un empêche celui d'un autre tel un jouet d'enfant
Comme le définit Elinor Ostromdans Governing the Commons 1990« les biens communs (ou simplement « communs ») sont des ressources, gérées collectivement par une communauté selon une forme de gouvernance qu'elle définit elle-même ».

Pour expliciter la définition, je prendrai l'exemple des jardins partagés ou un groupe d‘habitants, souvent du quartier, cultivent un jardin et se répartissent la récolte selon des règles qui vont varier d'un jardin à l'autre.


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Les communs numériques tel wikipedia organisent la production de contenus réutilisables . Ils sont ainsi une forme de coopération ouverte puisqu'ils s'adressent à tous. Comme l'indique cette présentation des 8 principes d'Elinor Ostrom , si vous avez déjà contribué à cette encyclopédie vous avez pu vous rendre compte que cela ne se fait pas sans règle : les contenus (textes, images) doivent respecter la licence CC by sa, citer leurs sources, respecter un principe de neutralité.

Les Communs existent quand l'action collective vient transformer une ressource en un moteur de cohabitation, de démocratie et de co-construction d'un futur partagé.

dans Les communs candidats aux municipales, Vecam 2014

C'est ce qu'explore le projet Erasmus « les communs en actes » auquel j'ai participe avec la 27éme région, l'association savoirs communs et les villes de Grenoble, Brest et Lille. Nous avons visité les communs dans 8 pays européens : ce sont par exemples les chartes communales entre une municipalité et un groupe d'habitant qui prend en gestion une rue ou une école en dehors des heures d'utilisation, en Italie [2] les dizaines de friches urbaines réhabilitées à Bruxelles ; ou la dynamique « Barcelone en communs » de la précédente municipalité des dynamiques portées aussi en France par la Coop des communs.

Les Communs ouvrent une troisième voie entre service public et le monde marchand. Ainsi les contenus des MOOC d'OpenClassroom sont réutilisables en formation non marchande alors que ce n'est pas la cas de certains MOOC d'universitaires pourtant salariés de la fonction publique qui lorsqu'ils sont sous copyright interdisent par défaut une réutilisation des contenus. En s'appuyant sur la capacité de collectifs à porter de l'innovation et de la transformation sociale, les Communs sont susceptibles d'enrichir nos démocraties représentatives et de contribuer aux transitions que nos sociétés doivent inventer.

C'est en ce sens que cette l'émergence des communs peut être associé à un nouvel imaginaire, mais sur les 1000 jardins partagés et composteurs collectifs en Bretagne accompagnés par l'association Vert le jardin, peu des 15 000 personnes concernées se considèrent comme des « commoneurs ». Comme la coopération ouverte, les communs sont une idée en émergence.

- voir aussi :

  • Les Communs, candidats aux municipales par Vecam 2014.
  • "Facilitatrice, protectrice, instituante, contributrice : la loi et les communs", septembre 2016, par Valérie Peugeot, Contribution au colloque de Cerisy - Vers une république des biens communs ? - Septembre 2016 – Version de l'auteur.

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La coopération ouverte rejoint aussi des enjeux de société. Nous comprenons aujourd'hui que les conditions matérielles de notre monde ne permettent pas une croissance et un progrès présentés hier comme naturels.

Nous sommes rentrés dans une période appelée anthropocène pour désigner cette ère de l'homme comme un temps géologique profondément marqué par l'activité humaine. Aujourd'hui les questions du climat interrogent notre survie même.
Pour limiter l'impact et le nombre de ces déchets, de nombreuses solutions se développent et une multitude d'expérimentations sont en cours : mouvement zéro déchet, bacs à compost, repair cafés, ressourceries, etc.

Dans ce monde où toute l'humanité est en interaction , Joel Candau interroge l'articulation entre une coopération fermée qui s'appuie sur l'appartenance à un groupe, une nation avec son corollaire d'identité et de risque de stigmatisation de l'autre et la coopération ouverte à tous.

Cette question de la coopération ouverte et des communs prend alors un sens sociétal.

C'est dans cet esprit d'un écosystéme vivant qu'il est possible d'interroger la production des idées au regard de la compostabilité. Qu'en est-il lorsque l'on aborde une autre des productions humaines, omniprésente à l'ère du numérique : celle des connaissances ? La seconde vie des idées, de l'immatériel, de nos projets reste un impensé alors même qu'ils sont le fruit de notre énergie vitale, ressource irremplaçable s'il en est.

La compostabilité : pour un écosystème de projets vivaces, via Laurent Marseault et Romain Lalande, sur Vecam, 2014.

Dire qu'ils ne sont pas compostables, c'est entrevoir qu'à la mort du projet, celui-ci va faire des tas de déchets que l'on ne pourra pas recycler et des disques durs pleins de projets qui ont été fabriqués mais que personne ne peut réutiliser. Le fait d'aller chercher dans le monde du vivant des critères que l'on pourrait essayer d'appliquer, je trouve cela intéressant et pertinent. En pratique, cela sous-tend de travailler dès le démarrage d'un projet sur sa compostabilité. Autrement dit, on va se débrouiller pour laisser des petits grains du projet à des niveaux réutilisables par d'autres : des photos, par exemple, avec des formats ouverts et partagées au maximum pour que tout le monde puisse les réutiliser des contenus ouverts et accessibles pour que d'autres personnes puissent les réutiliser.

voir aussi :

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Nous retrouvons ce souci de la coopération et du partage dans un archipel d'idées et d'initiatives :

En voici quelques uns :


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Une démarche décrite dans l'article : "Retour d'expérience sur une politique publique du numérique à Brest, Premier pas vers une gouvernance contributive"


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Dans cette troisième partie nous allons croiser deux approches :

  • une basée sur les compétences pour coopérer, issue d'un travail universitaire ;
  • et une seconde, issue d'une trentaine d'interviews d'acteurs de la coopération ouverte qui serviront d'illustrations.

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Le nuage de mots construits à partir des mots clés cités dans les 31 interviews d'acteur.ice.s de la coopération dans Histoire de coopérations


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Le terrain de recherche concerne l'étude de cas de la formation professionnalisante « Animacoop : Animer un projet collaboratif ». C'est une formation « hybride » c'est-à-dire en partie à distance et en partie en présence d'une durée de 3 mois. Elle est destinée aux personnes impliquées dans un projet coopératif. Ce sont le plus souvent des acteurs professionnels d'associations et de collectivités locales et dans une moindre mesure d'entreprises ou de bénévoles.

72 réponses obtenues ont permis de valider le cadre de référence des compétences collaboratives composé de 34 items de compétences collaboratives issus de la revue de littérature Ce cadre aborde la collaboration dans une logique temporelle et prend en compte un « avant », un « pendant » et un « après » du processus collaboratif. C'est à ce cadre que les données collectées ont été confrontés.

Le terme de « compétences charnières » désigne des compétences sans lesquelles, la collaboration serait difficile à mettre en œuvre. Elle ont été définies par le procédé de triangulation des meilleurs résultats, obtenu à partir des trois outils de collecte : questionnaire, entretiens compréhensifs et observations élicitées.

Trois d'entre elles sont appelé « compétence pivots », puisque leur présence modifie la qualité du processus collaboratif, comme cela pu être observé dans les 4 projets suivis pendant plusieurs mois" dans La coopération ouverte, un concept en émergence

voir aussi

  • Sanojca, E. (2018 a). Les compétences collaboratives et leur développement en formation d'adultes. Le cas d'une formation hybride. Thèsede doctorat en Sciences de l'éducation. Rennes, Université Rennes 2.
  • Sanojca E. (2018 b). « L'état d'esprit collaboratif », « faire avec » et « avoir le souci des communs » : trois pivots pour coopérer, articledu blog Coopérations, article en ligne, mars 2018.

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La disposition à coopérer est une condition sine qua non de la coopération ». Si les personnes ne disposent pas d'une telle attitude, elles auront tendance à privilégier les relations compétitives et donc à freiner la collaboration, voire la rendre impossible.

dans La coopération ouverte, un concept en émergence

Si des personnes n'ont pas d'élan, ne croient pas réellement dans les possibles du projet alors ce sera compliqué... Je me souviens avoir tenté de collaborer avec une personne qui à chaque fois avait en tête et listait ce qui n'allait pas fonctionner

Monique Argoualc'h, coopérer en attention, avec des élèves en dispositif relais

voir aussi

Mes élèves m'ont appris une condition et un but des Coopératives pédagogiques : nous devons changer de posture en tant qu'enseignants. Il nous faut considérer que nous devons rester des apprenants tout au long de notre vie d'enseignants. Auprès de mes élèves, j'ai appris à oser, à prendre des risques, à lâcher prise, à lancer des activités en ne sachant pas forcément où on allait. Enseigner, cela peux être une aventure. A l'École, les élèves, tous les élèves, travaillent quand le travail a du sens ce qui est le cas lorsqu'il a un destinataire. On lit, on écrit, on publie… pour quelqu'un !

Jean Michel Le Bault, dans cette interview


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Lorsqu'elle se manifeste, renforce l'engagement des personnes dans le projet collaboratif et leur motivation à travailler ensemble. A l'inverse, dans un projet collaboratif pensé par une personne seule, son énergie passerait à « pousser » d'autres à y entrer, à mobiliser. Et souvent, son projet dit « collaboratif » s'arrête à cette étape.

dans La coopération ouverte, un concept en émergence


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Elle indique la maturité du groupe et consolide l'engagement à long terme. Elle rejoint l'importance croissante prise par les communs dans de nombreux projets.

dans La coopération ouverte, un concept en émergence

voir

Tela Botanica est un réseau collaboratif de botanistes francophones dont 80 % résident en France1 (environ 45 000 inscrits au total). L'idée que l'on peut se faire du partage n'est pas la même. Mettre les données sous licences libres, réutilisables, y compris de manière commerciale est plus compliqué et cela nous a demandé plusieurs années alors qu'en réalité personne ne fait d'argent avec ces données que l'on met en partage !

La première année on a été surpris par le nombre de fils de discussions : environ 20 000 ! Soit plus de 100 000 messages émis durant les six semaines du MOOC ! C'est ainsi que l'on a vu apparaître des demandes du type : « j'habite près de telle ville (aussi bien en France qu'en Nouvelle-Zélande ou au Canada), est-ce qu'il y a d'autres gens à proximité qui suivent le MOOC ? Pour le dernier MOOC je crois que l'on a eu 120 groupes

Tela botanica les pro-am producteurs de connaissances mises en commun
dans Interview de Daniel Mathieu, fondateur de Tela Botanica

voir aussi

  • Outils réseaux une organisation économique « en partage » qui fonctionne

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Elle indique la maturité du groupe et consolide l'engagement à long terme. Elle rejoint l'importance croissante prise par les communs dans de nombreux projets.

Pour moi, c'est l'Ego. Un sacré morceau. Quand certains cherchent à exister par ce qu'ils donnent à voir. Quand, fondamentalement, ils ne veulent pas donner et partager. Avec une sorte de condescendante, ils pensent avoir tout inventé et être les premiers. Sans penser deux secondes qu'ils ne sont que d'humbles maillons d'une grande chaîne qui les dépasse. Je pense que ceux-là ne sont pas dans le partage sincère et souvent pas non plus dans l'écoute apprenante. Ces personnes disent qu'elles écoutent mais en fait elles ne tiennent aucunement compte de ce que disent les autres, elles ne sont pas dans l'écoute re-formatrice. Quand les gens n'ont pas travaillé cette notion-là, la coopération devient compliquée.

Laurent Marseault : la coopération ouverte : un partage sincère !

Les représentations que l'on peut avoir des modèles existants. Par exemple celle qu'un groupe ne peut fonctionner qu'avec un leader. On peut passer du temps à partager la démarche, le projet, comment cela a été mis en place, ce qui se joue dans un échange entre les personnes plutôt horizontal que vertical, que la responsabilité d'animer un rendez-vous est un rôle qui n'est pas figé sur une personne, il y a parfois des choses qui ressortent et qui freine la coopération comme « il faut bien un leader » « les modèles qui fonctionnent ne sont pas cela ». Même si d'autres récits existes celui encore dominant du modèle pyramidal, freine les projets en coopération.

Interview de Benoit Vallauri, acteur de réseaux coopératifs de la culture et animateur du Tilab


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Les démarches en coopération nécessitent de s'autoriser à prendre du temps, le temps pour instaurer de la confiance entre les personnes, le temps de réfléchir à ce que l'on fait et comment on va le faire, le temps de tester les choses de les observer pour réinterroger le cadre que l'on est en train de construire .

La coopération, c'est aussi ce temps pour réfléchir à comment on va travailler ensemble. C'est un aspect que l'on aborde souvent avec les participants des rendez-vous 4C, consacrer du temps à regarder comment ça fonctionne et chercher comment ça pourrait mieux fonctionner.

Interview d'Angélique Robert, facilitatrice de l'engagement des publics


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- le réseau Interpole


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Confronté à un confinement qui rendait caduque les dispositifs de formation existants, la direction innovation innovation nous a sollicité pour agir en "Riposte Créative". Avec Laurent Mrseault nous avons proposé un espace collabortaif ouvert et convivial (au sens, d'Ivan IIlich qui )
Cette mise en oeuvre qui se prolonge encore aujourd'hui avec l'expérimentation des cercles d'apprentissage, nous a incité à l'expérimenter rn Bretagne et dans l'enseignement supérieur francophone.


voir aussi


- Coopération ouverte pour un monde vivable et désirable (Tournai 2019)




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- Laurent Marseault : la coopération ouverte : un partage sincère !

- " Favoriser la bienveillance, l'écoute, la confiance, le partage des connaissances et la transparence", interview de Bénedicte Gastineau, vers un fonctionnement collaboratif d'un laboratoire de recherche et d'enseignement

Et pour terminer une proposition d'écouter la musique de wikipedia en écriture

un lecteur multimédia qui traduit de façon ludique les « modifications récentes » apportées à Wikipédia.

Chaque édition engendre un son, ce qui produit une musique orchestrale relaxante et mélodieuse, en mode pentatonique2. Les cloches issues d'un célesta correspondent à des ajouts (« (+x) ») apportés à des pages de Wikipédia, les cordes d'un clavicorde à des retraits (« (-x) ») de page. De plus, la hauteur dépend de la taille de l'édition. Un nouvel utilisateur ayant créé un compte sera accueilli par un accord au violon


[1] la conférence filmée à QPES 2019

[2] reprise aujourd'hui à la ville de Grenoble


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Université de Rennes 1 : Le MOOC "ODD" d'UVED testé et adapté en vue d'un passage à l'échelle

Description de cette initiative En 2021, plus d'une centaine d'étudiant·e·s et d'enseignant·e·s de l'Université de Rennes 1, issu·e·s de 5 composantes différentes, ont participé à une expérimentation visant à se former sur les 17 Objectifs de Développement Durable des Nations unies. Cette formation était une adaptation, sur la plateforme Moodle de l'université, du MOOC "Objectifs de Développement Durable", produit et coordonné par la Fondation UVED en 2018.

Suite à cette expérimentation, l'objectif a été en 2022 de déployer ce dispositif de formation et, pour certaines formations, de l'intégrer à la maquette. L'Université de Rennes 1 a donc proposé à tous les étudiant·e·s de 2e et 3e année de l'université sur la base du volontariat, soit environ 7000 étudiants, de s'y inscrire. Afin de valoriser leur participation à cette formation, la possibilité leur a été donnée d'obtenir un openbadge "Sensibilisation aux ODD" en fonction des activités pédagogiques suivies et réussies.

Pour la période 2022-2024, l'ambition est que 100% des étudiants L1 et L2 de l'université aient été sensibilisés aux Objectifs de développement durable en participant à l'une des quatre sessions programmées. Le dispositif de formation évoluera sensiblement, sur la base des retours des enseignants et des étudiants. Ainsi, Rennes 1 et UVED travaillent à une mise à jour des contenus pédagogiques du MOOC, et à enrichir le dispositif d'animation afin notamment de développer l'esprit critique des étudiant.es. En parallèle, un groupe de travail inter-composante a été lancé pour définir le socle commun de connaissances et de compétences et pour proposer une stratégie d'intégration hybride dans les maquettes de formation.

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Nom du porteur de l'initiative Université de Rennes 1, UVED
Auteur de la fiche Delphine Pommeray (UVED), Vincent Sennes (UVED), Ronan Le Cornec (Université de Rennes 1)
Type d'acteur Etablissement d'enseignement supérieur
Echelle d'action Locale
Code postal 35000
Ville Rennes
Comment contacter cette initiative Du côté de l'Université de Rennes 1 : ronan.lecornec@univ-rennes1.fr

Du côté de la Fondation UVED : contact@fondation-uved.fr
Mot Clef
  • Cours en ligne
  • Transition écologique
Partenaires associés Fondation UVED

Université de Rennes 1

Ainsi que les partenaires financiers du MOOC : AFD, Fondation Veolia, ADEME, CGDD, IRD, AUF, CGE
Quel partage ? Creative Commons

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- la suite des articles "Enseigner la transition"

Rapports enseignement supérieur et transition

Education au développement durable, vademecum, Horizon 2030

Description Ce vademecum clarifie les concepts fondateurs de l'EDD, synthétise l'ensemble du projet EDD
du Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports (MENJS)., identifie les ressources utiles et accompagne les enseignements et actions éducatives
relatives au développement durable. La première mission fondamentale de l'EDD est d'éclairer
les processus de l'ensemble des transitions, écologiques, sociales et économiques que nous
connaissons.
Cet enjeu de société implique une transformation de la relation entre l'humanité
et la biosphère, mais également à l'échelle des individus entre eux et des sociétés elles-mêmes.
Il suppose un exercice pédagogique délicat lié notamment à la diversité des concepts et des
notions abordés, à l'interdépendance entre les champs de connaissance sollicités (de nature
scientifique, sociologique, économique, sociale et culturelle), à la multiplicité des acteurs
impliqués et des collaborations possibles.
Projet d'éducation globale, « systémique », l'EDD présente une autre caractéristique essentielle,
qui lui donne une force particulière : elle lie l'action à la connaissance, la raison à l'émotion, le
sens au sensible. Elle s'élabore en effet grâce à des démarches concrètes, transdisciplinaires
et transformatrices, qui permettent aux élèves de développer de multiples compétences qui
orienteront leurs parcours individuels, personnels et professionnels.
L'EDD fournit également aux jeunes des outils d'analyse et de compréhension des défis du
monde de demain, de sorte qu'ils puissent s'engager pour un futur soutenable et désirable
sur une planète viable et vivable. Elle offre ainsi une formidable occasion de solliciter l'esprit
critique, mais aussi la créativité et l'intelligence collective.
L'EDD vise l'ensemble des cycles et des disciplines enseignées. Dans les écoles et les
établissements d'enseignement, elle mobilise professeurs, référents EDD, élèves et éco-délégués
autour de démarches pédagogiques structurantes qui contribuent à l'évolution globale des
projets d'établissement et du positionnement de l'éducation dans les territoires. Elle ouvre
l'école vers l'extérieur et à l'extérieur.
Extrait du https://t.co/n6O9AgTj0O?amp=1document (pdf 72 pages)
Auteur de la fiche Michel Briand


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Public visé
  • Étudiant
  • Enseignant
Thématique
  • Transition
Mot Clef
  • Transition écologique
Type Support
  • Guide d'aide

et / ou

Auteur de la ressource Ministère de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports (MENJS).
Type d'auteur
  • Institutionnel
Quel partage ? Quelle licence ? Autre partage
Modifier



EducationAuDeveloppementDuarbleVademecum

(Ressource)



créée le
13.09.2021 à 17:56,


mise à jour le
13.09.2021 à 16:04


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Un article repris du site du Shift project qui "consent à ce que le contenu de ses rapports et articles soit repris et/ou traduit à des fins d'information et de débat, à la condition que cet usage ne dénature pas le contenu, et que The Shift Project soit mentionné expressément comme auteur de ce contenu."

Nous avons aujourd'hui le plaisir de vous présenter le nouveau rapport intermédiaire « L'Emploi : moteur de la transformation bas carbone ». Après de nombreuses publications sectorielles, il s'agit du premier rapport traitant d'un chantier transverse qui est aussi au cœur du Plan de transformation de l'économie française (PTEF).

Que contient ce rapport ? Ce rapport présente les évolutions envisagées secteur par secteur dans le cadre du PTEF, et les leviers à actionner dès aujourd'hui pour anticiper et accompagner ces changements. Il propose également une étude de cas approfondie sur les Hauts-de-France, une région qui présente un contexte territorial particulier entre déclin industriel et grandes ambitions pour la décarbonation et l'emploi.

Pourquoi un rapport intermédiaire ? Parce qu'il s'agit d'un document de travail soumis à la consultation du public. Il a vocation à évoluer jusqu'à la publication du rapport final fin 2021. Si vous souhaitez nous faire part de vos retours, faites-les directement sur ce document Word téléchargeable, ou écrivez à yannick.saleman@theshiftproject.org et à vinciane.martin@theshiftproject.org.

À propos de la publication

Si les transformations que doivent subir les secteurs de l'économie pour respecter les Accords de Paris sont d'abord physiques, l'emploi a toujours été au cœur du Plan de transformation de l'économie française (PTEF) du Shift Project, lancé alors que démarrait la crise sanitaire.

L'objectif de ce rapport n'est pas de prédire l'avenir de l'emploi, mais plutôt de répondre aux trois questions qui suivent, dans les bons ordres de grandeur et les bonnes dimensions qualitatives.

Compte tenu d'une transformation physique de nos activités cohérente avec la décarbonation, combien de main-d'œuvre sera nécessaire, et comment sera-t-elle allouée ? Comment adapter nos compétences et réallouer nos moyens humains pour répondre à ces nouveaux besoins ? Enfin, comment organiser et piloter ces transformations, dès aujourd'hui, pour que l'emploi en soit le moteur, plutôt que la victime d'un énième chantage ?

Ce que nous pouvons déjà affirmer, c'est que l'emploi de tous les secteurs sera impacté par la transformation bas carbone, mais de manière très hétérogène, et parfois massive.

Assurer l'adéquation en volume et en compétences de l'offre de main-d'œuvre exigera une forte anticipation, une accélération et une coordination entre secteurs.

Les prospectives emploi et compétences actuelles n'intègrent que trop peu les enjeux de décarbonation – cette intégration doit être complète et concerner tous les secteurs si on veut pouvoir adapter la formation à la bonne échelle et à la bonne vitesse.

Un pilotage fort, intersectoriel et coordonné entre échelons territoriaux et nationaux est donc essentiel à une mise en œuvre effective.

Ce travail est le fruit d'une collaboration avec des nombreux spécialistes de la question, contributeurs et relecteurs, que nous remercions. Il va se poursuivre dans les mois qui viennent. Nous comptons sur le lecteur critique pour critiquer ce rapport intermédiaire et en faire un beau final ; mais nous comptons aussi sur l'acteur pour agir, car oui, vu la tâche qui nous attend, 2050 c'est déjà demain.


À propos du PTEF

Ces travaux de recherche font partie du Plan de transformation de l'économie française (PTEF), un programme de recherche prospective initié par le Shift lors du premier confinement pour explorer le « monde d'après ».

S'appuyant sur une méthodologie à la fois sectorielle et transversale, il vise à proposer des solutions pragmatiques pour transformer l'économie, en la rendant moins carbonée et plus résiliente, et en favorisant l'emploi.

En 2021, les travaux de recherche continuent, cette fois secteur par secteur, via la consultation et la mobilisation du plus grand nombre d'acteurs possible.

Pour aller plus loin, le Shift Project a lancé fin avril 2021 un « Appel à contribution » destiné aux entreprises, pour financer et nourrir le PTEF.

L'article « L'Emploi : moteur de la transformation bas carbone » Rapport intermédiaire est apparu en premier sur The Shift Project.


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Le Shift est heureux de vous convier au webinaire de présentation de son nouveau rapport intermédiaire : « La résilience des territoires pour tenir le cap de la transition écologique », le jeudi 6 mai de 14h à 18h30. Ces travaux intermédiaires ont été réalisés dans le cadre du projet Stratégies de résilience des territoires, initié au mois de septembre 2020.

Les inscriptions sont ouvertes !

Cette présentation (14h/16h15) sera suivie d'ateliers collaboratifs (16h15/18h30) afin de pouvoir discuter de ces premières conclusions avec toutes les parties prenantes intéressées. Attention : afin d'assurer la qualité des discussions, les ateliers seront réservés à un nombre très limité de participants. Vous pouvez vous y inscrire, mais nous nous réservons donc le droit de refuser ou de réaffecter les participants à un autre atelier.

Comment assister ?

Date : Jeudi 6 mai 2021, en format webinaire, de 14h à 18h30.
Connexion : rdv sur Zoom et en direct sur notre page Facebook.
Inscription : gratuite et facultative, elle se fait via le formulaire en ligne.
Replay : Dans le cas où vous ne pourriez assister à ce webinaire, sachez qu'un replay de cette vidéo-conférence sera disponible sur notre page Facebook (directement après l'événement) et sur notre chaîne Youtube (quelques jours après l'événement).

Programme

14h00 – Ouverture de la salle d'attente Zoom et du Live Facebook

14h10 Mot d'introduction

  • Matthieu Auzanneau, Directeur, The Shift Project

14h20 Présentation du rapport intermédiaire : Stratégies de résilience des territoires

  • Laurent Delcayrou, Chef de projet « Stratégies de Résilience des territoires »
  • Corentin Riet, Chargé de projet « Stratégies de Résilience des territoires »
  • Fiona Mille, Membre des Shifters et contributrice du projet « Stratégies de Résilience des territoires »

15h10 Temps de questions-réponses avec le public (via l'onglet Q&R de Zoom)

15h25 Table-ronde

16h00 Temps de questions-réponses avec le public (via l'onglet Q&R de Zoom)

16h15 Mot de conclusion

Pause de 5 minutes

16h20 – Ateliers collaboratifs

Les participants sélectionnés sont répartis par atelier dans des salles virtuelles, et confiés à un.e animateur.rice pour une durée de 1h30. Afin d'assurer la qualité des discussions, les ateliers sont réservés à un nombre très limité de professionnels du secteur de l'administration publique. Nous nous réservons donc le droit de refuser ou de réaffecter les participants à un autre atelier.

  • Atelier 1 : Mettre en œuvre de premières actions pour la transition écologique et la résilience de son territoire

  • Atelier 2 : Renforcer les capacités des acteurs en faveur de la transition écologique et de la résilience du territoire
  • Atelier 3 : Imaginer ensemble une vision désirable, sobre et résiliente de son territoire
  • Atelier 4 : Faire évoluer son organisation pour mener la transition écologique et bâtir la résilience de son territoire
  • Atelier 5 : Inventer de nouvelles coopérations et solidarités territoriales, de l'immeuble au bassin versant

17h50 – Restitution des ateliers en plénière

18h25 – Conclusion

18h30 – Fin de l'événement

A propos du projet

Avec le projet « Stratégies de résilience des territoires », The Shift Project entend interpeller non seulement les élus, mais aussi l'ensemble des acteurs territoriaux, sur les implications structurelles de la transition écologique et des bouleversements environnementaux en cours sur les territoires, et fournir des éléments pour l'action permettant de bâtir des stratégies locales de résilience.

Le projet permettra d'exposer les implications systémiques, de long terme et irréversibles, de la transition écologique et des bouleversements environnementaux en cours et d'illustrer les risques qu'elles font peser selon les territoires et selon les populations. La résilience des territoires sera considérée comme un horizon mobilisateur pour appréhender la complexité et la dimension holistique de ces enjeux et ainsi faciliter le renouvellement des visions et des trajectoires de développement sur les territoires. Le foisonnement actuel d'actions, d'acteurs, d'outils mobilisés en réponse aux problématiques climat-énergie fera l'objet d'un état des lieux critique. Le projet étudiera l'intérêt en termes de résilience territoriale, d'initiatives locales innovantes se réclamant de la transition, très actives sur les territoires ainsi que certains travaux de prospective et de recherche particulièrement inspirants. Tout au long du projet, l'action et le rôle de la Région comme chef d'orchestre des initiatives de transition et d'adaptation au niveau local seront questionnés. Des recommandations spécifiques à destination des acteurs régionaux – mais aussi de l'Etat – seront formulées.

Nous développerons en trois cahiers les messages et principes clefs pour bâtir des stratégies de résilience des territoires à la hauteur de l'enjeu. Considérant la résilience comme un processus de long terme, nous proposerons des pistes d'action pour amorcer le changement sur son territoire.

L'article [Invitation] Présentation rapport intermédiaire « Stratégies de résilience des territoires » & Ateliers (Jeudi 6 mai à 14h) est apparu en premier sur The Shift Project.


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Le Shift publie un nouveau point d'avancement du Plan de transformation de l'économie française (PTEF), sous forme de fiches approfondies pour chaque secteur et chaque chantier transversal du programme.

Ces nouveaux documents mis en ligne aujourd'hui succèdent aux publications déjà partagées depuis le lancement du PTEF : le premier Rapport de la Vision globale_v0, publié en juillet 2020, et le Rapport de Synthèse de la Vision globale_v1 publié quant à lui en octobre 2020.

En 2021, les travaux de recherche continuent, cette fois secteur par secteur, via la consultation et la mobilisation du plus grand nombre d'acteurs possible.

Nous diffusons aujourd'hui une petite vingtaine de fiches qui donnent un aperçu de l'avancement de chaque équipe du PTEF à fin 2020, sachant que bon nombre d'entre elles préparent déjà les rapports sectoriels approfondis qui seront publiés courant 2021-2022. Chacune de ces fiches peut se lire séparément, mais il est probable que vous ayez envie de ne pas limiter votre lecture à un seul secteur, tant ils sont liés les uns aux autres.

L'ensemble du contenu de ces fiches – point de départ, leviers de décarbonation proposés, réalité du secteur ou de l'économie après transformation, données, calculs, etc. – a naturellement vocation à être un objet de débat continu, a fortiori dans la période pré-électorale décisive que nous connaissons.

Votre contribution est donc plus que souhaitable tant sur la recherche que sur la diffusion. Un bon point de départ pour cela est de répondre à notre grande consultation, la Big Review, ou encore de rejoindre l'association des Shifters.

Publication complète

Fiches sectorielles approfondies

L'article Nouvelles publications du Plan de transformation de l'économie française est apparu en premier sur The Shift Project.


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Le 5 novembre dernier, FAImaison a organisé un arpentage du rapport du Shift Project « Déployer la sobriété numérique ». Ce texte se veut un compte-rendu de cet arpentage et des échanges auxquels il a donné lieu.

un article repris du magazine Faimaison, un publication sous licence par défaut CC by sa

Pour rappel, l'arpentage est une méthode d'éducation populaire permettant de lire collectivement un ouvrage : les participants et participantes se
répartissent la lecture de l'ouvrage et résument ensuite au groupe ce qu'elles
ont lu. Ici nous avions décidé que chacun et chacune, à l'issue de sa lecture,
rapporterait au groupe une chose qu'elle a apprise et une chose qui l'a
surprise.

Dans la continuité des deux précédents rapports de The Shift Project, parus en 2018 et 2019, Déployer la sobriété numérique se veut un guide de mise en oeuvre de la sobriété numérique, c'est-à-dire « une prise de conscience de l'impact environnemental du numérique » selon leurs mots.

Dans l'ensemble nous avons tous et toutes été surprises par le ton du rapport :
technique, voire technocratique, il nous a rebutées et nous a donné le
sentiment d'être destiné aux « décideurs » alors que nous aurions souhaité, sur
un sujet aussi important, un document utilisable par les citoyens et citoyennes.

Bien que ce texte pose des questions intéressantes, telles celles de
l'extraction des matières première ou de l'économie de l'attention, il laisse
un goût d'inabouti en bouche, ces sujets étant survolés au profit d'une analyse
majoritairement quantifiée de la consommation électrique d'éventuels systèmes
dits « intelligents ».

L'autre grand absent du rapport est le politique : rédigé à destination des
chefs d'entreprises ou d'institutions, il ne traite que des sujets sur lesquels
ceux-ci s'autorisent à agir et constitue par conséquent plus un outil de
lobbying ou de marketing que de transformation de la société. Il ne conçoit la mise en oeuvre de la sobriété numérique que d'un point de vue vertical et descendant, sans se poser la question de l'appréhension citoyenne de ces enjeux.

Le premier rapport semblait plus prometteur quant à l'état des lieux réalisés

En conséquence, si l'on peut partager les constats desquels part le Shift
Project, dont le rapport fournit d'intéressantes illustrations, il ne nous
semble pas possible de pouvoir utiliser ce dernier afin de construire une
alternative politique au développement actuel de l'informatique.

Références :

Nous avons échangé quelques références au cours de nos discussions.


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- la suite des articles "Rapports surenseigner la transition"


Numérique responsable

Low-technicisation du numérique, cours de Stéphane Crozat à l'UTC

Description Le cours "Low-techniciser le numérique ‽" a été expérimenté à l'Université de Technologie de Compiègne du 24 au 28 janvier 2022 par Stéphane Crozat
L'objectif de cette conférence sera de présenter le programme qui a été proposé, les concepts clés, les productions réalisées par les étudiantes et étudiants au cours de la semaine et de faire un petit bilan sur ce type d'enseignement qui tente d'allier problématiques technologiques et écologiques.
https://apint.utc.fr/cat/co/0051.html
La présentation ouvrira sur le cours en ligne UPLOAD/lownum ouvert à partir du 25 avril.
https://librecours.net/parcours/upload/lownum/
un texte repris de la page des journées du logiciel libre à Lyon

et aussi repris de la lettre de framasoft de juin
Ce librecours low-technicisation et numérique s'est déroulé du 25 avril au 5 juin 6 séquences avec 12 participant⋅es et a mêlé cours en ligne (en direct), sessions de discussions informelles, échan, enges pédagogiques scénarisés sur Mastodon et création de projets en groupes. Voici les 3 projets qui ont vu le jour :
  • « OSlow » : concevoir un système d'exploitation minimaliste, qui pourrait fonctionner sur d'anciens ordinateurs et smartphone
  • « Bibli'low'box » : proposer une offre culturelle numérique légale, libre, publique et low-technicisée, que ce soit pour du streaming ou du téléchargement.
  • « httpslow » : proposer un protocole permettant aux sites et aux navigateurs de communiquer afin de minimiser les informations échangées.

Vous trouverez les supports de cours ici et les cours-émissions à la radio ici. Merci aux participant⋅es !

Auteur de la fiche Michel Briand

class="modalbox right"
href="https://www.ripostecreativepedagogique.xyz/cache/LowTechnicisationDuNumeriqueCoursDeSteph_imagebf_image_crozat_vignette_600_600_20220624074230_20220624074230.png"
title="crozat.png">
crozat.png

Public visé
  • Tout public
Thématique
  • Transition
Mot Clef
  • Transition écologique
  • Lowtech
Type Support
  • Portail d'entrée à un ensemble de ressources

et / ou

Auteur de la ressource Stéphane Crozat
Type d'auteur
  • Enseignant
Quel partage ? Quelle licence ? Creative Commons
Adresse Compiègne

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Face à l'urgence de la crise climatique, il est nécessaire de prendre en compte la transition écologique dans les formations. Nous n'avons pas le temps de développer en silos nos contenus pédagogiques. La coopération ouverte peut faire gagner un temps précieux.

Voici un webinaire qui présente un outil libre et convivial facilitant la coopération ouverte en formation.

Le webinaire qui a réuni 34 personnes vendredi, mis en ligne

"Des contenus ouverts à la coopération en formation : l'apport du gestionnaire de formation (lms) de yesWiki"

- la vidéo : https://youtu.be/75DxnwMMa88
- la prise de notes collaborative en séance : https://lite1.infini.fr/p/coopcontenu

Comme l'an dernier nous démarrons notre série de webinaires de Riposte Créative Pédagogique sous le signe de la coopération ouverte avec Laurent Marsault.

Si des initiatives comme les MOOC, les universités thématiques ou les blogs d'enseignants ont permis de mettre à disposition des contenus pédagogiques, la coopération ouverte en co-production, en réutilisation par des enseignants ou formateurs de structures différentes est peu courante.

La plate forme Yeswiki, (utilisée notamment dans les Riposte Créative) propose aujourd'hui un gestionnaire de contenus (LMS) conçu pour faciliter la coopération ouverte en formation que nous allons présenter à travers quelques interviews d'acteurs impliqués.

Cette plate forme de gestion de contenus orientée "coopération ouverte" est notamment utilisée par l'université des Colibris et les parcours des jardiniers du nous.

.Cette démarche s'inscrit dans la réponse à l'urgence de la prise en compte des transitions écologiques dans l'enseignement supérieur et en formation des adultes.

Nous vous invitons ce vendredi 1er octobre à 17 heures à venir
- échanger autour de la question de la coopération ouverte en formation,
- à découvrir et pratiquer la plateforme [YesWiki, outil convivial et libre encourageant la coopération et la réutilisation de contenus pédagogiques.


Pour vous inscrire et recevoir le lien du Webinaire, merci de remplir ce petit formulaire.


Dans l'esprit de l'outil convivial (1), la plate-forme Yeswiki permet une implication de toute personne intéressées, une ouverture au delà du groupe restreint, qui donne à voir et relie.

De par sa conception centrée sur la coopération ouverte (2) l'outil permet la réutilisation de fonctionnalités d'un espace à l'autre telles que la duplication de bases de données (formulaires et contenus) et plus généralement facilite la création d'un espace collaboratif en s'inspirant des espaces existants comme le montre par exemple Riposte Créative Gironde. Les idées des uns servent aux autres comme les cercles apprentissage initiées avec le CNFPT et repris dans d'autres Ripostes.

Ces espaces collaboratifs en coopération ouverte, en réponse à la crise du Covid, augmentent le pouvoir d'agir. Il expérimentent aussi un fonctionnement en archipel et font vivre de nouveaux communs.

Les articles sur cet environnement

- Des contenus ouverts à la coopération ouverte en formation, réponse aux urgences de la transition écologique par Michel Briand sur le blog Coopérations
- Gatien Bataille, animateur de la formation à la coopération : Cooptic belgique. et organisateur des rencontres Co-construire.
- Jeremy Dufraisse co-développeur du gestionnaire de contenus de Yeswiki
- Laurent Marseault, le partage sincère, du temps pour l'essentiel (à venir)
- Florian Schmitt, développeur du LMS et accompagnateur de son usage par les Colibris (à venir)

Quelques textes en liens


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Que ce soit à travers « Low-tech With Refugees », « Nomades des mers » et le « Low-tech Lab » ou « L'Atelier Paysan », le concept , les exemples et la démarche Low-tech rencontrent un certain succès auprès des ingénieur⋅es et étudiant⋅es ingénieur⋅es engagé⋅es pour le climat ou la solidarité. Celles-ci sont un exemple indéniable de technologie vertueuse, malheureusement leur généralisation semble difficile. Ce texte propose de rechercher la définition d'un "état d'esprit Low-tech", qui pourrait constituer la définition d'une certaine éthique de l'ingénierie...

Un article repris du site Ingénieurs sans frontières (ISF), une publication sous licence CC by sa

Ce texte d'opinion a été contruit suite à un atelier entre les membres du GTI ISF ReSET. Les positions prises dans ce texte sont mes conclusions de cet échange et pourraient être amenées à évoluer. Vous pouvez envoyer vos remarques via le formulaire de contact du site.

Que sont les Low-tech ?

Le Low-tech Lab utilise la définition suivante des Low-tech : Utile. Accessible. Durable. Cependant il ne souhaite pas limiter ces adjectifs à une technique : « Au Low-tech Lab, nous employons le terme Low-tech pour qualifier des objets, des systèmes, des techniques, des services, des savoir-faire, des pratiques, des modes de vie et même des courants de pensée, qui intègrent la technologie selon trois grands principes : Utile. Accessible. Durable. » [1]

Si on regarde maintenant quelque exemple (toujours sur le site internet du Low-tech Lab) : Chauffage solaire version ardoise, toilettes sèches familiales, culture de la spiruline, lombricomposteur simple, mur en paille, etc. Évidemment, toutes ces technologies peuvent être très utiles « en cas d'effondrement », mais pour un grand nombre d'ingénieur⋅e, elles ne sont pas d'une grande utilité dans la vie courante, soit parce qu'elles ne sont pas encore acceptées par le grand public, soit parce qu'elles s'appliquent à un marché de niche (où mettre le chauffage solaire version ardoise dans un appartement en location au 7e étage).

D'ailleurs si l'on considère le vélo, un des « symboles » des Low-tech (utile, accessible, durable), on se rend vite compte qu'il faut toute une industrie lourde pour le fabriquer. [2] Parallèlement de nombreuses initiatives d'ateliers Low-tech existent pour « déformer » des vélos afin de répondre à des besoins spécifiques. On constate simplement que les Low-tech ne remplacent pas l'industrie mais cohabitent avec elle.

Pour résumer : « Les Low-techs ne sont pas en elles-mêmes des solutions aux maux contemporains de notre civilisation. Chacune répond à des besoins spécifiques dans un contexte donné : un système utile et fonctionnel. Néanmoins l'état d'esprit sur lequel elles se fondent questionne ces maux, leurs fondements sociétaux et nos modes de vie. » [3]

Laissons de côté la définition d'une technique Low-tech pour essayer de définir « l'état d'esprit [des Low-tech] » ou « les courants de pensée [Low-tech] ». Les adeptes des Low-tech seraient finalement sensible à un ensemble de principes (politiques ?), qui eux sont généralisables à l'ensemble des contextes d'ingénierie et de mise en œuvre de la technique.

Difficile de les classer et les séparer, car il se répondent mutuellement, mais je vous propose le cadre suivant : militer pour une transition écologique radicale, travailler pour le bien commun et refuser l'élitisme pour une meilleure "démocratie technique".

Militer pour une transition écologique radicale

Les Low-tech portent une radicalité indispensable pour la nouvelle génération des ingénieur⋅es intéressé⋅es par la transition écologique. On pourrait définir une « première génération » d'ingénieur⋅es écologistes qui a trouvé un sens au travail dans la construction d'éoliennes, l'installation de panneaux photovoltaïques, le développement de l'éco-conception, la mise en place de normes RSE, la rénovation thermique des bâtiments, etc. Cette « première vague » est une sorte de compromis entre, d'une part, des entreprises et une société ne voulant pas renoncer à la croissance et, d'autre part, des ingénieur⋅es désireux⋅ses de mettre en place la transition avant de gagner la bataille politique.

Après 10 à 15 années de ce régime, les domaines précédemment évoqués ne sont plus vraiment « nouveaux » et ont montré toute leur limite pour engager une vrai transition écologique. Un certain nombre d'étudiant⋅es ingénieur⋅es actuel⋅les ne les considèrent plus comme une véritable option satisfaisante mais plutôt comme la moins mauvaise des options… Il recherchent donc une radicalité plus affirmée, qui s'attaque à la croissance (pour le dire simplement, et si ce n'est pas la croissance économique, c'est à minima la croissance de consommation d'énergie, de matière et de surface). Seulement, les étudiant⋅es ingénieur⋅es ne souhaitent pas nécessairement se transformer en militant⋅e politique, ils et elles ne sont pas formé⋅es/conditionné⋅es pour rentrer dans une entreprise et changer son fonctionnement et ses objectifs (dommage ?). L'attrait des Low-tech pourrait-il venir de la traduction d'une ambition politique en « langage technique » ?

Le mot Low-tech a l'avantage de ne pas pouvoir s'appliquer aux grands projets techniques et industriels actuels (voiture électrique et autonome, 5G, internet des objets, etc.), et de ce fait, il est idéal pour porter la transition écologique radicale, que de nombreux ingénieur⋅es appellent de leur vœux, souvent plus par rigueur scientifique que par envie de radicalité. Se revendiquer adepte des Low-tech, ce serait donc prendre une posture politique de rupture, sans forcément s'en rendre compte ?

Travailler pour le bien commun

Utile. Ça devrait être une évidence et pourtant combien d'ingénieur⋅es peuvent témoigner de questionnement sur l'utilité de leur travail… « Je dessine les trajets piéton pour maximiser le nombre de boutique qu'ils vont croiser », « Je développe un système pour démarrer une cafetière par Bluetooth », « Je modifie les paramètres de simulation pour rester dans le cadre de la réglementation »… Aujourd'hui travailler pour le bien commun est un luxe que tou⋅tes les ingénieur⋅es ne peuvent pas s'offrir.

Les Low-tech interrogent les besoins, pour ne pas tomber dans l'inutile. En interrogeant les besoins, on se tourne vers les utilisateur⋅rices, et l'ouverture de ce dialogue n'est pas forcément habituelle ni systématique. Dans une grande entreprise combien de couches de vendeurs⋅ses, stratégie commerciale, marketing, contrôle de gestion, faut-il avant de faire appel à un⋅e ingénieur⋅e/concepteur⋅rice ? Les cahiers des charges ont des objectifs de rentabilité qui ne tiennent pas toujours compte des besoins des consommateur⋅rices (qui ne sont plus appelés « utilisateur⋅trices » depuis bien longtemps…). L'injonction à vendre peut aller en contradiction totale avec le besoin (obsolescence programmée) ou parfois le détourner.

Pour remettre le bien commun au centre des préoccupations, il faut sortir et rencontrer les utilisateur⋅trices, échanger, se confronter, parfois même il faut voyager (car les produits voyagent), sortir des objectifs à court terme, trouver les secondes et troisièmes vies des produits, concevoir aussi pour ceux-là. Pour être solidaire de celleux pour qui le neuf n'est pas accessible,le « lien social » est régulièrement mis en avant dans le cadre d'application des Low-tech. Par ailleurs, il faut libérer les sciences et techniques, à travers l'open-source, partager les découvertes et les laisser libres d'être adaptées en fonction des situations locales, s'attaquer à la normalisation de nos modes de vie, sans renoncer aux normes protectrices.

Du refus de l'élitisme à la démocratie technique

Le mot Low-tech, en allant contre le High-tech, porte un refus de l'élitisme [technique]. En effet, aller contre le High-tech permet de prendre le contre pied de « l'excellence », de « l'innovation », c'est accepter que nous avons fait fausse route, que la recherche d'une performance et d'une miniaturisation dont nous n'avons plus besoin n'était finalement pas une bonne idée. C'est aussi la revanche du manuel et de l'artisanal sur l'abstraction et l'industrialisation.

Évidemment il ne s'agit pas de faire basculer d'un dogme vers un autre mais de ré-équilibrer nos valeurs. Ce ré-équilibrage tend aussi à poser une autre question : qui constitue l'élite et y a-t-il une élite ? Si ce n'est pas l'ingénieur⋅e concepteur⋅rice et innovant⋅e, et que ce n'est pas non plus l'artisan⋅e habil⋅e et expérimenté⋅e, il nous faudra peut-être finalement accepter de renoncer à un⋅e expert⋅e plus qualifié⋅e que les autres pour décider de l'avenir technique de notre société ?

Refuser l'élitisme, développer l'horizontalité, donner à tous les acteurs et à toutes les paroles une légitimité dans les choix techniques et politique. C'est finalement indispensable pour mettre en œuvre une certaine « démocratie technique ». L'idée n'est pas de demander à tous le monde de dimensionner l'épaisseur d'une poutre ou la puissance d'un moteur, mais plutôt de concevoir que l'ensemble de la société a droit à la parole lorsqu'il s'agit de définir ce qui est utile, ce qui est accessible et ce qui est durable… On ne peut plus accepter qu'un⋅e expert⋅e scientifique et technique définisse à notre place le bien commun. Dans la recherche, la conception, le développement, la production ou l'application, l'ingénieur⋅e doit trouver des institutions représentatives, capable de formuler une direction crédible, qui lui donne la légitimité suffisante pour agir, en accord avec les sciences et la société.


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un article repris du site du campus de la transition, une publication sous licence CC by sa

Du 26 au 31 juillet ,le Campus de la Transition a co-organisé et accueilli cette 3ième édition de la SALT. Comme pour les deux premières éditions, l'événement était co-organisé par le groupe “Créer les alternatives” du réseau des Ingénieur·es Engagé·es ainsi que l'association OseOns (Our Shared Energies – Our Network Solutions).

Le choix du Campus n'était pas anodin, et faisait écho à la démarche low-tech menée par les habitant·es depuis plus d'un an (projet ORFEE). Une belle occasion de permettre pour le Campus d'aller plus loin notamment dans l'aspect pratique de fabrication et de test de prototypes de “basse technologie”.

Alors c'est quoi une démarche low-tech ? Si la question a été débattue par les participants, elle mérite tout de même un minimum de définition pour la plupart des néophytes. Une démarche low-tech, c'est autant une approche technique qu'une philosophie de vie (Retour sur la SALT 2020). Et c'est en partant de cette approche que les organisateur·ices ont construit un parcours sur 3 objectifs forts : dispenser une formation théorique et pratique sur des projets concrets, utiles et durables pour les humains et l'environnement ; répondre aux besoins locaux du lieu d'accueil ; vivre une expérience sociale riche, avec un groupe aux origines socio-culturelles variées, dans un esprit de partage, d'entraide et de bienveillance.

Et pour ce qui est du résultat technique c'est une belle production en quelques jours :

  • Fabrication d'un système de douche solaire avec cabine et panneau solaire thermique, réalisés majoritairement à partir de matériaux de récupération. La société EclowTech – à laquelle le Campus louait déjà deux panneaux et deux cabines depuis le mois de mai – est revenue pour animer un atelier de fabrication d'un troisième jeu.
Douches solaires
  • Fabrication d'une machine à énergie musculaire à pédale possiblement multifonction, accompagnée par l'association Chemins de Faire. La première – et pour l'instant unique – fonction a été ciblée pour la cuisine du Campus : permettre de monter les blancs d'œufs en neige pour des grosses quantités, et sans énergie électrique !
Batteur à pédale
  • Fabrication de fours solaires à caisson, avec l'accompagnement de l'association Inti Energies Solidaires : au total, six fours ont été fabriqués, dont deux qui viennent compléter temporairement les trois déjà présents au Campus depuis le mois de juin. De quoi faire de belles et régulières expérimentations solaires !
Fours solaires
  • Suite à l'animation d'un atelier théorique approfondi, l'association PicoJoule a accompagné la réalisation d'une micro unité de méthanisation, générant du biogaz et permettant d'allumer une lampe à gaz de manière ponctuelle. Sur les photos ci-dessous, on peut observer l'évolution du remplissage du ballon un mois après la mise en place du système. Cette maquette pédagogique est un premier pas vers une éventuelle unité de méthanisation pour générer du gaz de cuisine à partir des déchets verts du compost et ceux des toilettes sèches.
Biodigesteur

Enfin, deux autres systèmes techniques ont été fabriqués en ateliers :

Si la semaine était assurément très portée sur la technique, les machines ne furent pas les seules à carburer. La philosophie de la low tech c'est aussi cette philosophie de l'écoute, de l'échange respectueux des idées et des différences et de la construction collective de pensée. S'appuyant sur le cadre de sécurité posé en début de semaine rappelant la non performance individuelle, le risque du stéréotype de genre et les bases de l'écoute active, des temps de débats formels ou informels ont nourris chacun au-delà des simples découvertes techniques. Des questions de fond furent abordées comme s'interroger sur sa définition des low-tech, la place de la technique dans son quotidien ou encore quelle place pour ces technologies à l'échelle individuelle, collective/citoyenne, industrielle, voire entrepreneuriale ?

Assemblée SALT

Enfin, dans un objectif d'ouverture au territoire, la semaine s'est terminée par une journée découverte le samedi 31 juillet, pendant laquelle les participant·es ont pu présenter au public leurs réalisations et partager leur expérience de la semaine.

Et si nous devions faire un bilan de cette semaine joyeuse, deux points remonteraient fortement : le plaisir de l'ensemble des personnes qui ont partagé cette semaine, et un bel équipement pour le Campus, à charge pour les résident·es de poursuivre l'aventure de ces expérimentations.

Article co-rédigé par Florent Husson, organisateur de la SALT.

La SALT est un événement qui a vocation à se diffuser partout en France, et l'équipe d'organisation 2021 est motivée pour accompagner cet essaimage. Pour toutes questions relatives à l'événement, vous pouvez contacter l'équipe à l'adresse salt@ingenieurs-engages.org.


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Un article repris du blog Coopérations de Michel Briand, une publication sous licence CC by sa

Si des initiatives comme les MOOC, les universités thématiques ou les blogs d'enseignants ont permis de mettre à disposition des contenus pédagogiques, la coopération ouverte en co-production, en réutilisation par des enseignants ou formateurs de structures différentes est peu courante.

La plate forme Yeswiki, (utilisée notamment dans les Riposte Créative) propose aujourd'hui un gestionnaire de contenus (LMS) conçu pour faciliter la coopération ouverte en formation que nous allons présenter à travers quelques interviews d'acteurs impliqués.

Cette démarche s'inscrit dans la réponse à l'urgence de la prise en compte des transitions écologiques dans l'enseignement supérieur et en formation des adultes.

Des contenus ouverts mais peu réutilisables

Depuis quelques années les cours massivement ouverts en ligne (MOOC) ont permis un accès à des centaines de formations en créant une rupture par rapport à la tradition française des portails de cours "fermés à clé" et réservés aux étudiants inscrits à un cursus qui est la règle dans la plupart des universités et écoles d'ingénieurs ou de commerces en France.

Aujourd'hui, les expériences de coopération entre enseignants de différents établissement à l'image du MOOC gestion de projet initié par Rémi Bachelet sont peu fréquents. Même au sein des groupements d'universités ou d'écoles les cours sont rarement partagés et réutilisés d'un établissement à l'autre. en sont un exemple rare.

Les unités de cours des plate forme sont consultables, parfois réutilisables par l'attribution par l'enseignant d'une licence Creative Commons. Toutefois, leur import et réutilisation dans un autre cursus n'est pas facile.

Ni les étudiants, ni les adultes en formation n'ont généralement la possibilité d'exporter les contenus de formations suivis, ni de les commenter ou de les réutiliser eux-mêmes.

C'est tout le chemin pour aller vers de réels communs pédagogiques.


L'expérience des Riposte Créative

Durant la crise du Covid, les Riposte Créative : Territoriale avec le CNFPT, Bretagne, Pédagogique ont montré l'intérêt d'un espace ouvert pour mettre en réseau les initiatives et développer des pratiques collaboratives en réponse aux problèmes rencontrés notamment en période crise où les solutions toutes faites n'existent pas.

Dans l'esprit de l'outil convivial (1), la plate-forme Yeswiki permet une implication de toute personne intéressées, une ouverture au delà du groupe restreint, qui donne à voir et relie.


De par sa conception centrée sur la coopération ouverte (2) l'outil permet la réutilisation de fonctionnalités d'un espace à l'autre telles que la duplication de bases de données (formulaires et contenus) et plus généralement facilite la création d'un espace collaboratif en s'inspirant des espaces existants comme le montre par exemple Riposte Créative Gironde. Les idées des uns servent aux autres comme les cercles apprentissage initiées avec le CNFPT et repris dans d'autres Ripostes.


Ces espaces collaboratifs en coopération ouverte, en réponse à la crise du Covid, augmentent le pouvoir d'agir. Il expérimentent aussi un fonctionnement en archipel et font vivre de nouveaux communs.

Face à l'urgence des transitions écologiques, l'usage de tels espaces collaboratifs peut aussi faire partie de la réponse comme nous l'écrivions lors des rencontres Co-construire 2019 à Tournai dans Coopération ouverte pour un monde vivable et désirable (4).

-* L'urgence ne nous permet plus d'attendre, il n'est pas possible de réinventer chacun dans son coin. Le partage sincère c'est permettre aux autres de réutiliser ses contenus de formation, ses techniques d'animation, ses retours d'expérience et ne pas les garder pour soi ou son groupe.
_* Agir ensemble demande une confiance, une ouverture à l'autre qui reconnaît, en humilité les compétences, les savoir faire de chacun.e.

  • Le vivre ensemble des futurs désirables demande un changement de posture où nous enrichissons de la diversité de nos pratiques de nos histoires, nous démultiplions nos forces en transition.

La transition écologique et la formation

En quelques mois des dizaines d'initiatives ont émergé pour prendre en compte la transition écologique dans l'enseignement supérieur et en formation.

Aujourd'hui, nous n'avons plus le temps ni les moyens d'y travailler chacun.e de notre côté en réinventant les contenus de formation.

Nous avons beaucoup à gagner du développement de pratiques collaboratives en partage sincère, qui permette la réutilisation en confiance, protégé par des licences comme Creataive Commons. Cette question est au coeur du groupe de travail « Coopération ouverte pour la transition écologique » initié par Riposte Créative Pédagogique.

La communauté des développeurs de yeswiki, a mis en place cette année des fonctionnalités de gestion de contenus favorisant plus encore a réutilisation de contenus, modules et parcours qui ouvre l'opportunité d'expérimenter de petits pas irréversibles de coopération en matière de formation.

Pour l'illustrer, voici quelques interviews de personne qui ont participé à son développement ou qui le mettent déjà en oeuvre dans le domaine de l'animation de projets collaboratifs et de la transition écologique en formation.

Et rendez vous le 27 septembre à 16h pour une présentation de l'outil et de la démarche dans le cadre des webinaires de Riposte Créative Pédagogique. (lien d'inscription à venir et envoyé auxparticipants au groupe).


les interviews

- Gatien Bataille, animateur de la formation à la coopération : Cooptic belgique. et organisateur des rencontres Co-construire.
- Jeremy Dufraisse co-développeur du gestionnaire de contenus de Yeswiki
- Laurent Marseault, le partage sincère, du temps pour l'essentiel (à venir)
- Florian Schmitt, développeur du LMS et accompagnateur de son usage par les Colibris (à venir)

Quelques textes en liens


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- la suite des articles "Numérique responsable"

Résilience et Education


une page pour partager des ressources et co-construire une bibliographie sur Résilience et Education

les publications en 2021

Résilience via le magazine Innovation Pédagogique

Une évolution de la conférence "La coopération, un changement de posture : vers une société de la coopération ouverte" [1] donnée à QPES 2019 "Questions de Pédagogies pour l'enseignement supérieur", pour l'intervention au réseau des travailleurs sociaux Humacitia, le 18 juin 2022.

Vous trouverez ici le diaporama commenté de cette intervention.

Une présentation qui prend en compte l'expérience des Riposte créative initiés en réponse au confinement et qui se prolongent aujourd'hui face à la crise climatique et la préparation du 10ème Forum des usages coopératifs sur la convergence des transitions.


Une facilitation graphique de Julie Boiveau mise à dispositiuon sous licence CC by sa nc

La problématique

La coopération, la capacité à innover, la créativité, figurent en tête des référentiels des compétences attendues dans ce 21ème siècle d'une société transformée par nos usages du numérique et confrontée à l'urgence des transitions. L'abondance des contenus numériques, des innovations sociales et des initiatives locales appellent à des changements de posture pour "faire avec", "être en attention", "donner à voir", apprendre à coopérer et développer les communs.

Des années d'expérience dans le développement des pratiques collaboratives dans la société nourriront cette présentation centrée sur l'apport de la coopération ouverte et son importance face aux crises vécues.

Freins et facilitations seront illustrés et déclinés dans le domaine de la formation au travers d'interviews d'acteur.ice.s publiés dans histoires de coopérations.

Les crises du covid et celle plus grave encore et à venir du changement climatique appellent à une démarche collaborative en coopération ouverte qui associe chacun.e dans une démarche d'intelligence collective qui renforce son pouvoir d'agir.

Les Riposte Créative initiés durant la crise serviront d'exemples pour illustrer des processus collaboratifs qui peuvent contribuer aux transformation nécessaires pour que notre planète soit vivable et désirable.


- Le diaporama du 18 juin 2022 (pdf) :

Les diapos avec les liens et quelques commentaires


Diapo 1


Je fais le choix d'explorer aujourd'hui la coopération ouverte c'est-à-dire une forme de coopération qui donne à voir et met en partage au-delà du seul groupe d'acteur.ice.s concerné.e.s et permet l'implication des personnes dans les processus de transformations profondes que nous traversons.

Cette présentation se déroulera en 4 parties :

  • d'où vient la notion de coopération ouverte ? le lien avec les communs ;
  • comment cette pratique est d'abord un changement de posture ?
  • les compétences, freins et facilitations de la coopération au croisement d'un travail universitaire et d'une série d'interviews d'acteur.ice.s de la coopération ;
  • la coopération pour un monde vivable et désirable.

Diapo 2


D'où je parle ...

- Innovation pédagogique : https://www.innovation-pedagogique.fr/

L'auteur : Michel Briand est professeur émérite à l'IMT Atlantique et animateur du site contributif « Innovation Pédagogique » sur l'enseignement supérieur francophone. Il a été membre du Conseil National Numérique (2013-16). Élu au numérique, à la démocratie locale puis à l'économie sociale et solidaire à Brest, de 1995 à 2014, il a développé une démarche facilitant l'implication, le pouvoir d'agir avec le souci d'une e-inclusion. Acteur des réseaux coopératifs et des communs il édite un blog sur les démarches contributives et donne à voir ce qui motive les personnes à coopérer et participer aux communs. Il co-anime les sites ouverts « a-brest.net », « Bretagne-créative.net » et les événements tels Brest en communs ou le Forum des usages coopératifs. Dans le contexte du confinement il a co-initié les Riposte Créative, outil collaboratif, prolongé aujourd'hui en réponse aux crises traversées.



Diapo 3


Dans cette première partie je vais décrire l'origine de ce terme de coopération ouverte qui a émergé dans une société transformée par nos usages du numérique. Je le relierai à la renaissance des communs favorisée par l'abondance auquel nous confronte pour la première fois de son histoire le numérique.

La notion de compostabilité s'interrogera sur les conditions de réutilisation des idées.

Je finirai par présenter quelques initiatives qui sont autant de facettes du partage et de la coopération ouverte.


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Je reprends ici quelques éléments d'un article écrit avec Elzbieta Sanojca, auteure d'une thèse sur la coopération en préparation du 8éme Forum des usages coopératifs. Comme de nombreux termes qui désignent des pratiques liées au usages du numérique la “coopération ouverte” a une origine anglophone. La plus ancienne source trouvée est un de David A. Curry sur le système d'exploitation UNIX qui décrit en 1992 comment les informaticiens coopèrent. La “coopération ouverte” est associée au modèle du logiciel libre et d'un environnement de travail ouvert où les personnes coopèrent en mettant en partage leur productions.

Pour Laurence Lessig, inventeur des licences Creative Commons les plateformes ouvertes favorisent des interactions entre personnes et sont facteur de créativité et d'innovation.

Selon notre exploration, le terme est utilisé pour la première fois en France en 2006 par Dominique Cardon, pour décrire les “racines du modèle de l'innovation ascendante”, issues du travail d'Eric Van Hippel comme :

  • la nécessité de trouver par soi-même des solutions adaptées à ses besoins :
  • une proximité avec les usages ;
  • si bien que chercher à la protéger et à contrôler ses utilisations affaiblit sa qualité ; et ses chances d'attirer à elle l'attention des industriels.

En 2012, Joël Candau dans "Pourquoi Coopérer ?" introduit une approche anthropologique de la coopération ouverte opposant : un altruisme « de clocher » , borné au groupe d'appartenance (famille, « communauté », nation, etc.) qu'il nomme coopération fermée et un altruisme où la coopération va au-delà des limites de ce groupe qu'il appelle coopération ouverte.

C'est à partir de ces années 2012 et 2013 que le terme va entrer dans le champ des acteurs de la coopération, que l'on peut aussi relier aux travaux de Jean Michel Cornu sur de nouvelles approches de la coopération.

Michel Briand l'introduit dans la conférence "Territoires en réseaux : d'internet aux innovations sociales ouvertes" :

La coopération ouverte est un profond changement de culture dans une société où le travail est organisé de manière cloisonnée et hiérarchique. Apprendre à donner à voir, copier, réutiliser, partager demande du temps parce que ce n'est pas dans nos habitudes. Aujourd'hui l'innovation ouverte progresse dans les entreprises où elle stimule la créativité, dans les services où elle favorise l'implication des personnes, dans le tiers secteur où elle est facteur d'innovation sociale.

- avec en lien la carte ouverte Open Street Map en "live"


voir aussi


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De la même façon que l'émergence du numérique a favorisé le développement de pratiques de coopération ouverte, l'abondance des biens numériques non rivaux et non exclusifs a permis une renaissance des communs pour reprendre de titre de l'ouvrage de David Bollier dont le sous titre est d'ailleurs « Pour une société de coopération et de partage. »

Un bien est non rival lorsque sa consommation par un agent n'affecte pas la quantité disponible pour les autres agents, et l'air en est un exemple

Il est exclusif lorsque l'usage par l'un empêche celui d'un autre tel un jouet d'enfant
Comme le définit Elinor Ostromdans Governing the Commons 1990« les biens communs (ou simplement « communs ») sont des ressources, gérées collectivement par une communauté selon une forme de gouvernance qu'elle définit elle-même ».

Pour expliciter la définition, je prendrai l'exemple des jardins partagés ou un groupe d‘habitants, souvent du quartier, cultivent un jardin et se répartissent la récolte selon des règles qui vont varier d'un jardin à l'autre.


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Les communs numériques tel wikipedia organisent la production de contenus réutilisables . Ils sont ainsi une forme de coopération ouverte puisqu'ils s'adressent à tous. Comme l'indique cette présentation des 8 principes d'Elinor Ostrom , si vous avez déjà contribué à cette encyclopédie vous avez pu vous rendre compte que cela ne se fait pas sans règle : les contenus (textes, images) doivent respecter la licence CC by sa, citer leurs sources, respecter un principe de neutralité.

Les Communs existent quand l'action collective vient transformer une ressource en un moteur de cohabitation, de démocratie et de co-construction d'un futur partagé.

dans Les communs candidats aux municipales, Vecam 2014

C'est ce qu'explore le projet Erasmus « les communs en actes » auquel j'ai participe avec la 27éme région, l'association savoirs communs et les villes de Grenoble, Brest et Lille. Nous avons visité les communs dans 8 pays européens : ce sont par exemples les chartes communales entre une municipalité et un groupe d'habitant qui prend en gestion une rue ou une école en dehors des heures d'utilisation, en Italie [2] les dizaines de friches urbaines réhabilitées à Bruxelles ; ou la dynamique « Barcelone en communs » de la précédente municipalité des dynamiques portées aussi en France par la Coop des communs.

Les Communs ouvrent une troisième voie entre service public et le monde marchand. Ainsi les contenus des MOOC d'OpenClassroom sont réutilisables en formation non marchande alors que ce n'est pas la cas de certains MOOC d'universitaires pourtant salariés de la fonction publique qui lorsqu'ils sont sous copyright interdisent par défaut une réutilisation des contenus. En s'appuyant sur la capacité de collectifs à porter de l'innovation et de la transformation sociale, les Communs sont susceptibles d'enrichir nos démocraties représentatives et de contribuer aux transitions que nos sociétés doivent inventer.

C'est en ce sens que cette l'émergence des communs peut être associé à un nouvel imaginaire, mais sur les 1000 jardins partagés et composteurs collectifs en Bretagne accompagnés par l'association Vert le jardin, peu des 15 000 personnes concernées se considèrent comme des « commoneurs ». Comme la coopération ouverte, les communs sont une idée en émergence.

- voir aussi :

  • Les Communs, candidats aux municipales par Vecam 2014.
  • "Facilitatrice, protectrice, instituante, contributrice : la loi et les communs", septembre 2016, par Valérie Peugeot, Contribution au colloque de Cerisy - Vers une république des biens communs ? - Septembre 2016 – Version de l'auteur.

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La coopération ouverte rejoint aussi des enjeux de société. Nous comprenons aujourd'hui que les conditions matérielles de notre monde ne permettent pas une croissance et un progrès présentés hier comme naturels.

Nous sommes rentrés dans une période appelée anthropocène pour désigner cette ère de l'homme comme un temps géologique profondément marqué par l'activité humaine. Aujourd'hui les questions du climat interrogent notre survie même.
Pour limiter l'impact et le nombre de ces déchets, de nombreuses solutions se développent et une multitude d'expérimentations sont en cours : mouvement zéro déchet, bacs à compost, repair cafés, ressourceries, etc.

Dans ce monde où toute l'humanité est en interaction , Joel Candau interroge l'articulation entre une coopération fermée qui s'appuie sur l'appartenance à un groupe, une nation avec son corollaire d'identité et de risque de stigmatisation de l'autre et la coopération ouverte à tous.

Cette question de la coopération ouverte et des communs prend alors un sens sociétal.

C'est dans cet esprit d'un écosystéme vivant qu'il est possible d'interroger la production des idées au regard de la compostabilité. Qu'en est-il lorsque l'on aborde une autre des productions humaines, omniprésente à l'ère du numérique : celle des connaissances ? La seconde vie des idées, de l'immatériel, de nos projets reste un impensé alors même qu'ils sont le fruit de notre énergie vitale, ressource irremplaçable s'il en est.

La compostabilité : pour un écosystème de projets vivaces, via Laurent Marseault et Romain Lalande, sur Vecam, 2014.

Dire qu'ils ne sont pas compostables, c'est entrevoir qu'à la mort du projet, celui-ci va faire des tas de déchets que l'on ne pourra pas recycler et des disques durs pleins de projets qui ont été fabriqués mais que personne ne peut réutiliser. Le fait d'aller chercher dans le monde du vivant des critères que l'on pourrait essayer d'appliquer, je trouve cela intéressant et pertinent. En pratique, cela sous-tend de travailler dès le démarrage d'un projet sur sa compostabilité. Autrement dit, on va se débrouiller pour laisser des petits grains du projet à des niveaux réutilisables par d'autres : des photos, par exemple, avec des formats ouverts et partagées au maximum pour que tout le monde puisse les réutiliser des contenus ouverts et accessibles pour que d'autres personnes puissent les réutiliser.

voir aussi :

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Nous retrouvons ce souci de la coopération et du partage dans un archipel d'idées et d'initiatives :

En voici quelques uns :


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Une démarche décrite dans l'article : "Retour d'expérience sur une politique publique du numérique à Brest, Premier pas vers une gouvernance contributive"


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Dans cette troisième partie nous allons croiser deux approches :

  • une basée sur les compétences pour coopérer, issue d'un travail universitaire ;
  • et une seconde, issue d'une trentaine d'interviews d'acteurs de la coopération ouverte qui serviront d'illustrations.

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Le nuage de mots construits à partir des mots clés cités dans les 31 interviews d'acteur.ice.s de la coopération dans Histoire de coopérations


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Le terrain de recherche concerne l'étude de cas de la formation professionnalisante « Animacoop : Animer un projet collaboratif ». C'est une formation « hybride » c'est-à-dire en partie à distance et en partie en présence d'une durée de 3 mois. Elle est destinée aux personnes impliquées dans un projet coopératif. Ce sont le plus souvent des acteurs professionnels d'associations et de collectivités locales et dans une moindre mesure d'entreprises ou de bénévoles.

72 réponses obtenues ont permis de valider le cadre de référence des compétences collaboratives composé de 34 items de compétences collaboratives issus de la revue de littérature Ce cadre aborde la collaboration dans une logique temporelle et prend en compte un « avant », un « pendant » et un « après » du processus collaboratif. C'est à ce cadre que les données collectées ont été confrontés.

Le terme de « compétences charnières » désigne des compétences sans lesquelles, la collaboration serait difficile à mettre en œuvre. Elle ont été définies par le procédé de triangulation des meilleurs résultats, obtenu à partir des trois outils de collecte : questionnaire, entretiens compréhensifs et observations élicitées.

Trois d'entre elles sont appelé « compétence pivots », puisque leur présence modifie la qualité du processus collaboratif, comme cela pu être observé dans les 4 projets suivis pendant plusieurs mois" dans La coopération ouverte, un concept en émergence

voir aussi

  • Sanojca, E. (2018 a). Les compétences collaboratives et leur développement en formation d'adultes. Le cas d'une formation hybride. Thèsede doctorat en Sciences de l'éducation. Rennes, Université Rennes 2.
  • Sanojca E. (2018 b). « L'état d'esprit collaboratif », « faire avec » et « avoir le souci des communs » : trois pivots pour coopérer, articledu blog Coopérations, article en ligne, mars 2018.

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La disposition à coopérer est une condition sine qua non de la coopération ». Si les personnes ne disposent pas d'une telle attitude, elles auront tendance à privilégier les relations compétitives et donc à freiner la collaboration, voire la rendre impossible.

dans La coopération ouverte, un concept en émergence

Si des personnes n'ont pas d'élan, ne croient pas réellement dans les possibles du projet alors ce sera compliqué... Je me souviens avoir tenté de collaborer avec une personne qui à chaque fois avait en tête et listait ce qui n'allait pas fonctionner

Monique Argoualc'h, coopérer en attention, avec des élèves en dispositif relais

voir aussi

Mes élèves m'ont appris une condition et un but des Coopératives pédagogiques : nous devons changer de posture en tant qu'enseignants. Il nous faut considérer que nous devons rester des apprenants tout au long de notre vie d'enseignants. Auprès de mes élèves, j'ai appris à oser, à prendre des risques, à lâcher prise, à lancer des activités en ne sachant pas forcément où on allait. Enseigner, cela peux être une aventure. A l'École, les élèves, tous les élèves, travaillent quand le travail a du sens ce qui est le cas lorsqu'il a un destinataire. On lit, on écrit, on publie… pour quelqu'un !

Jean Michel Le Bault, dans cette interview


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Lorsqu'elle se manifeste, renforce l'engagement des personnes dans le projet collaboratif et leur motivation à travailler ensemble. A l'inverse, dans un projet collaboratif pensé par une personne seule, son énergie passerait à « pousser » d'autres à y entrer, à mobiliser. Et souvent, son projet dit « collaboratif » s'arrête à cette étape.

dans La coopération ouverte, un concept en émergence


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Elle indique la maturité du groupe et consolide l'engagement à long terme. Elle rejoint l'importance croissante prise par les communs dans de nombreux projets.

dans La coopération ouverte, un concept en émergence

voir

Tela Botanica est un réseau collaboratif de botanistes francophones dont 80 % résident en France1 (environ 45 000 inscrits au total). L'idée que l'on peut se faire du partage n'est pas la même. Mettre les données sous licences libres, réutilisables, y compris de manière commerciale est plus compliqué et cela nous a demandé plusieurs années alors qu'en réalité personne ne fait d'argent avec ces données que l'on met en partage !

La première année on a été surpris par le nombre de fils de discussions : environ 20 000 ! Soit plus de 100 000 messages émis durant les six semaines du MOOC ! C'est ainsi que l'on a vu apparaître des demandes du type : « j'habite près de telle ville (aussi bien en France qu'en Nouvelle-Zélande ou au Canada), est-ce qu'il y a d'autres gens à proximité qui suivent le MOOC ? Pour le dernier MOOC je crois que l'on a eu 120 groupes

Tela botanica les pro-am producteurs de connaissances mises en commun
dans Interview de Daniel Mathieu, fondateur de Tela Botanica

voir aussi

  • Outils réseaux une organisation économique « en partage » qui fonctionne

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Elle indique la maturité du groupe et consolide l'engagement à long terme. Elle rejoint l'importance croissante prise par les communs dans de nombreux projets.

Pour moi, c'est l'Ego. Un sacré morceau. Quand certains cherchent à exister par ce qu'ils donnent à voir. Quand, fondamentalement, ils ne veulent pas donner et partager. Avec une sorte de condescendante, ils pensent avoir tout inventé et être les premiers. Sans penser deux secondes qu'ils ne sont que d'humbles maillons d'une grande chaîne qui les dépasse. Je pense que ceux-là ne sont pas dans le partage sincère et souvent pas non plus dans l'écoute apprenante. Ces personnes disent qu'elles écoutent mais en fait elles ne tiennent aucunement compte de ce que disent les autres, elles ne sont pas dans l'écoute re-formatrice. Quand les gens n'ont pas travaillé cette notion-là, la coopération devient compliquée.

Laurent Marseault : la coopération ouverte : un partage sincère !

Les représentations que l'on peut avoir des modèles existants. Par exemple celle qu'un groupe ne peut fonctionner qu'avec un leader. On peut passer du temps à partager la démarche, le projet, comment cela a été mis en place, ce qui se joue dans un échange entre les personnes plutôt horizontal que vertical, que la responsabilité d'animer un rendez-vous est un rôle qui n'est pas figé sur une personne, il y a parfois des choses qui ressortent et qui freine la coopération comme « il faut bien un leader » « les modèles qui fonctionnent ne sont pas cela ». Même si d'autres récits existes celui encore dominant du modèle pyramidal, freine les projets en coopération.

Interview de Benoit Vallauri, acteur de réseaux coopératifs de la culture et animateur du Tilab


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Les démarches en coopération nécessitent de s'autoriser à prendre du temps, le temps pour instaurer de la confiance entre les personnes, le temps de réfléchir à ce que l'on fait et comment on va le faire, le temps de tester les choses de les observer pour réinterroger le cadre que l'on est en train de construire .

La coopération, c'est aussi ce temps pour réfléchir à comment on va travailler ensemble. C'est un aspect que l'on aborde souvent avec les participants des rendez-vous 4C, consacrer du temps à regarder comment ça fonctionne et chercher comment ça pourrait mieux fonctionner.

Interview d'Angélique Robert, facilitatrice de l'engagement des publics


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- le réseau Interpole


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Confronté à un confinement qui rendait caduque les dispositifs de formation existants, la direction innovation innovation nous a sollicité pour agir en "Riposte Créative". Avec Laurent Mrseault nous avons proposé un espace collabortaif ouvert et convivial (au sens, d'Ivan IIlich qui )
Cette mise en oeuvre qui se prolonge encore aujourd'hui avec l'expérimentation des cercles d'apprentissage, nous a incité à l'expérimenter rn Bretagne et dans l'enseignement supérieur francophone.


voir aussi


- Coopération ouverte pour un monde vivable et désirable (Tournai 2019)




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- Laurent Marseault : la coopération ouverte : un partage sincère !

- " Favoriser la bienveillance, l'écoute, la confiance, le partage des connaissances et la transparence", interview de Bénedicte Gastineau, vers un fonctionnement collaboratif d'un laboratoire de recherche et d'enseignement

Et pour terminer une proposition d'écouter la musique de wikipedia en écriture

un lecteur multimédia qui traduit de façon ludique les « modifications récentes » apportées à Wikipédia.

Chaque édition engendre un son, ce qui produit une musique orchestrale relaxante et mélodieuse, en mode pentatonique2. Les cloches issues d'un célesta correspondent à des ajouts (« (+x) ») apportés à des pages de Wikipédia, les cordes d'un clavicorde à des retraits (« (-x) ») de page. De plus, la hauteur dépend de la taille de l'édition. Un nouvel utilisateur ayant créé un compte sera accueilli par un accord au violon


[1] la conférence filmée à QPES 2019

[2] reprise aujourd'hui à la ville de Grenoble


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Un article repris du magazine The Conversation, une publication sous licence CC by nd

Traditionnellement discrètes et à distance de l'agitation caractéristique du débat public, les écoles d'ingénieurs ont été récemment placées au centre de l'attention médiatique. En effet, le 30 avril dernier, à l'occasion de la cérémonie de remise des diplômes organisée par l'école d'agronomie Agro ParisTech, un discours prononcé par huit élèves ingénieurs a suscité une onde de réactions particulièrement conséquente.

Vivement critiques du modèle économique capitaliste, du secteur industriel jugé néfaste sur le plan écologique et des promesses techno-scientifiques présentées comme des instruments de préservation de l'ordre existant, les propos tenus révèlent une dimension revendicative peu répandue au sein d'un corps professionnel qui exprime généralement un faible intérêt pour les questions d'ordre social et politique.

Des étudiants d'AgroParisTech refusent les « jobs destructeurs » promus par leur école.

S'il demeure numériquement minoritaire dans le champ professionnel en question, l'engagement écologiste des ingénieurs prend une ampleur inédite depuis la fin des années 2010. En effet, on observe entre 2017 et 2019 l'émergence de plusieurs organisations dédiées aux enjeux écologiques et fondées, totalement ou en partie, par des élèves ingénieurs, parmi lesquelles « La Bascule », « Ingénieur·e·s Engagé·e·s », « Pour un réveil écologique » ou encore « Together for Earth ».

Si les arènes mobilisées pour porter la défense de la cause sont nombreuses, notamment économiques et politiques, l'une d'entre elles apparaît particulièrement sollicitée : l'arène scolaire. L'école d'ingénieur elle-même devient dès lors le lieu où peuvent être menées des actions collectives et exprimées des revendications, ainsi que l'atteste le discours des élèves ingénieurs agronomes évoqués plus haut.

Actions sur les campus

Le choix des écoles d'ingénieurs comme terrain de lutte n'est pas tout à fait récent et n'apparaît par ailleurs guère étonnant dans la mesure où ces dernières peuvent être appréhendées comme des institutions « enveloppantes ». En effet, ces établissements concentrent, par une vie associative habituellement très intense et la construction d'une identité collective particulièrement marquée, l'essentiel des activités et de l'attention quotidiennes des élèves ingénieurs durant leur formation.

On observe ainsi l'émergence au cours des années 2000 de groupes d'élèves organisés en clubs ou en associations et mobilisés sur les questions environnementales. Les actions mises en œuvre peuvent être d'ordre moral d'une part et viser à faire changer les comportements individuels des pairs à travers par exemple la vente de paniers de légumes, de mise à disposition de fruits frais ou encore par la suppression des gobelets plastiques à la cafétéria.

Des actions menées sont d'ordre pédagogique d'autre part et cherchent à sensibiliser aux diagnostics scientifiques établis au sujet de l'urgence écologique et de ses différentes composantes, dont le changement des climats, la destruction de la biodiversité ou encore les multiples épisodes de pollution. Il s'agit ici de proposer des projections de documentaires, des conférences, des animations ludiques ou encore des séances de discussion autour de rapports scientifiques, généralement ceux publiés par le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat).




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Ces deux catégories d'action s'enracinent dans une certaine vision de la cause écologique. En effet, si les mouvements écologistes implantés en France à partir des années 1960-1970 poursuivent l'ambition de transformer le fonctionnement politique et économique des sociétés modernes industrielles, leurs protestations se transforment au cours des années 1980 et s'orientent vers un nouveau registre, celui d'une expertise scientifique et juridique.

Cette nouvelle mise en langage des revendications écologistes permet de formuler des discours subitement plus intelligibles aux yeux d'ingénieurs considérant fréquemment les questions politiques comme irrationnelles car mobilisant insuffisamment la raison scientifique. Co-traités à l'échelle internationale par les ONGE (Organisations non gouvernementales environnementales.) et les institutions mondiales telles que les Nations unies, les problèmes écologiques se voient pris en charge à l'aide d'innovations technologiques et de nouvelles normes réglementaires – souvent peu contraignantes.

Ces solutions n'apparaissent cependant aujourd'hui plus convaincantes pour beaucoup de jeunes ingénieurs investis pour défendre les intérêts écologiques. En effet, les rapports scientifiques publiés, notamment ceux du GIEC et de l'IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), font état d'une situation planétaire toujours plus dégradée. Des entrepreneurs de cause, et notamment des ingénieurs reconnus, proposent une lecture extrêmement critique des mesures politiques et économiques environnementales mises en œuvre qui interrogent par ailleurs les finalités de l'ingénierie.

Une identité professionnelle questionnée

On observe ainsi l'émergence, parmi les ingénieurs écologistes, d'interrogations réflexives afférentes à leur profession, souvent accompagnées d'un sentiment de « perte de sens » fondé sur l'impression d'un écart manifeste entre l'adhésion personnelle à des valeurs associées à la cause écologique et un emploi dont les activités peuvent être jugées néfastes à l'égard de l'environnement.




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La définition même du métier devient ainsi un enjeu de lutte qui se traduit par l'élaboration de nouvelles revendications soutenues par les élèves ingénieurs au sein de leurs écoles. Outre les actions d'ordre moral et pédagogique, ces protestations se dirigent davantage vers les offres de formation proposées par les établissements et se déclinent en deux points.

Le premier exprime le besoin de comprendre les effets écologiques des technologies étudiées et formule explicitement la demande que cette dimension soit abordée au sein des enseignements techniques. Le second s'adresse aux directions des écoles et sollicite l'intégration de cours en sciences humaines et sociales dans les cursus afin d'acquérir des connaissances réflexives et critiques au sujet des sciences, des techniques et de leurs interactions avec la société.

Ces changements importants exigés par ces élèves ingénieurs se heurtent à des difficultés multiples. Outre les freins et les inerties d'ordre organisationnel, logistique et économique, les représentations afférentes au rôle de la technique et de l'ingénieur constituent des obstacles également majeurs.

En effet, les réponses fréquemment adressées aux élèves par les directions des écoles présentent un modèle idéal bien situé du métier d'ingénieur. Ce dernier doit ainsi intégrer les grands groupes industriels et participer au développement du progrès perçu comme linéaire grâce à des innovations technologiques toujours plus sophistiquées.

Cette trajectoire ne semble cependant plus correspondre à l'identité professionnelle désormais recherchée par les élèves ingénieurs. Ceux-ci visent ainsi davantage à enrichir la conception de l'ingénierie en intégrant d'autres dimensions, notamment sur les questions d'éthiques, d'utilité sociale et écologique ou encore de responsabilité politique.

The Conversation

Antoine Bouzin est membre du Réseau Ingenium et de l'Observatoire des formations citoyennes.


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L'expérience étudiante a été profondément bouleversée par la crise sanitaire et les confinements successifs. Les pertes d'emplois, la continuité pédagogique à distance, la fermeture des lieux de socialisation et l'incertitude de l'avenir ont largement contribué à générer un climat anxiogène qui a eu des répercussions sur la santé mentale des jeunes. Ces multiples difficultés ont été largement relayées par les médias.

L'insécurité financière et sociale a rompu les sociabilités propres à la vie étudiante. Comprise comme « l'absence d'une ou plusieurs des sécurités permettant aux personnes et aux familles d'assumer leurs responsabilités élémentaires et de jouir de leurs droits fondamentaux », elle est ici clairement établie, en raison du tarissement des ressources financières et de l'isolement social lié aux mesures restrictives.




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Or, cette insécurité, qui « peut être plus ou moins étendue et avoir des conséquences plus ou moins graves et définitives », tend vers les conséquences les plus dangereuses comme le renoncement aux soins, plus particulièrement dans les spécialités qui ne sont pas prises en charge en totalité par la sécurité sociale. C'est le cas de l'odontologie et des soins psychologiques et psychiatriques. Les psychiatres de secteur 1 – entièrement remboursés – se font rares et les psychologues ne sont pas pris en charge par les mutuelles.

La santé mentale est donc l'un des sacrifices faits sur l'autel de la précarité financière, ce qui n'est pas sans conséquence sur les trajectoires académiques.

À travers une étude quantitative et qualitative, menée d'avril 2020 jusqu'à la fin de l'automne 2020, nous entendons avoir un tableau précis des conséquences de la crise sanitaire sur la santé mentale des étudiants.

Une angoisse accrue par le premier confinement

Le premier confinement a rendu les étudiants inquiets par des conséquences d'une crise économique à court terme (58 % pensaient avoir des difficultés à trouver un job d'été, ce qui pénaliserait leur budget) et à moyen terme (57 % s'inquiètaient de la possible crise économique, surtout des étudiants salariés, les femmes et les étudiants en master).

Leurs peurs concernent également leurs études : 58 % s'interrogeaient sur leur possibilité de passer des examens du fait de la situation de confinement et 64 % s'alarmaient de leur chance de réussir ces partiels. Cette peur de l'échec est plus particulièrement perceptible chez les étudiants boursiers, les femmes et les étudiants en licence. L'arrêt des stages ou de l'alternance s'est avéré problématique pour près d'un étudiant sur deux. 45 % des étudiants étaient également préoccupés par la valeur de leurs diplômes. Enfin, plus de 50 % environ des étudiants se déclaraient inquiets pour leur famille, en ce qui concerne par exemple l'aspect financier ou la santé.




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Comment la pandémie aggrave le mal-être des étudiants


À travers les résultats de l'enquête quantitative et des tests statistiques non paramétriques établissant des corrélations, nous pouvons voir des variations selon le milieu social, le genre et le cursus en cours. Ainsi les plus inquiets, que cela soit sur le plan académique, le diplôme ou la poursuite d'études, sont les femmes, les boursiers, les étudiants en licence mais aussi les étudiants salariés. Cette dernière sous-population est particulièrement concernée par ces différents éléments dans la mesure où l'équilibre entre poursuite d'études et finances est par nature instable et que la majorité de leur revenu pour financer leurs études provient d'un travail salarié avec un contrat de travail très souvent précaire.

Une année supplémentaire dans le supérieur, due notamment à un redoublement ou un refus pour entrer en master, entraîne une année supplémentaire de sacrifices. Or, les étudiants salariés sont déjà, en temps normal plus susceptibles de redoubler et de prolonger cette période de précarité dans la mesure où il existe un seuil de 15 heures de travail salarié hebdomadaire au-delà duquel les chances d'échouer ou de décrocher sont décuplées.

Covid-19 : comment la précarité frappe les étudiants (Le Monde, février 2021).

Concernant l'insertion professionnelle, les étudiants en master se distinguent des étudiants en licence, ce qui s'explique aisément par le fait que l'insertion professionnelle se fera pour eux dans un avenir proche (un ou deux ans) en raison des importantes incertitudes sur le « monde d'après » liées aux conséquences de la pandémie sur le marché du travail et sur l'économie. Les femmes et les étudiants salariés sont également concernés par cette inquiétude d'une potentielle crise économique. Ces sous-populations craignent que le diplôme ne protège plus du chômage et que le « sas d'attente », soit le temps entre la fin de la formation et l'obtention d'un emploi rémunéré à la hauteur de leurs qualifications, s'allonge considérablement.

Un fragile équilibre brisé par le confinement

Issus d'une classe moyenne inférieure, une partie des étudiants bénéficient d'une bourse à un faible échelon et d'une aide parentale minimale. Ils vivent dans une certaine fragilité qui s'est accrue depuis le début de la crise sanitaire. La majorité de cette classe travaillait pour subvenir à ses besoins et pouvoir finir le mois, mais la crise sanitaire et les confinements successifs leur ont fait perdre leur contrat déjà précaire. Tous essayent de faire preuve de résilience car les études supérieures sont pour eux un moyen d'avoir une situation meilleure que celle de leurs parents et gravir l'échelle sociale.

Ces étudiants font preuve de multiples stratégies de coping pour s'en sortir. En majorité, ils n'habitent plus chez leurs parents et comptent sur les aides publiques pour payer en grande partie le loyer. Les bourses et l'aide parentale servent aux autres dépenses contraintes, mais n'autorisent aucun plaisir. Ce manque de latitude financière les enlise dans un isolement social en les contraignant à rogner sur leur budget sorties. Une charge mentale s'installe et le temps à chercher un travail étudiant gagne du terrain sur le temps consacré aux études, ce qui provoque une grande anxiété et une déprime latente.

Quel impact a la crise sanitaire sur la santé mentale des étudiants ? (Brut, octobre 2020).

Tous les étudiants de cette classe déploraient le manque d'action du gouvernement pour soulager la détresse des étudiants et condamnaient l'invisibilisation dont ils sont victimes. Deux d'entre eux ont trouvé comme exutoire les réseaux sociaux où des centaines d'étudiants parlent de leurs conditions de vie et de leur vulnérabilité sous l'hashtag #etudiantsfantomes. Ils essayent ainsi de faire prendre conscience à l'opinion publique que leur situation se dégrade de plus en plus et que leur souffrance n'est plus gérable.

Un sentiment de révolte grandit chez la majorité de cette classe, après les tentatives de suicide des étudiants annoncées dans les médias. Ces restrictions leur donnent la force de se mobiliser et les réseaux sociaux leur ont permis de trouver un refuge de pair-aidance et d'écoute et de ne pas se sentir seuls face aux vulnérabilités.

Une absence de vie sociale étudiante difficile à vivre

Une seconde catégorie réunit des étudiants issus de classes moyennes supérieures ou aisées. Ils ont incorporé la nature précaire de la condition étudiante mais ont les capacités et les ressources sociales pour se projeter. La crise sanitaire a eu un effet plus psychologique que financier sur cette classe. L'image d'Épinal de l'étudiant insouciant prolongeant l'adolescence et les découvertes est esquintée dans la mesure où la vie sociale étudiante est devenue quasiment inexistante.

L'ensemble de cette classe connaît un sentiment envahissant d'isolement bien que ces étudiants aient des liens sociaux forts et un réseau de soutiens familiaux et amicaux. Ils veulent la réouverture des établissements d'enseignement supérieur car ils craignent de passer à côté de nouvelles relations – amicales ou amoureuses – et de connaissances importantes en raison de la fermeture des lieux où la vie sociale s'exerce.




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Le caractère incertain de l'avenir et le manque de vie sociale pèsent sur le moral de ces étudiants dans la mesure où ils ne comprennent pas pourquoi la jeunesse est sacrifiée pour une population à risques qui est relativement âgée. Une fracture générationnelle se crée alors avec une incompréhension des deux populations. Ils justifient aussi un « retour à la vie normale » par la détresse psychologique de certains étudiants.

Malgré la période incertaine, ces étudiants ont relativement confiance en l'avenir, même s'ils sont conscients qu'économiquement les prochaines années ne vont pas être faciles pour la majorité des jeunes diplômés. Par ailleurs, cette relative sérénité s'explique par leur trajectoire : cette classe d'étudiants n'a pas connu de situations de précarité pendant l'enfance. Ils ont une capacité d'adaptation importante car ils peuvent mobiliser pléthore de ressources disponibles dans leur entourage, comme la mobilisation de réseaux professionnels pour les protéger du chômage.

Un enlisement dans une détresse financière et psychologique

La dernière classe d'étudiants est celle qui a été la plus affectée par la crise sanitaire, amplifiant les inégalités de condition de vie et d'études que l'on observait déjà d'ordinaire. Elle réunit des étudiants privés d'un soutien familial et venant d'un milieu social soit populaire soit de classe moyenne inférieure.

L'éloignement géographique vis-à-vis de leur ville d'origine a amplifié l'isolement social provoqué par la crise sanitaire. Tous ont décidé de rester sur leur lieu d'études depuis le premier confinement, ne pouvant se permettre de perdre leur logement en raison de la grande tension du marché locatif dans les grandes villes étudiantes ou de payer un loyer sans y habiter. Cette décision a joué un rôle dans la dégradation de leur santé mentale.

Mêlée à une détresse psychologique, cette détresse financière plonge certains dans une situation de décrochage universitaire. Si ces étudiants n'ont pas de projet professionnel défini en comparaison à la deuxième classe, ils ont un espoir de vie meilleure grâce aux études supérieures dans la lignée du rêve de l'ascension sociale. De plus, l'ensemble de cette classe craint une situation de déclassement social accentuée par la crise sanitaire, ce qui nous ramène à l'enquête quantitative qui montrait que les plus précaires étaient les plus anxieux concernant une crise économique.

La crise de la Covid-19 fait bondir la précarité étudiante en France (France 24, novembre 2020).

Ils craignent de connaître une période de chômage de longue durée en raison de la conjoncture négative et d'avoir une situation pire que celle de leurs parents. Leur estime de soi a périclité avec la précarité grandissante, ils ne se sentent plus acteurs de leur vie et subissent un présent sans avenir en attendant des jours meilleurs. Cette impuissance peut également être liée aux inégalités d'informations concernant les dispositifs d'aide pour les étudiants puisqu'il faut avoir les ressources sociales pour trouver les organismes et associations qui peuvent porter assistance.

Ces étudiants connaissent également une charge mentale de la précarité plus importante que la première classe. Leurs pensées sont occupées par les questions financières, les angoisses du quotidien et une grande incertitude de leur avenir. La pauvreté réduit le temps consacré aux études : il faut se déplacer pour obtenir des aides, aller aux distributions alimentaires et subir de longues attentes pour attendre son tout faire plusieurs magasins pour économiser le plus d'argent possible, ne pas prendre les transports en commun parce qu'un ticket coûte plus qu'un repas, etc.




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Le coping prend forme dans plusieurs stratégies pour faire face à la précarité : « Pour économiser je dors jusqu'à 14h pour sauter le petit-déj' et le déjeuner, j'essaye de manger qu'en fin d'après-midi c'est vraiment dur je le souhaite à personne de passer la journée le ventre vide. […] C'est dur d'étudier dans ces conditions » ; « Les midis je mange du pain et bois du café c'est pas cher et ça cale quelques heures ».

Ces résultats montrent que les étudiants ont vécu des situations de confinement variées. Les inégalités que l'on constatait avant le confinement se sont accentuées durant cette période. Les conditions de vie se sont détériorées pour les étudiants qui étaient initialement les plus précaires. Ils indiquent également les risques qui pèsent sur eux dans l'avenir, si la crise sanitaire se prolonge par une crise économique durable. Si certains étudiants interrogés vivent la crise sanitaire avec une certaine résilience sans affecter de manière importante leurs études, les confinements ont souvent eu une incidence directe sur leurs conditions de vie qui se sont dégradées, par exemple une perte de revenus ou des conséquences psychologiques.

The Conversation

Kenza EL HADJ SAID a reçu des financements de la Ville de Paris.


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En ouvrant les Chemins de la coopération en juillet 2020, la Ville de Brest et ses partenaires ont souhaité poursuivre la dynamique de coopération et de partage du Forum des usages coopératifs initialement prévu à cette date.


A l'été 2021, le thème de la convergence des transitions étant particulièrement d'actualité et porteur de solutions dans le contexte sanitaire qui perdure, le Comité d'organisation du Forum crée un événement en ligne pendant la période du 28 juin au 6 juillet 2021 : "Les chemins de la coopération 2021" :

Avec une web conférence le 1er juillet - 10h d'Ariel Kyrou et une conférence le 30 juin à 18h à l'auditorium de la médiathèque des Capucins à Brest "Pourquoi et comment la science-fiction peut-elle aider à une transition de société ?".
Son ouvrage "Dans les imaginaires du futur ", prend "au sérieux" les sources de fiction et les mêle à des réflexions philosophiques un a priori affiché pour une "utopie anarchiste et terrestre".
La science-fiction propose des horizons et des pistes de chemin pour des futurs alternatifs (nous débloquer grâce aux imaginaires, nous redonner le goût du temps et l'envie de "faire", la nécessité de "prototypes" du futur entre utopie et dystopie, etc.)


Ariel Kyrou

Des rendez-vous pour chacun des 7 chemins vont être proposés en visio : coopérations ouvertes pour la santé, l'éducation, les lowtech, l'inclusion sociale et numérique, les Fabcities, les circuits courts et l'autonomie alimentaire, le climat et la biodiversité

Programmation

Lowtech et transitions

Coordination : Hugues Aubin, Ville de Rennes, Rennes métropole

Jeudi 1er Juillet - 14h00-15h30
La déferlante low tech

Changement climatique, écologie, résilience et communs : partage d'enjeux et d'actions entre low-tech, réparation et éco-conception
Introduction J.Jouzel, climatologue, GIEC "Quel intérêt des low tech dans le cadre du réchauffement climatique"

  • L'aventure du low tech lab avec Clément Chabot
  • Zoom sur le low tech lab, le solar sun trip, californouaille, low tech skol
  • Fablabs, low tech et pédagogie : avec le Senfablab dans le quartier du Grand Yoff à Dakar - Mouhamadou Ngom - Senfablab.
  • La conception en économie circulaire face aux low tech : Comment envisager répondre à des besoins par des objets co-conçus, frugaux, mais productibles en série ?
    3 exemples récents et une méthodologie par Yves Quéré, responsable de l'Open Factory Université de Bretagne Occidentale.
  • Echange/débat.

Fabcities, Villes résilientes

Coordination : Romain Chefdor Rennes Métropole et Yves Quéré UBO Open Factory (et toute une équipe)

mercredi 30 juin - 14h00-16h30
Fabcities

14h - 15h : Table ronde : présentation des modèles et des projets sur les territoires et des structuration.
Intervention de Brest, de Rennes, d'AURA et de Toulouse-Occitanie.
Modération N. Friant (référent régional FabLabs )

15h - 16h : Atelier
Animation par FabCity Brest et FabCity Rennes
Tour de table sous la forme de Pecha Cucha
Intervention de :

  • CNAM ;
  • RESET ;
  • Sensor.community ;
  • FabCitizen …
  • Présentation Sense Océan (capteurs eau) Hack2eau (Rennes)
  • Food Brest (Alimentation) & Mad@Brest (lien sur Rennes et Brest)
  • Data Terra (lien vers les indicateurs / éthique de la data et prospectif)
    Cet atelier sera sous la forme de contributions communes pour aboutir à un appel à projets, à une feuille de route sur les datas environnementales entre les acteurs.
    Angle de présentation : Genèse du projet sous 4 axes :
    1 - Production de données (Sense Océan, Sensor.Community …)
    2 - Coalition autour de la donnée
    3 - Ouverture de la donnée
    4 - Indicateurs
    Organisation d'un évènement fin 2021 autour de la donnée : quels souhaits des acteurs.

Enseigner les transitions et en transition

Coordination : Michel Briand, Jean Marie Gilliot Telecom Bretagne,

le 30 juin à 16h : La Rentrée du climat
Un second webinaire du groupe créé à l'initiative de Riposte Créative Pédagogique .

au programme
- Présentation de la dynamique de coopération ouverte
- La Rentrée du climat avec Hakara Tea

Ce webinaire présentera l'initiative de la Rentrée du climat qui vise à déployer massivement des ateliers sur la Fresque du climat cet automne et de contribuer ainsi à sensibiliser des milliers d'étudiants et d'enseignants.

  • Pour vous inscrire et obtenir le lien par retour de mél, merci de répondre à ce court formulaire en cliquant ici
  • Pour participer au groupe "Transition écologique en coopération ouverte dans l'enseignement supérieur francophone", s'inscrire sur la liste sympa

Un groupe pour croiser les initiatives, mutualiser les ressources et favoriser la prise en compte de la transition écologique (climat, biodiversité, raréfaction des ressources, numérique responsable, résilience .. ) dans l'enseignement supérieur francophone et la formation des adultes. Face à une crise qui touche à l'existence même de la société humaine sur terre, nous faisons ici le choix d'une démarche en coopération ouverte à toutes et tous. L'urgence de la crise justifie à nos yeux une coopération ouverte(pour un monde vivable et désirable qui privilégie les productions et contenus réutilisables (telles celles sous licences creative commons) et répondre aux questions :

  • Quelles transformations des contenus enseignés ?
  • Quelles formes pédagogiques qui impliquent les étudiants et relient au territoire ?
  • Quels enseignements spécifiques ?
  • Quelles implications des étudiants ? comment les favoriser ?
  • Quelles ressources éducatives libres ?
  • Quels retours d'expériences, bilans, analyses ?

au programme
Présentation de la dynamique de coopération ouverte

  • le Master en humanités environnementales université de Nantes
  • et sous réserve la Rentrée du climat par la Fresque du climat

Transitions & inclusions sociale et numérique

Coordination : Élisabeth Le Faucheur, Brest métropole et ville

2 temps : un temps de présentation d'étude et de projets inspirants -Jeudi 1er juillet, 14h - et un temps d'atelier en mode intelligence collective -Vendredi 2 juillet, 14h.

Jeudi 1er juillet - 14h-15h30
Accès aux droits & inclusion numérique : de l'urgence à se coordonner à la nécessité d'une approche stratégique collective

En mode Pitch !

Accueil des participants
Introduction

  • Enquête Capuni crise : « Focus sur les éloignés du numérique » Géraldine Guérillot, Gis Marsouin -
  • Présentation de la dernière étude LabAcces :
    « Lieux et acteurs de la médiation numérique : quels impacts des demandes d'aides e-administrative sur l'offre et les pratiques de médiation ? »
    Cette étude, issue d'observations et d'entretiens menés dans des lieux de Médiations numériques, montre l'impact de la dématérialisation sur les actions des médiateurs numérique, le paradoxe entre l'ambition capacitante de la médiation et la réalité d'espaces numériques utilisés comme des guichets pour l'e-administration, dans un transfert de charge des missions d'accompagnement des usagers des administrations aux acteurs de la « Médiation numérique », sans enrôlement formel clair et explicite de la part des organismes dématérialisant. Il interroge aussi la nécessaire définition des segments d'offres des médiations utiles pour l'accès aux droits, et qu'il conviendrai d'analyser et de définir plus précisément.
    Benoît Vallauri, Ti Lab, LabAccès
  • "Brest, le chantier métropolitain « Inclusion numérique et accès aux droits », le choix de coopérer et de s'outiller pour se coordonner"
    Initié en 2019 le chantier métropolitain réunit collectivités, opérateurs, acteurs associatifs… agissant dans le champ du numérique, du social, dans le culturel, ou le socioculturel. Pour développer une culture commune et la mise en réseau, la stratégie s'appuie sur une formation territoriale mais aussi la conduite d'un état des lieux des pratiques des habitants, et de l'offre d'accompagnement en matière d'accès aux droits et d'inclusion numérique. Cet état des lieux est enrichi par l'approche du LabAccès et la déclinaison sur Brest métropole du PorTREA (Portrait territorialisé de la Relation E-Administrative).
    Élisabeth Le Faucheur, Brest métropole et ville - Hélène Trellu, Conseil Départemental du Finistère - Benoit Vallauri, Ti Lab, LabAccès
  • « Numérique responsable : quelle place donnée à l'Inclusion numérique ? »
    Hervé LeLuherne , Région Bretagne
  • Place aux questions
  • Présentation de la session du vendredi 2 et appel à candidats
    La séance du vendredi laisse place aux porteurs et porteuses de projets qui souhaitent faire appel à l'intelligence collective pour bénéficier de retours sur leurs expériences, de pistes d'évolution, d'idées. En fin de séance le jeudi, une présentation de l'organisation du vendredi sera réalisée.
    Si d'ores et déjà, vous souhaitez soumettre votre projet à des regards nouveaux, vous pouvez vous inscrire en complétant ce formulaire .

Vendredi 2 juillet - 14h-15h30
Atelier : Accès aux droits, inclusion numérique et intelligence collective

Cet atelier propose un temps d'intelligence collective aux porteurs et porteuses de projet qui souhaitent présenter leurs projets, leurs questions et recueillir des retours, des idées pour une mise en perspective d'évolution, de solutions...
En pratique : pour proposer un sujet, un projet, il suffit de compléter le formulaire ci-joint .
Réunit en plénière dans un premier temps, la salle de visio se divisera en sous-groupe auto-organisés autour des différents projets identifiés.

Vers une santé ouverte

Coordination : Hugues Aubin, Ville de Rennes, Rennes métropole

Vendredi 2 juillet - 14h00-15h30
Open santé : vers des communs opérants

Comment créer de boucles libérant le potentiel des biens communs numériques dans le registre de la santé au sens large ? Revue de projets pilotes et débat en France et à l'international.

  • La rencontre des mondes : la ferme d'impression 3D de l'APHP et le projet covid 3d. Philippe Cochin AP-HP - Phillppe Cochin- COVID3D APHP : Impression 3D pour la crise COVID
  • Articuler bien communs numériques, entreprises et lieux de soins : Y.Quere/Erwan Lehr - CHU de Brest/UBO.
  • Tirer des enseignements de crise pour travailler sur la durée : projet pilote d'open santé du Réseau Français des fablabs avec le CHU de Montpellier. Mentzo de Winter, administrateur du Réseau Français des Fablabs et président du Labsud.
  • Coopération internationale : le projet Makers Nord Sud - Medard Agbayazon, président du Réseau des Fablabs francophones d'Afrique de l'Ouest. http://www.makersnordsud.org
  • Echange/débat

Climat et biodiversité

Coordination Jacques François Marchandise FING et Louis Julien de La Bouere

Jeudi 1er juillet - 17h - 18h30
Climat et biodiversité : les données au service des projets collectifs et territoriaux

Animation : JF marchandise, M Brient (FING) et LJ de la Bouëre (Tiriad) ,en attente l'agence bretonne de la biodiversité
Socialisation des données et biodiversité :

  • Comment les associations locales peuvent se saisir/se saisissent des données environnementales pour orienter leurs actions ? associations qualité de vie, mobilités etc...
  • Comment relier données environnementales et pédagogie ?
  • place des données environnementales, notamment biodiversité, dans les programmes de SVT, Histoire Géo
  • Comment un territoire peut ou se saisit des données biodiversité pour appuyer sa politique de transition écologique ?

Circuits courts et autonomie alimentaire

Coordination : Mélanie Siche Conseil départemental 29

Vendredi 2 juillet - 10h30 - 12h30
Atelier transnational FR - UK - Table-ronde sur la précarité alimentaire dans le cadre du projet EU INTERREG C-CARE

Mot d'accueil, objectif de l'atelier (partager des constats, des initiatives et des difficultés en matière de lutte contre le précarité alimentaire)

  • Les chèques alimentaires/cartes de paiement (quelles modalités, pourquoi, points forts de ce mode de fonctionnement et faiblesses) / côté UK témoignage sur aide alimentaire aux enfants (free school meal, chèques alimentaires)
  • Présentation d'une épicerie sociale / côté UK témoignage d'une Banque alimentaire (food bank)
  • Témoignage de la CRESS (étude en cours) pour parler de la coordination des acteurs
  • Conclusion et ouverture sur l'accompagnement des publics précaires (formation travailleurs sociaux et bénévoles d'associations)

La participation à ces événements est sur inscription. (formulaire à venir)

Les Chemins de la coopération c'est aussi un site ouvert où se croisent initiatives, acteurs et ressources, pour témoigner des dynamiques de réseaux, capitaliser des ressources et se créer collectivement une base d'acteurs et de contenus pour le Forum des usages coopératifs attendu en 2022.

http://forum-usages-cooperatifs.net/


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Que retirer d'une formation au Campus de la Transition en général, de la summer school Oikonomia en particulier ? Astrid, jeune étudiante en école de commerce (ESSEC) ; et Agnès en reconversion professionnelle après une quinzaine d'années dans le marketing et la communication, reviennent sur les bénéfices et les apports multiples qu'elles ont tirés de leur formation l'été dernier à Forges, dans l'écolieu du Campus.

Une expérience formatrice

Astrid : “La summer school a été une expérience extraordinaire, avec une formation complète aux enjeux larges de la transition, mais aussi des rencontres précieuses avec des personnes engagées dans ces mouvements de transition. Je recommande absolument !

Les contenus académiques sont de très haut niveau, notamment ceux sur l'économie, le juridique ou encore le domaine plus pratique de l'évaluation de la performance environnementale. J'ai donc trouvé que c'était hyper formateur : je pense d'ailleurs justement me replonger bientôt dans mes notes de l'été dernier tant c'était dense.”

Agnès : “Je suis persuadée que ce secteur nécessite une véritable expertise, et c'est la raison pour laquelle, je me suis tournée vers le Campus de la transition pour me former. La méthode du Campus m'a séduit et convaincu, car elle articule non seulement une pédagogie particulièrement complète en immersion dans un écolieu inspirant, mais encore une recherche- action inédite.

Après une carrière dans la finance puis comme chef de projet dans le secteur de l'éducation, j'ai décidé de poursuivre ma vie professionnelle dans un domaine porteur de sens. Courir après le temps, dans un monde ultra parasité par nos modes de consommation, n'avait plus pour moi aucun sens. Déjà très sensible aux enjeux environnementaux, il m'a paru comme une évidence que le tournant de ma carrière professionnelle donnerait la part belle à un engagement pour la défense d'une société plus résiliente et respectueuse de l'environnement.”

Des contenus pointus et de haut niveau

Astrid : « L'approche de la Grande Transition par les six piliers définis par Cécile Renouard nous a permis d'acquérir un grand nombre de connaissances sur la transition, sur des domaines divers et pourtant interdépendants, et donc nécessaires à prendre en compte pour réaliser la Transition. »

Astrid : « Sur les aspects scientifiques, ces cours m'ont permis de revoir les grands phénomènes à l'œuvre dans le changement climatique, avec un focus très pointu sur les conséquences différenciées dans le monde et sur les différents écosystèmes. J'ai aussi découvert des aspects de la transition qui m'étaient jusque-là inconnus, notamment les travaux sur l'éthique, la notion de communs, l'imagination et les nouveaux récits, et le droit. »

Agnès : “La formation « Oikonomia Summer School » que j'ai suivie avec le Campus en 2020, a été essentielle pour ma reconversion professionnelle et personnelle. Elle m'a permis d'affiner mes connaissances dans des domaines aussi variés que l'économie de la transition, les enjeux climatiques, les nouvelles gouvernances, l'éthique de la transition…, et d'acquérir ainsi une véritable expertise.”

Une pédagogie innovante « tête-corps-coeur »

Astrid : « En m'inscrivant à la Summer School, je savais que j'allais recevoir des enseignements théoriques sur la transition. Cependant, j'ai été très surprise de voir combien le travail sur les émotions, la reconnexion à soi et aux autres étaient complémentaires des enseignements classiques. En effet, ces moments, au contraire des grandes leçons universelles, nous permettent d'accéder à un niveau trop peu creusé et pourtant essentiel : notre rapport personnel à la transition, dans les émotions qu'elle suscite et les réactions qu'elle engendre chez nous, et nos rapports aux autres. »

Agnès : “La formation Oikonomia Summer School permet de découvrir une pédagogie innovante et transversale mise en action et enseignée par les acteurs du Campus de la Transition, nommée “tête, corps, cœur”. Elle aide dans les processus d'apprentissage à intégrer à la fois les émotions, la corporéité, mais aussi la dimension spirituelle de l'humain.

Cette pédagogie permet d'acquérir des savoirs durables et transformants, et forme à une pratique des relations qui tend vers le collectif.

Pour toucher du doigt cette nouvelle approche, Oikonomia Summer School, nous permet de faire l'apprentissage notamment du « travail qui relie ». Des ateliers permettent de remettre en perspective notre rapport au collectif, de privilégier les interconnexions possibles et profitables. Il s'agit ici d'expérimenter un véritable changement de regard, d'attitude envers soi-même mais aussi sur le groupe. Ce travail avec un collectif permet la recherche de solutions en commun et surtout de les partager pour aller de l'avant.

C'est une véritable nouvelle façon de travailler qui remet au centre le partage et la reliance avec son milieu de vie. Cette prise en compte de l'humain dans sa globalité mais aussi en lien avec les autres et son milieu de vie a été pour moi une vraie découverte que je vous engage vivement à expérimenter”

Une aventure humaine

Astrid : « Au-delà des connaissances acquises, j'ai retiré un grand bénéfice personnel à rencontrer des personnes très sympas et passionnés de l'environnement. Certains sont devenus des amis et on se revoit régulièrement. »

Agnès : “Ce cursus permet également d'avoir de nombreux échanges, avec les enseignants, mais aussi les étudiants qui sont pour partie étudiants en écoles de management, mais aussi qui comme moi ont déjà une certaine expérience professionnelle. Toutes ces transversalités sont très certainement à l'origine même de la grande richesse de cette formation académique.”

Et après ?

Agnès : “Maintenant je m'engage professionnellement dans la transformation des campus universitaires car il me paraît comme une évidence que rien ne pourra changer sans une transformation majeure mais réaliste de nos enseignements supérieurs, aussi bien dans le fonctionnement des campus que dans la mise en place de nouvelles façons d'enseigner qui prennent en compte la transition écologique.”

Astrid : “Aujourd'hui, je poursuis ce chemin de transition. Le réseau des personnes rencontrées au Campus m'a aidée à me développer à la fois dans ma vie associative et dans mes projets personnels. La preuve : je suis revenue au Campus pour contribuer à la vie de l'écolieu en tant que volontaire bénévole, au potager, en cuisine !”

La 2e édition de Summer School Oikonomia aura lieu du 28 juin au 16 juillet : plus que quelques jours pour vous inscrire !

Vous aussi, les enjeux environnementaux et sociaux vous touchent et vous souhaitez vous former à la transition écologique, économique et sociale dans une perspective humaniste et avec une pédagogie innovante et respectueuse du vivant ?

Rejoignez la promotion 2021 de la Summer School Oikonomia et venez vous « mettre en transition » dans un cadre immersif au sein de notre écolieu à Forges en Seine-et-Marne.

Les infos et les inscriptions ici.

Et si vous souhaitez nous posez des questions, n'hésitez pas à assister à notre webinaire de présentation de la formation mardi 8 juin prochain à 18h30.


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par Gilles
Le concept de Résilience (wikipedia) est vaste.
Une référence en ce domaine est le britannique John Biwlby(wikipedia). Hélas décédé depuis plus de 20 ans.
En France Boris Cyrulnik(wikipedia) a beaucoup travaillé et écrit sur le sujet. Il serait peut-être intéressant de le contacter pour savoir s'il voudrait laisser, sur ce site ou sur innovation-pédagogique.fr, un billet traitant de la résilience dans l'éducation. Si vous ne le connaissez pas, une vidéo

- Notions sur la résilience : Il s'agit de préparer les élèves et les enseignants à faire face aux aléas et aux enjeux humains et environnementaux auxquels ils pourront être confrontés.
Et si on faisait le point sur la notion de résilience ? Quid après le COVID-19 ?
diaporama de l'académie de To

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  • © Les ingénieurs peuvent-ils réparer le monde ? Usbek &Rica en partenariat avec le groupe INSA et Vinci 1/2 et 2/2 "Porteur d’un savoir technique, l’ingénieur est au cœur de l’innovation. Mais dans un monde de surexploitation et de raréfaction des ressources, la production humaine ne peut plus évoluer sans limites. Alors que notre société moderne peine à se transformer, les ingénieurs peuvent-ils agir pour un monde plus juste et durable ?" ; avril 2021.