Libre et communs

Une revue d'actualité de sites qui publient autour du libre et des communs dans l'enseignement supérieur francophone

Innovation Pédagogique

[Mise à jour du dimanche 13 Juin] Beaucoup de réactions et questions en ligne - Twitter - suite à la publication de cet article. Je précise donc qu'à ce jour l'université de Nantes n'a pas communiqué officiellement. Ce que je trouve dommage mais l'agenda politique de l'université est squatté par l'adoption (après des années de négociations souvent rocambolesques) du statut d'établissement expérimental "Nantes Université".

Toute la communication de l'équipe présidentielle se concentre donc là-dessus. J'ai eu l'info sur le mandat obligatoire parce que j'ai des copains et copines qui m'ont alerté et les documents sur lesquels je m'appuie sont disponibles sur l'intranet des personnels de l'université, dans la rubrique où personne ne va jamais : celle des compte-rendus de CA ;-)

Enfin, il semble évident que ce mandat de dépôt obligatoire avec impact (probablement marginal) sur l'évaluation individuelle et collective (financements des labos) s'appuiera bien sûr sur les textes de loi existants, c'est à dire qu'il y aura bien obligation de déposer mais dans la limite des délais d'embargo prévus par la loi portée par Axelle Lemaire en 2016, "République Numérique (n°2016-1321)", et notamment son article 30 qui précise que le délai de mise à disposition en Open Access est :

"au maximum de six mois pour une publication dans le domaine des sciences, de la technique et de la médecine et de douze mois dans celui des sciences humaines et sociales."

Pour le reste je suis comme vous, c'est à dire que j'attends (avec impatience et gourmandise) les précisions de l'université sur la mise en oeuvre concrète et technique de cette décision historique à l'échelle de l'enseignement supérieur et de la recherche :-) [/Mise à jour]

C'est une décision, osons le mot, historique, qui vient d'être actée par le conseil d'administration de l'université de Nantes. Cette décision est la suivante. Toutes les publications de l'université (= les articles scientifiques écrits par des enseignants-chercheurs de l'université) devront obligatoirement être déposées en archive ouverte. Et - c'est dingue - ce mandat de dépôt obligatoire sera pris en compte directement dans les évaluations institutionnelles mais aussi dans les financements que l'université versera aux laboratoires de recherche.

Voici très exactement le relevé de délibération et de vote du CA daté du 28 Mai 2021 :

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Depuis que je suis enseignant-chercheur (et même avant) j'ai toujours été un défenseur et un militant de l'Open Access, du libre accès aux connaissances scientifiques. Si les choses ont, depuis 15 ans, heureusement évolué dans le bon sens c'est notamment, sur le plan politique, grâce à Axelle Lemaire lorsqu'elle était en charge de ces questions et notamment aujourd'hui grâce à Marin Dacos qui porte ces questions au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ainsi bien sûr qu'à l'effort patient, militant et constant de beaucoup d'enseignants-chercheurs et de bibliothécaires.

Le dépôt en libre accès c'est bien, mais le dépôt en libre accès quand c'est pas contraignant et obligatoire, bah ça avance beaucoup moins vite hein. Et si c'est juste obligatoire et s'il n'y a pas de mesures pesant sur cette obligation ... bah les gens considèrent qu'ils ne font pas un truc obligatoire et puis de toute façon c'est pas grave puisqu'il n'y a jamais aucune sanction de prise.

Je ne vais pas vous refaire 15 ans de débats sur la question du libre accès et de pourquoi ça ne décolle jamais vraiment comme ça devrait dans les universités françaises mais en gros (en très très gros) voici les lignes d'affrontement :

  • celles et ceux qui considèrent que le libre accès ce n'est pas la priorité et qu'en plus c'est dangereux pour la qualité de la science (et pour son propre avancement de carrière) : beaucoup de collègues sont encore dans cette posture, soit par ignorance des enjeux, soit du fait du lobbying et de la désinformation qu'exercent depuis 25 ans (au moins) les escrocs qui ont le monopole de l'édition scientifique, particulièrement dans certaines disciplines - et donc de l'évaluation de la recherche et des carrières individuelles.
  • celles et ceux qui considèrent que le libre accès c'est bien mais que bon on verra quand on aura le temps (et que ce sera obligatoire)
  • celles et ceux qui - comme moi - sont militants.

Nota-Bene : si vous ne comprenez pas pourquoi le libre accès, l'open access, c'est déterminant et c'est littéralement vital, prenez 10 minutes de votre vie et allez regarder "Privés de Savoir" produit par Datagueule.

Aujourd'hui beaucoup d'universités françaises ont leurs propres archives institutionnelles, et beaucoup d'enseignants-chercheurs déposent eux-mêmes leurs propres travaux en archive ouverte (sur la plateforme HAL). Quand j'écris "beaucoup" je devrais en fait écrire "très peu" à l'échelle du nombre d'enseignants-chercheurs et de travaux de recherche. Ce n'est hélas encore qu'une minorité de ces travaux qui sont en libre accès, alors même, rappelons-le, qu'ils sont financés par l'impôt (bah oui, vous payez mon mirobolant salaire - 2800 euros - tous les mois) et donc que c'est un droit pour la collectivité (et les étudiants) d'avoir accès à ces articles scientifiques. Tout cela je vous l'expliquais dans cet article qui fit son petit effet à l'époque : "Pourquoi je ne publierai plus jamais dans des revues scientifiques." (vous l'avez même dans une revue scientifique ... en libre accès ;-)

Hellsevier

Si l'on veut inverser le ratio et faire en sorte qu'une majorité des résultats produits par la recherche publique se retrouvent en libre accès, et compte-tenu de tout un tas de paramètres à la fois économiques, politiques et sociaux (que je vous épargne ici mais dont je vous ai souvent parlé) il n'est qu'une seule voie possible : non seulement il faut rendre ce dépôt obligatoire dans chaque université. Et pour que cette obligation de dépôt soit suivie d'effets, il faut deux choses. Primo, pour jouer sur la dimension incitative auprès des chercheurs eux-mêmes dans leur dimension - toujours fondamentalement un peu - égotiste, il faut lui subordonner en partie l'évaluation des carrières individuelles (après tout nous sommes déjà jugés sur tout un tas de critères quantitatifs à la con, au moins celui visant à vérifier qu'on a bien mis nos articles en accès ouvert est-il un peu moins con que beaucoup d'autres). Et deuxio il faut également lui subordonner les dotations et financements institutionnels attribués aux laboratoires de recherche (pour cette fois jouer sur la dimension collective et institutionnelle directe).

Et c'est très exactement ce que vient de faire le CA de l'université de Nantes. Non seulement c'est une décision inédite : à ce jour et à ma connaissance nous sommes donc, avec l'université d'Angers, la seule université française à disposer d'un mandat de dépôt obligatoire. Et c'est une putain de bonne nouvelle pour l'avenir de l'humanité. Bah oui. Mais c'est aussi une décision (très) courageuse car elle indique clairement - ce qui n'est pas le cas à Angers - que ce critère sera pris en compte dans les évaluations institutionnelles ainsi que pour la dotation aux laboratoires (rassurez-vous si vous êtes inquiets, cela sera bien sûr à la marge, aucun labo et aucune carrière ne vont se trouver ruiner par ce nouvel indicateur).

C'est courageux car les résistances sont (très) fortes et s'organisent (en gros) ainsi. Il y a les collègues "neutres" ou "opposés" à l'Open Access qui trouvent que c'est là une ingérence scandaleuse dans leur activité de recherche (total bullshit mais ils sont encore nombreux et nombreuses). Et puis il y a les collègues défenseurs (et parfois militants) de l'Open Access qui trouvent (oui c'est paradoxal mais c'est comme ça) que subordonner une partie (même infime) des financements et de l'évolution des carrières à l'obligation de dépôt en archive ouverte est un coup du néo-management et que cela risque de doter les néo-managers de tous bords d'encore plus d'outils de flicage et de soumission. J'ai pas mal de copains qui sont encore sur cette ligne aujourd'hui, et ... et ce sont pourtant encore des copains :-)

Mais il existe un moment où il faut avancer si l'on estime que l'enjeu est essentiel. Et il l'est puisqu'il s'agit de libérer les connaissances académiques de la gangue de l'invisibilité ainsi que de l'assujettissement au quasi-monopole toxique d'éditeurs prédateurs. L'un des tout premiers à avoir théorisé et mis en oeuvre le mandat de dépôt obligatoire avec influence sur l'évaluation individuelle et le financement des laboratoires de recherche, c'est - un de mes héros - Bernard Rentier, lorsqu'il était recteur (= président) de l'université de Liège, et ce dès ... 2007.

J'ai croisé quelque fois Bernard Rentier dans divers colloques. J'ai même eu l'honneur, par deux fois, de partager la scène avec lui. La seconde fois, il y avait avec moi une collègue, juriste de formation, que je ne connaissais pas, et qui travaillait également sur ces questions d'Open Access. Elle s'appelait Carine Bernault. Elle est aujourd'hui présidente de l'université de Nantes et vient de parvenir à faire voter une décision aussi salutaire qu'inédite et courageuse. C'est absolument remarquable et nécessaire. Merci à elle et à toutes celles et ceux qui ont permis cela.

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Dans le cadre de notre Groupe Thématique Numérique Intelligence Artificielle & Education Ouverte, en collaboration avec nos collègues d'IMT-Atlantique, l'une de nos missions est de mener des actions de formation et/ou de sensibilisation à l'IA et à son impact sur l'Éducation. L'un de nos axes de travail n'est autre que la création et la co-conception de ressources éducatives libres.

Avec le soutien de nos partenaires, les Académies de Nantes et de Rennes, nous avons ainsi travaillé sur un webinaire consacré aux licences ouvertes dans le but d'aider et d'accompagner les personnels de l'éducation nationale aux partages de leurs ressources.

C'est quoi le programme ?

Une présentation en 3 temps :

Colin de la Higuera, Titulaire de la Chaire Unesco en Ressources Educatives Libres et Intelligence Artificielle à l'Université de Nantes, présentera quelques enjeux autour de la question des licences, liés en particulier à l'impact de l'intelligence artificielle et les difficultés de rendre les choses libres sans licences.

Danièle Bourcier, Responsable scientifique Creative Commons France, présentera le modèle de licences le mieux adapté pour les ressources éducatives : Creative Commons.

Patricia Serrano, Chercheure au LS2N, Université de Nantes, présentera un outil permettant de vérifier les compatibilités entre licences, ce qui est important en particulier au moment de la conception de nouvelles ressources.

Ce webinaire aura lieu le 2 juin prochain de 15h30 à 17h. Vous retrouverez toutes les infos liées à ce rendez-vous ici.

A noter que le nombre d'inscriptions étant limité, celles-ci sont limitées aux personnels de l'éducation national des territoires des Académies de Nantes et de Rennes exclusivement.

A très bientôt !

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La fabriqueREL (ressources éducatives libres) est un projet conjoint de l'Université de Sherbrooke, de l'Université de Montréal et de l'Université Laval réalisé dans le cadre d'un mandat octroyé en 2019 par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur et du Plan d'action numérique en éducation et en enseignement supérieur. Il est porté par les unités en soutien à la pédagogie universitaire et les services des bibliothèques des trois partenaires.

À terme, plusieurs autres universités et collèges du Québec devraient rejoindre la fabriqueREL pour répondre à l'un de ses grands buts : faire des ressources éducatives libres les supports pédagogiques privilégiés par les personnes enseignantes de l'enseignement supérieur québécois.

un texte repris du site de la fabrique des Ressources éducatives libres, une publication sous licence CC by

Une initiative qui a fait l'objet d'un webinaire organisé par Riposte Creative Pédagogique avec Marianne Dubé et Marilou Bourqué une mise en ligne avec la vidéo le diaporama de la présentation et quelques liens autour des Ressources Educatives Libres :

La présentation du webinaire

En France, à part quelques portails thématiques, le partage de ressources éducatives libres (REL) relève généralement de l'initiative individuelle d'enseignant.e.s. Les universités et écoles n'ont pas franchi le pas de valoriser le partage et la réutilisation de ressources éducatives. Aujourd'hui l'urgence de la crise du Covid nous contraint à inventer des modes de formation hybrides qui ont tout à gagner d'un partage des pédagogies (tant en terme de contenus que de modalités pédagogiques).
Ce webinaire avec la Fabrique des ressources éducatives libres, nous présentera une initiative conjointe au Québec des Universités de Sherbrooke, Montréal et Laval. Une réalisation dans le cadre d'un mandat octroyé en 2019 par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur et du Plan d'action numérique en éducation et en enseignement.
Un projet ambitieux et encourageant pour celles et ceux qui dans d'autres pays s'intéressent aux REL : "À terme, plusieurs autres universités et collèges du Québec devraient rejoindre la fabrique REL pour répondre à l'un de ses grands buts : faire des ressources éducatives libres les supports pédagogiques privilégiés par les personnes enseignantes de l'enseignement supérieur québécois."
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Les questions proposées :
- Qu'est ce que la Fabrique des REL ?
- Comment a-t-elle été mise en place ?
- Quel fonctionnement ?
- Comment vous touchez les contributeurs ?
- Quelle valorisation de leur participation au sein de leur université ?
- Quels premiers retours d'usage ?

et en débat à suivre

- comment avancer en France ?
- comment impliquer Universités et Ecoles ?

le diaporama du webinaire par Marianne Dubé et Marilou Bourqué

Les buts poursuivis par lafabriqueREL sont les suivants :

  • contribuer à la réalisation du plan numérique en éducation et en enseignement supérieur ;
  • véhiculer les valeurs sous-jacentes aux ressources éducatives libres ;
  • promouvoir auprès des personnes enseignantes et des établissements d'enseignement supérieur la création, la promotion et l'utilisation des ressources éducatives libres ;
  • renforcer la collaboration des établissements collégiaux et universitaires par des actions nécessitant la complémentarité de leurs ressources ;
  • fournir des ressources éducatives libres aux personnes enseignantes et participer à l'offre de eCampus Québec ;
  • créer, produire et diffuser des ressources éducatives libres ou utiliser et enrichir des ressources éducatives libres existantes ;
  • développer la compétence des personnes enseignantes, plus particulièrement et selon le Cadre de référence de la compétence numérique les dimensions 1 (agir en citoyen éthique à l'ère du numérique) et 4 (développer et mobiliser sa culture informationnelle) ;
  • développer l'expertise professionnelle du personnel pédagogique en soutien aux personnes enseignantes.


-plus d'info

La vision de la fabriqueREL se traduit par une conception écoresponsable de la création de matériel éducatif qui s'appuie sur des principes d'enrichissement en continu du matériel servant à l'enseignement et à l'apprentissage, de la mutualisation des expertises du personnel enseignant, d'accessibilité aux études grâce à une économie considérable du matériel pédagogique et de la démocratisation des savoirs et de l'éducation.

Processus de création d'une REL en 6 étapes

La fabriqueREL a pour mandat d'accompagner le personnel enseignant dans la création de REL francophones de grande qualité pour le secteur des études supérieures. Pour ce faire, la fabriqueREL s'est dotée d'un processus de création d'une REL en six étapes. Inspiré du modèle de conception pédagogique ADDIE, il a été adapté aux particularités du libre pour favoriser la réutilisation de REL existantes, la cohérence entre les licences de ces ressources et la diffusion de l'œuvre finale. Le processus de création de REL en 6 étapes de la fabriqueREL s'inspire aussi du processus de création Design Sprint en ce qui a trait aux types d'activités d'idéation et à l'angle d'approche pour tester la REL avec le public cible, soit les étudiants et les enseignants, avant de la diffuser. Le processus de création de REL en 6 étapes se veut rigoureux, efficient et créatif.

-plus d'info

Quelques ressources disponibles pour la formation à distance

-La pédagogie en formation à distance hybride, mixte ou comodale
-L'enseignement synchrone en ligne
-L'utilisation de logiciels et dispositifs numériques
-Les évaluations des apprentissages en formation à distance et l'intégrité académique
-L'encadrement et l'accompagnement des étudiants
-Le droit d'auteur en contexte de formation à distance

Voir aussi les REL disciplinaires
-Droit
-Éducation
-Lettres et sciences humaines
-Sciences


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Ce webinaire est la suite logique du webinaire proposé par Marie Latour "Des jeux sérieux réutilisables pour l'apprentissage autour de la documentation" le 22 janvier 2021. Elle nous propose aujourd'hui de tester ensemble un nouveau jeu de documentation et de revenir sur le comment il a été construit.

un article repris de la page des webinaires du groupe Hybridation en coopération ouverte

Pour vous inscrire et obtenir le lien de connexion par retour de mail, merci de compléter le questionnaire d'inscription

Depuis 2015, le SCD de l'Université de Guyane s'est engagé dans un renouvellement de sa pédagogie : des séquences de jeux sont régulièrement introduites dans ses formations à la recherche documentaire afin de favoriser l'interactivité et le plaisir de l'apprentissage. Dans ce cadre, neuf jeux de plateau sérieux ont été créés (dont trois ont été traduits en anglais) ainsi qu'une bande-dessinée pédagogique (pour plus d'informations, voir l'enregistrement du premier webinaire).

Devant la généralisation du distanciel induite par la crise sanitaire mondiale traversée actuellement, le SCD de l'Université de Guyane a adhéré au consortium national « Games for Citizens » afin de créer des adaptations de ses créations en tables de jeu numériques jouables en solo ou en multijoueurs, sur ordinateur ou sur smartphone. Les équipes travaillent actuellement sur l'adaptation numérique d'un premier jeu de plateau, « Licences to kill », portant sur la connaissance des grandes licences de la propriété intellectuelle (Copyright, Domaine public, Copyleft et Creative commons).

Dans ce cadre, nous vous proposons, de manière très expérimentale, de tester en avant-première le prototype du jeu non encore achevé. Le webinaire s'organisera en trois temps : après une courte présentation du projet de des acteurs de 15-20 minutes environ, vous pourrez ensuite tester le jeu en solo. Enfin, à l'issue d'une courte séance de discussion autour de vos premières impressions sur le jeu, nous vous demanderons de remplir un court questionnaire qui nous permettra de travailler à l'amélioration de la version en cours. Vos avis comptent, et feront partie d'une vaste campagne de bêta-tests qui nous permettra de sortir la version la plus ergonomique possible et la mieux adaptée aux besoins des étudiants !

Les intervenants seront Marie Latour, directrice adjointe du l'Université de Guyane et porteuse du projet, et Thomas Planques, chef de projet pour la réalisation technique du jeu au sein du consortium "Games for Citizens".

La prise de notes pendant le webinaire sera collaborative sur ce pad : https://lite1.infini.fr/p/testonsEnsembleJeu


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la chaire Unesco REL -IA

La Chaire est faite de chair et de sang ! Nous commençons à être nombreux à travailler pour la Chaire. Et vous êtes nombreux à travailler avec nous. Nous prenons le temps de présenter les personnes qui font la Chaire, qui font fonctionner les projets, lui donnent de la visibilité.

Aujourd’hui, Mélanie Pauly Harquevaux.

Mélanie, tu nous as rejoints à la fin du premier confinement dans des conditions compliquées. Ta première mission concernait le projet OpenGame. Quel a été ton rôle ?

En effet, j’ai rejoint la chaire en juin 2020 en distanciel et en particulier sur un projet pour lequel il y avait beaucoup d’attentes ! C’est clair que c’était une arrivée challengeante. Opengame, qui a pour objectif de former à l’Éducation Ouverte via un jeu sérieux, est un projet sur lequel nous travaillons avec différents partenaires européens : l’Université internationale de la Rioja (UNIR) et l’Université de Salamanque (USAL) en Espagne, l’Université d’Aberta (UAB) au Portugal, l’Université de DBHW en Allemagne et l’Université de Dublin (DCU) en Irlande.

Chacun a un rôle précis à jouer et le mien a été de piloter le Work Package 2, c’est-à-dire le cours et son contenu, qui a servi de base au développement du jeu sérieux. Au total, c’est plus de 300 pages de cours, 16 modules qui ont été créés et traduits dans les cinq langues officielles du projet : anglais, espagnol, allemand, portugais et français.

Nous sommes désormais à la fin du projet et testons en ce moment même la version bêta du jeu ! C’est d’ailleurs encore possible de tester si certain.e.s d’entre vous sont intéressé.e.s.

Capture écran tirée de la version bêta complète du jeu en cours de test : https://opengame-project.eu/play/entrance

Avec OpenGame nous avons pris conscience de la puissance des Ressources Éducatives Libres et de leur caractère planétaire. C’est une des raisons pour lesquelles s’est dessinée la candidature à l’organisation d’Open Education Global Conference 2021. Tu nous racontes comment s’est passée cette candidature ?

Il y a maintenant quasiment un an, nous avons réalisé notre dossier de candidature pour l’OEG Conference 2021, en collaboration avec La Cité des Congrès de Nantes et la Présidence de l’Université. Ce choix nous a paru logique, car la connaissance accessible est une ambition politique portée par l’Université de Nantes. Sans compter que nous portons, au sein même de l’Université, notre chaire Unesco orientée Ressources Éducatives Libres.

Nous avons ensuite eu l’heureuse nouvelle d’avoir été retenus pour organiser l’OEG Conference 2021 et cela représente une réelle opportunité de réunir les forces vives sur le sujet en France. En plus, ce sera l’occasion de réunir pour la première fois en France les Universités, Grandes Écoles et politiques au niveau international, car rappelons-le, la conférence est cette année parrainée par l’Unesco !

Ce qui rend cette aventure (OEG Conference) à la fois intéressante et compliquée, c’est la quantité de personnes avec qui il faut interagir. Je crois qu’il n’est pas rare que dans la même visio, tu sois avec l’Afrique du Sud et l’Ouest Canadien ?

Oui, exactement ! Nous sommes régulièrement en visio-conférence avec les collaborateurs d’OEG afin d’organiser la conférence, à la fois sur la partie en ligne qui aura lieu du 27 septembre au 1er octobre prochain, et sur la partie présentiel du 23 au 25 mai 2022. Par ailleurs, Colin de la Higuera et Carine Bernault sont co-chairs de l’évènement, ce qui implique également beaucoup d’échanges au travers du Comité Scientifique, notamment pour tout ce qui concerne la partie programmation. De mon côté, je suis en charge de l’organisation de la conférence et ce, notamment au travers du pilotage du Comité organisation qui réunit les parties prenantes du projet.

Et maintenant, où en sommes-nous ?

Eh bien l’organisation suit son cours ! Sur la partie en ligne, les inscriptions sont ouvertes et nous finalisons le programme avec les différentes activités qui seront proposées : webinaires, activités interactives et sociales, etc. Sur la partie présentiel, nous avons récemment pris la décision de reporter l’évènement – initialement prévu du 5 au 7 octobre 2021 – du 23 au 25 mai 2022. Il y avait encore trop d’incertitudes liées au contexte sanitaire actuel et notamment sur l’autorisation pour des voyageurs non européens de venir en France. L’OEG Conference se veut internationale et ouverte à tout.e.s c’est la raison pour laquelle nous avons pris la décision de reporter l’évènement, afin de favoriser la venue d’un maximum de personnes intéressées. Nous nous attelons donc à la ré-organisation de la partie présentiel en lien avec nos partenaires, notamment La Cité des Congrès de Nantes.

Logo officiel de l’OEG Conference 2021&2022

Tu as d’autres projets à suivre : tu assures la coordination du GT-NUM “Intelligence artificielle et Éducation ouverte”. Comment vois-tu ce projet ?

Le Groupe Thématique Numérique #IA_EO – pour Intelligence Artificielle et Éducation Ouverte – est un projet soutenu par le Ministère de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports et plus particulièrement la DNE – Direction du Numérique pour l’Éducation – qui se déroule sur 2 ans.

Nous avons lancé notre groupe en septembre 2020 autour de 3 axes de travail : exploitation intelligible des Learning Analytics par l’utilisateur, recommandation et personnalisation des apprentissages, création et co-conception de ressources éducatives.

L’objectif est ambitieux et multiple : produire un état de l’art, réaliser des actions de médiation, de vulgarisation scientifique auprès du grand public et du personnel de l’éducation nationale, par exemple à travers de webinaires et également mener des expérimentations terrains en lien avec les Académies de Rennes et de Nantes associées à notre projet ! Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’on ne s’ennuie pas sur ce projet, car l’IA et son impact sur l’Éducation est un sujet vaste, sur lequel il reste beaucoup à construire et qui suscite beaucoup de curiosité !

Merci Mélanie. Je me rends compte qu’on aurait pu parler de la politique de communication de la Chaire, que tu gères, et dont dépend justement cet article !

De rien ! C’est exact, ce sera l’occasion d’en discuter une prochaine fois 😉

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Le 17 juin dernier, nous avons réuni les contributeurs de notre Groupe Thématique Numérique #IA_EO – Intelligence Artificielle & Éducation Ouverte -, que vous connaissez déjà pour la plupart de nos lecteurs assidus. Évidemment pour tous les autres – à qui nous souhaitons la bienvenue – , vous trouverez une multitude d’informations ici et également sur d’autres articles de notre blog, sur ce projet en collaboration avec le Lab-Sticc d’IMT-Atlantique, le Ministère de l’Éducation Nationale, de la Jeunesse et des Sports ainsi que les Académies de Rennes et de Nantes.

Au programme de cette deuxième journée d’études, un workshop de deux heures et demie, en visioconférence, sur la thématique de la prédiction de l’échec scolaire. Nous vous en disons plus ci-dessous :

Retour sur notre programme

  • 14h-15h : Conférence donnée par le professeur Eitel J. M. Lauría [1] “Machine Learning for Early Detection of Academically At-Risk Students: Challenges, Technologies and Opportunities for Research”

   Website: https://foxweb.marist.edu/users/jf4n/index.html

  • 15h-16h : Ateliers et discussions en petits groupes
  • 16h-16h30 : Restitution

[1] Professor of Information Technology & Systems, School of Computer Science & Mathematics, Marist College, Poughkeepsie, NY, U.S.A. 

La conférence

Capture écran tirée de la visioconférence du 17062021

La présentation a été réalisée par le professeur Eitel J.M. Lauría sous la thématique : “Machine Learning for Early Detection of Academically At-Risk Students: Challenges, Technologies and Opportunities for Research”.

Vous pouvez accéder à cette conférence en rediffusion ici.

Les ateliers

Nous avons enchaîné ensuite avec des ateliers en sous-groupes, dédiés à différentes questions en lien avec la prédiction de l’échec scolaire via l’IA. Nous vous invitons à retrouver notre synthèse des différents ateliers ici, directement sur le Carnet Hypothèses dédié aux GTnums.

Le GTnum #IA_EO vous donne rendez-vous à la rentrée pour la suite du programme, de nos réflexions et nous en profitons pour remercier l’ensemble des parties prenants à ce GT !

Serge, Fahima, Colin & Mélanie

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La Chaire est faite de chair et de sang ! Nous commençons à être nombreux à travailler pour la Chaire. Et vous êtes nombreux à travailler avec nous. Nous prenons le temps de présenter les personnes qui font la Chaire, qui font fonctionner les projets, lui donnent de la visibilité.

Aujourd’hui, Andréane Roques.

Andréane, tu nous as rejoints il y a quelques mois. Tu viens de terminer un master à Orléans qui a la particularité d’être sur un sujet très IA (le traitement automatique de la Langue), mais dans le contexte d’une Fac de Sciences Humaines. Ce parcours est atypique. Que crois-tu qu’il t’apporte ?

À l’issue d’une licence de Sciences du Langage, j’ai effectivement choisi de m’orienter vers un master dans le domaine du Traitement Automatique des Langues.
Ce parcours de formation m’a permis d’acquérir des connaissances et des compétences dans deux domaines complémentaires pour l’ingénierie des données : l’informatique et la linguistique.
En effet, l’informatique est indispensable en ingénierie des données, car elle permet d’automatiser la collecte et le traitement de grandes quantités de données. De même, des connaissances en linguistique constituent un atout pour la préparation, le traitement et l’analyse de données, notamment textuelles.

Dès ton arrivée, tu as commencé à travailler en ingénierie des données. Plus particulièrement autour des données éducatives produites par le Ministère de l’Éducation nationale. Et pour être précis, celles contenues dans Édubase. Tu nous en dis plus ?

Oui, Édubase est une banque nationale de scénarios pédagogiques valorisés par les académies et validés par l’inspection. Actuellement, cette base contient environ 13 000 ressources publiées par 34 académies ou organisations. Parmi toutes ces ressources, l’objectif est d’identifier celles que nous considérons comme exploitables, c’est-à-dire qui répondent à 3 critères indispensables. Les ressources doivent ainsi être accessibles techniquement, correctement licenciées et validées par des autorités académiques.

Et le but de ce travail est donc de rassembler, d’assembler les ressources éducatives libres produites dans les collèges et lycées. C’est bien ça ? Et comment savoir si les ressources du catalogue sont bien libres ?

Oui, c’est ça. Il y a également quelques ressources de niveau primaire, mais elles ne sont pas majoritaires.

Concernant la licence, plusieurs étapes sont nécessaires afin de s’assurer qu’une ressource est bien libre. Tout d’abord, il faut rechercher les mentions légales du site sur lequel la ressource est publiée. Parfois, elles sont inexistantes et aucune information n’est disponible concernant les licences. Mais lorsque ces mentions légales existent, une lecture attentive permet généralement d’identifier les autorisations éventuellement accordées en termes de reproduction des contenus ou, au contraire, ce qu’il est interdit de faire. En revanche, nous avons parfois relevé des incohérences qui nous ont empêchés de savoir ce que nous avions le droit de faire ou non.
Ensuite, en fonction des informations fournies dans les mentions légales, il est parfois nécessaire d’effectuer également une vérification au niveau des ressources, par exemple via l’analyse du code source de la page. Cela permet de s’assurer qu’il n’y a aucune information contradictoire avec celles trouvées précédemment.

Creative Commons, Licences, Icônes, Par, Sa
Licences Creative Commons

Et maintenant, où en sommes-nous ?

Ce travail nous a permis de constater que, parmi les 34 académies ou organisations ayant publié des ressources, il n’y en a malheureusement que 2 pour lesquelles les ressources sont exploitables pour nous. Bien que cela ne soit pas à la hauteur de nos espérances, nous travaillons pour l’instant sur ces ressources identifiées, notamment sur leurs métadonnées, leur structure et sur l’identification des liens pertinents qu’elles contiennent.

Tu es également en train de travailler sur un projet qu’on appelle “les mille objets”. Peux-tu nous décrire ce que tu cherches à faire ?

1000 est une œuvre réalisée par le collectif d’artistes Exsitu. Elle est composée de 1000 objets collectés pendant 3 ans, lors d’un tour du monde à vélo.
L’objectif est d’explorer ces objets et leurs métadonnées grâce à l’Intelligence Artificielle, sous la forme de défis. Un de ces défis consiste à développer un outil dont le fonctionnement ressemble à celui du jeu « Qui est-ce ? ». Ainsi, un utilisateur pourra choisir un objet dans l’œuvre. Plusieurs questions concernant les caractéristiques de cet objet lui seront ensuite posées, jusqu’à ce que le système trouve celui qu’il a choisi.
En termes de développement, l’enjeu est d’optimiser ce système afin que l’objet soit trouvé grâce aux réponses de 10 questions maximum.

Œuvre 1000 de Barthélemy Péron et François Dodeur

Merci Andréane. Et bonne continuation !

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Malgré une situation sanitaire qui s’améliore de plus en plus en France, grâce à la vaccination en particulier, il a fallu se résoudre à remettre la partie en présence de la conférence Open Education Global 2021 à une date ultérieure.

La difficulté venait du fait qu’hélas, la situation au niveau mondial ne permet pas un optimisme aussi fort qu’en France. Et cela rendait difficile de permettre à la conférence de jouer son rôle global.

Nous avons pu bénéficier de l’aide et des conseils de nombreuses personnes; Les équipes de la Cité des Congrès ont été particulièrement compréhensives et se sont mobilisées pour nous trouver de nouvelles dates.

C’est ainsi que nous sommes heureux d’annoncer que la conférence Open Education 2021-2022 aura lieu en deux temps :

  • du lundi 27 septembre au 1er octobre 2021, en ligne, dans 5 langues, plus de 20 webinaires auront lieu pour discuter des grands enjeux de l’éducation ouverte dans le monde. Les inscriptions sont déjà en cours.
  • du lundi 23 mai au mercredi 25 mai 2022 à la Cité des Congrès de Nantes.

Merci à toutes celles et tous ceux qui contribuent au succès de ces événements !

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Dans le cadre du GT num #IA_EO, l’un des 3 axes de travail concerne l’exploitation intelligible des Learning Analytics par l’utilisateur (apprenant, enseignant, institutions, parents, etc.) et leur combinaison avec les techniques de l’IA.

Suite à notre deuxième webinaire dont nous vous parlions ici et toujours dans la continuité des échanges autour de l’éducation, de l’IA et notamment des sujets d’explicabilité et d’interprétabilité, nous avons organisé un troisième webinaire le 15 avril dernier, consacré à une étude sur les explications du résultat d’un classifieur.

Un webinaire le 15 avril animé par Laurence Rozé

Lors de cette présentation, Laurence Rozé nous a tout d’abord, introduit la notion de classifieur avant de nous proposer un état de l’art des différentes approches proposées pour générer des explications : méthodes globales, méthodes locales et méthodes par inspections. La présentation a été plus particulièrement dédiée aux méthodes locales développées par son équipe et à leurs limites. Enfin, la portabilité de ces méthodes vers la problématique de STAPS et du projet ApLLy a été analysée et discutée.

Capture écran réalisée depuis la présentation de Laurence Rozé, disponible en rediffusion ci-dessous

Vous pouvez désormais retrouver la présentation en rediffusion ici.

Quelles perspectives ?

Suite à cette présentation, les participants du GTnum IA_EO ont souhaité organiser une réunion avec les responsables du projet ApLLy, le Ministère de l’Education Nationale, de la Jeunesse et des Sports et les DANEs associées au projet afin de co-construire des pistes de travail permettant de favoriser l’émergence de projets communs et de partage de données réelles afin de continuer nos travaux sur l’étude des relations entre décrochage (remédiation, prédiction), interprétabilité, explicabilité et confiance.

Nous vous tiendrons informé de l’évolution de ces travaux.

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certains articles mentionnés portesnt sur l'Intelligence Artificielle du fait du double sujet de la chaire

Open Education global francophone

OERWiki@MENA: Le réseau LETS Learning Lab accompagne la production et la diffusion des REL dans la région MENA

Le Learning Lab de l’Université de Sousse en Tunisie et Learning Lab de l’Université d’Alexandrie en Egypte partenaires du projet « LETS (Lebanon, Egypt, Tunisia, Switzerland) Learning Lab Network » ont lancé suite à une collaboration avec Open Education Global Francophone l’initiative OERWiki@MENA comme une activité Learning Lab, dans un objectif de permettre d’élargir l’accès à l’éducation pour toutes et pour tous et d’améliorer la qualité de l’éducation. En effet cette initiative OERWiki@MENA permettra le développement de la production, du partage et de l’utilisation de Ressources Educatives Libres (REL) dans la région MENA. Ces REL peuvent être des ressources d’apprentissage ou d’évaluation : supports de cours, devoirs, tests, images, ressources audio, ressources vidéo, etc.

Plus précisément, cette initiative a pour objectif de déclencher un mouvement auprès de la communauté universitaire au niveau de ces deux universités, ainsi que d’autres universités de la région MENA autour des ressources éducatives libres. Elle permettra en effet d’encourager la collaboration et le partage par la co-création de matériel éducatif et la liberté de l’utiliser, de le personnaliser, de l’améliorer et de le redistribuer. A cet effet un environnement web (icitlearn.org/oerwiki/) de partage de ressources éducatives libres a été mis en place, permettant à la communauté universitaire de produire des contenus d’apprentissage ou d’évaluation et de les partager en tant que ressources éducatives libres sous une licence Creative Commons.

Un défi de production et de partage de 100 OER pendant 100 Jours a été lancé. Un dispositif d’accompagnement des enseignants de la région MENA participants à cette initiative a été mis en place : des séminaires de sensibilisation et d’informations sur les REL et les licences Creative Commons ont été déployés et ont suscité l’intérêt d’un grand nombre de participants. Une évaluation des activités proposées dans le cadre de cette initiative a été menée et a permis de recueillir le feedbcak des participants et de s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés.

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🗓️ Pour cette édition de mars 2021 Barbara Class animera un webinaire avec pour thème “Comment comprendre l’Open ?”

💡 L’Open, dont la traduction française n’est pas stabilisée – ouvert? libre? – est une approche en pleine expansion. Il semblerait qu’elle soit présente depuis plusieurs siècles mais qu’elle n’ait pas toujours été au goût du jour. Parfois reléguée aux oubliettes, elle semble aujourd’hui animée d’un nouveau souffle. Les articles scientifiques ont par exemple longtemps été considérés comme des communs – jusqu’aux années 1900 environ – et sont en train de le redevenir (cf. Langlais, 2015).

🎯 Cette intervention a pour objectif de poser un certain nombre d’informations pour les soumettre à votre esprit critique, les discuter et essayer, ensemble, de faire émerger de nouvelles conceptions de l’Open.

Biographie

Barbara Class, Chargée de cours au département de traduction. Elle travaille au département d’interprétation depuis 2004 en tant que conseiller pédagogique en matière d’éducation à distance. Elle a notamment œuvré à la mise à distance du MAS pour formateurs d’interprètes.

A propos

❓ Open Education Global est une organisation mondiale à but non lucratif dont les adhérents et adhérentes soutiennent le développement et l’utilisation de Ressources Educatives Libres (REL) dans le monde afin d’élargir l’accès à l’éducation pour toutes et pour tous.

🧠 Dans le prolongement des événements de novembre 2020, OEG – Francophone propose entre février et septembre 2021 des webinaires afin de sensibiliser aux pratiques de l’Open Education et aux usages des ressources éducatives libres (REL)

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Open Education, un terme qui sous-entend l’ouverture, l’éducation mais qui ne s’y limite pas. Quel objectif ? Quels avantages ? Quelles limites ? Autant de questions auxquelles cette ressource, sous forme de livret, tente de répondre en vous livrant quelques clés et pistes d’action pour vous emparer de l’Open Education. Dans son plan stratégique Louvain 2020, l’UCLouvain accorde une attention particulière au mouvement de l’Open Education. Comme d’autres universités, elle souhaite répondre à une vision d’avenir, à un besoin de partage des ressources, de mise à disposition de pratiques, de connaissances, d’outils, etc. afin d’améliorer l’accès et l’efficacité de l’éducation y compris au-delà de ses frontières. Le mouvement de l’Open Education est déjà bien ancré. Nombreux sont les enseignant·e·s qui s’y intéressent et se sont déjà lancés dans la pratique. Et vous ? Ce livret se veut être un guide pour vous accompagner dans l’Open Education. Il ouvre les portes de certaines notions telles que les Massive Open Online Courses (MOOCs), les Open Educational Resources (OER), les OpenCourseWare (OCW) ou encore les licences Creative Commons (CC). Bonne lecture, bonne découverte !

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Le 19 février 2020, la Commission européenne a dévoilé sa nouvelle stratégie en matière de données, annonçant des investissements de 4 à 6 milliards d’euros pour créer une infrastructure pour la libre circulation des données. Cette infrastructure sera dotée d’une gouvernance, de normes, d’opérateurs et d’espaces de données sectoriels (mobilité, santé, compétences, agriculture, green deal, administration, industrie, énergie, agriculture). Pour les données personnelles, l’infrastructure sera centrée sur la personne, les consentements étant gérés indépendamment des services (séparation des pouvoirs) par des opérateurs comme Visions, ce qui permettra aux personnes d’avoir le plein contrôle de leurs données sans dépendre d’un seul service.

Ces principes, cette infrastructure et cette architecture ont été validés en Novembre 2020 dans le cadre du Data Governance Act de la Commission. La Commission Européenne a également annoncé la création d’un espace européen commun des données relatives aux compétences, « afin de réduire l’inadéquation des compétences entre le système d’éducation et de formation, d’une part, et les besoins du marché du travail, d’autre part » (Stratégie Européenne de la Donnée 2020, Commission Européenne). Concrètement cet espace de données permettra à une personne de simplement et automatiquement faire circuler ses données (compétences, expériences professionnelles, formations, situation, hobbies, …) entre les acteurs de l’emploi, de la formation et de l’inclusion via un opérateur de gestion de ses consentements.

Cet espace de données a besoin de normes (juridiques, commerciales, techniques, design/UX) pour fonctionner et permettre un échange de données efficace en assurant une confiance entre les acteurs s’échangeant la donnée. Ces normes doivent être ouvertes et gouvernées pour permettre à toutes les Parties prenantes de bénéficier de cette infrastructure sans qu’un seul acteur ne prenne la main sur l’ensemble. Ces normes doivent assurer que la personne conserve toujours le contrôle de ses données et puisse gérer ses autorisations et consentements depuis un outil à la fois indépendant des sources de données et interopérable (l’opérateur). Aujourd’hui, ces normes n’existent pas, nous avons besoin de recherche, d’expérimentation et de coordination pour faire fonctionner cet espace de données.

Visions travaille depuis 2016 sur la portabilité des données personnelles, en fournissant un outil, VisionsTrust, qui met en œuvre le principe de séparation des pouvoirs. Visions est donc un opérateur qui permet à la personne de gérer ses consentements sur l’accès et le partage de ses données personnelles. Visions est co-fondateur d’aNG et dirige au sein d’aNewGovernance (aNG) la Skills Alliance. La Skills Alliance réunit 40 organisations (universités, organismes de formation, agences nationales pour l’emploi, employeurs, plateformes) de 6 pays pour travailler sur les normes de circulation des données de compétences à partir de projets concrets au service de l’orientation et de l’éducation, afin de partager les meilleures pratiques et de définir ces normes. Nous travaillons a créer des réseaux de données de compétences au service de l’éducation, de la formation et de l’orientation tout au long de la vie. Nous y travaillons avec différentes universités (Paris 1, Lille, Cergy-Pontoise, La Haye, Tampere, Stanford, Accra, …), des acteurs publics (Pole Emploi, CPF, Régions, etc), des OF (OpenClassrooms, Simplon, …), des employeurs et des applications EdTech et JobTech.

aNewGovernance (aNG), association internationale en cours de création, a été lancée en 2019 par la publication d’un Livre Blanc réunissant 50 organisations de 15 pays décrivant le besoin de normes et de gouvernance pour les standards de portabilité des données. aNG travaille avec plusieurs parties prenantes (public, privé, académique, à but non lucratif) pour définir des standards à partir d’expérimentations concrètes. aNG a le soutien de la Commission européenne par le biais de la DG Connect et de M. Vestager. L’objectif d’aNG est de fournir un espace où les organisations peuvent discuter et expérimenter des normes pour la libre circulation des données personnelles de manière ouverte, démocratique et ascendante.

Nous souhaitons unir davantage d’organisations à travers le monde pour contribuer à cette nouvelle infrastructure.

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📺 𝗪𝗲𝗯𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗢𝗘𝗚 – 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 𝗲𝘁 𝗥𝗘𝗟 𝟮𝟬𝟮𝟭
🛎️ Retrouver en rediffusion le webinaire de février 2021
🧠 “𝗟𝗲𝘀 𝗥𝗘𝗟𝘀 𝗮𝘂 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗔 : 𝗾𝘂’𝗲𝘀𝘁 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲 ?”
🎙️ Animé par : Colin de la Higuera 👉 

❓ A PROPOS ❓

❤️Open Education Global est une organisation mondiale à but non lucratif dont les adhérents et adhérentes soutiennent le développement et l’utilisation de Ressources Educatives Libres (REL) dans le monde afin d’élargir l’accès à l’éducation pour toutes et pour tous.

🧠 Dans le prolongement des événements de novembre 2020, OEG – Francophone propose entre février et septembre 2021 des webinaires afin de sensibiliser aux pratiques de l’Open Education et aux usages des ressources éducatives libres (REL)

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en attendant un flux RSS des articles de la fabrique des REL au Québec

et quelques ressources