Libre et communs

Une revue d'actualité de sites qui publient autour du libre et des communs dans l'enseignement supérieur francophone

Innovation Pédagogique

[Mise à jour du dimanche 13 Juin] Beaucoup de réactions et questions en ligne - Twitter - suite à la publication de cet article. Je précise donc qu'à ce jour l'université de Nantes n'a pas communiqué officiellement. Ce que je trouve dommage mais l'agenda politique de l'université est squatté par l'adoption (après des années de négociations souvent rocambolesques) du statut d'établissement expérimental "Nantes Université".

Toute la communication de l'équipe présidentielle se concentre donc là-dessus. J'ai eu l'info sur le mandat obligatoire parce que j'ai des copains et copines qui m'ont alerté et les documents sur lesquels je m'appuie sont disponibles sur l'intranet des personnels de l'université, dans la rubrique où personne ne va jamais : celle des compte-rendus de CA ;-)

Enfin, il semble évident que ce mandat de dépôt obligatoire avec impact (probablement marginal) sur l'évaluation individuelle et collective (financements des labos) s'appuiera bien sûr sur les textes de loi existants, c'est à dire qu'il y aura bien obligation de déposer mais dans la limite des délais d'embargo prévus par la loi portée par Axelle Lemaire en 2016, "République Numérique (n°2016-1321)", et notamment son article 30 qui précise que le délai de mise à disposition en Open Access est :

"au maximum de six mois pour une publication dans le domaine des sciences, de la technique et de la médecine et de douze mois dans celui des sciences humaines et sociales."

Pour le reste je suis comme vous, c'est à dire que j'attends (avec impatience et gourmandise) les précisions de l'université sur la mise en oeuvre concrète et technique de cette décision historique à l'échelle de l'enseignement supérieur et de la recherche :-) [/Mise à jour]

C'est une décision, osons le mot, historique, qui vient d'être actée par le conseil d'administration de l'université de Nantes. Cette décision est la suivante. Toutes les publications de l'université (= les articles scientifiques écrits par des enseignants-chercheurs de l'université) devront obligatoirement être déposées en archive ouverte. Et - c'est dingue - ce mandat de dépôt obligatoire sera pris en compte directement dans les évaluations institutionnelles mais aussi dans les financements que l'université versera aux laboratoires de recherche.

Voici très exactement le relevé de délibération et de vote du CA daté du 28 Mai 2021 :

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Depuis que je suis enseignant-chercheur (et même avant) j'ai toujours été un défenseur et un militant de l'Open Access, du libre accès aux connaissances scientifiques. Si les choses ont, depuis 15 ans, heureusement évolué dans le bon sens c'est notamment, sur le plan politique, grâce à Axelle Lemaire lorsqu'elle était en charge de ces questions et notamment aujourd'hui grâce à Marin Dacos qui porte ces questions au ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche. Ainsi bien sûr qu'à l'effort patient, militant et constant de beaucoup d'enseignants-chercheurs et de bibliothécaires.

Le dépôt en libre accès c'est bien, mais le dépôt en libre accès quand c'est pas contraignant et obligatoire, bah ça avance beaucoup moins vite hein. Et si c'est juste obligatoire et s'il n'y a pas de mesures pesant sur cette obligation ... bah les gens considèrent qu'ils ne font pas un truc obligatoire et puis de toute façon c'est pas grave puisqu'il n'y a jamais aucune sanction de prise.

Je ne vais pas vous refaire 15 ans de débats sur la question du libre accès et de pourquoi ça ne décolle jamais vraiment comme ça devrait dans les universités françaises mais en gros (en très très gros) voici les lignes d'affrontement :

  • celles et ceux qui considèrent que le libre accès ce n'est pas la priorité et qu'en plus c'est dangereux pour la qualité de la science (et pour son propre avancement de carrière) : beaucoup de collègues sont encore dans cette posture, soit par ignorance des enjeux, soit du fait du lobbying et de la désinformation qu'exercent depuis 25 ans (au moins) les escrocs qui ont le monopole de l'édition scientifique, particulièrement dans certaines disciplines - et donc de l'évaluation de la recherche et des carrières individuelles.
  • celles et ceux qui considèrent que le libre accès c'est bien mais que bon on verra quand on aura le temps (et que ce sera obligatoire)
  • celles et ceux qui - comme moi - sont militants.

Nota-Bene : si vous ne comprenez pas pourquoi le libre accès, l'open access, c'est déterminant et c'est littéralement vital, prenez 10 minutes de votre vie et allez regarder "Privés de Savoir" produit par Datagueule.

Aujourd'hui beaucoup d'universités françaises ont leurs propres archives institutionnelles, et beaucoup d'enseignants-chercheurs déposent eux-mêmes leurs propres travaux en archive ouverte (sur la plateforme HAL). Quand j'écris "beaucoup" je devrais en fait écrire "très peu" à l'échelle du nombre d'enseignants-chercheurs et de travaux de recherche. Ce n'est hélas encore qu'une minorité de ces travaux qui sont en libre accès, alors même, rappelons-le, qu'ils sont financés par l'impôt (bah oui, vous payez mon mirobolant salaire - 2800 euros - tous les mois) et donc que c'est un droit pour la collectivité (et les étudiants) d'avoir accès à ces articles scientifiques. Tout cela je vous l'expliquais dans cet article qui fit son petit effet à l'époque : "Pourquoi je ne publierai plus jamais dans des revues scientifiques." (vous l'avez même dans une revue scientifique ... en libre accès ;-)

Hellsevier

Si l'on veut inverser le ratio et faire en sorte qu'une majorité des résultats produits par la recherche publique se retrouvent en libre accès, et compte-tenu de tout un tas de paramètres à la fois économiques, politiques et sociaux (que je vous épargne ici mais dont je vous ai souvent parlé) il n'est qu'une seule voie possible : non seulement il faut rendre ce dépôt obligatoire dans chaque université. Et pour que cette obligation de dépôt soit suivie d'effets, il faut deux choses. Primo, pour jouer sur la dimension incitative auprès des chercheurs eux-mêmes dans leur dimension - toujours fondamentalement un peu - égotiste, il faut lui subordonner en partie l'évaluation des carrières individuelles (après tout nous sommes déjà jugés sur tout un tas de critères quantitatifs à la con, au moins celui visant à vérifier qu'on a bien mis nos articles en accès ouvert est-il un peu moins con que beaucoup d'autres). Et deuxio il faut également lui subordonner les dotations et financements institutionnels attribués aux laboratoires de recherche (pour cette fois jouer sur la dimension collective et institutionnelle directe).

Et c'est très exactement ce que vient de faire le CA de l'université de Nantes. Non seulement c'est une décision inédite : à ce jour et à ma connaissance nous sommes donc, avec l'université d'Angers, la seule université française à disposer d'un mandat de dépôt obligatoire. Et c'est une putain de bonne nouvelle pour l'avenir de l'humanité. Bah oui. Mais c'est aussi une décision (très) courageuse car elle indique clairement - ce qui n'est pas le cas à Angers - que ce critère sera pris en compte dans les évaluations institutionnelles ainsi que pour la dotation aux laboratoires (rassurez-vous si vous êtes inquiets, cela sera bien sûr à la marge, aucun labo et aucune carrière ne vont se trouver ruiner par ce nouvel indicateur).

C'est courageux car les résistances sont (très) fortes et s'organisent (en gros) ainsi. Il y a les collègues "neutres" ou "opposés" à l'Open Access qui trouvent que c'est là une ingérence scandaleuse dans leur activité de recherche (total bullshit mais ils sont encore nombreux et nombreuses). Et puis il y a les collègues défenseurs (et parfois militants) de l'Open Access qui trouvent (oui c'est paradoxal mais c'est comme ça) que subordonner une partie (même infime) des financements et de l'évolution des carrières à l'obligation de dépôt en archive ouverte est un coup du néo-management et que cela risque de doter les néo-managers de tous bords d'encore plus d'outils de flicage et de soumission. J'ai pas mal de copains qui sont encore sur cette ligne aujourd'hui, et ... et ce sont pourtant encore des copains :-)

Mais il existe un moment où il faut avancer si l'on estime que l'enjeu est essentiel. Et il l'est puisqu'il s'agit de libérer les connaissances académiques de la gangue de l'invisibilité ainsi que de l'assujettissement au quasi-monopole toxique d'éditeurs prédateurs. L'un des tout premiers à avoir théorisé et mis en oeuvre le mandat de dépôt obligatoire avec influence sur l'évaluation individuelle et le financement des laboratoires de recherche, c'est - un de mes héros - Bernard Rentier, lorsqu'il était recteur (= président) de l'université de Liège, et ce dès ... 2007.

J'ai croisé quelque fois Bernard Rentier dans divers colloques. J'ai même eu l'honneur, par deux fois, de partager la scène avec lui. La seconde fois, il y avait avec moi une collègue, juriste de formation, que je ne connaissais pas, et qui travaillait également sur ces questions d'Open Access. Elle s'appelait Carine Bernault. Elle est aujourd'hui présidente de l'université de Nantes et vient de parvenir à faire voter une décision aussi salutaire qu'inédite et courageuse. C'est absolument remarquable et nécessaire. Merci à elle et à toutes celles et ceux qui ont permis cela.

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Dans le cadre de notre Groupe Thématique Numérique Intelligence Artificielle & Education Ouverte, en collaboration avec nos collègues d'IMT-Atlantique, l'une de nos missions est de mener des actions de formation et/ou de sensibilisation à l'IA et à son impact sur l'Éducation. L'un de nos axes de travail n'est autre que la création et la co-conception de ressources éducatives libres.

Avec le soutien de nos partenaires, les Académies de Nantes et de Rennes, nous avons ainsi travaillé sur un webinaire consacré aux licences ouvertes dans le but d'aider et d'accompagner les personnels de l'éducation nationale aux partages de leurs ressources.

C'est quoi le programme ?

Une présentation en 3 temps :

Colin de la Higuera, Titulaire de la Chaire Unesco en Ressources Educatives Libres et Intelligence Artificielle à l'Université de Nantes, présentera quelques enjeux autour de la question des licences, liés en particulier à l'impact de l'intelligence artificielle et les difficultés de rendre les choses libres sans licences.

Danièle Bourcier, Responsable scientifique Creative Commons France, présentera le modèle de licences le mieux adapté pour les ressources éducatives : Creative Commons.

Patricia Serrano, Chercheure au LS2N, Université de Nantes, présentera un outil permettant de vérifier les compatibilités entre licences, ce qui est important en particulier au moment de la conception de nouvelles ressources.

Ce webinaire aura lieu le 2 juin prochain de 15h30 à 17h. Vous retrouverez toutes les infos liées à ce rendez-vous ici.

A noter que le nombre d'inscriptions étant limité, celles-ci sont limitées aux personnels de l'éducation national des territoires des Académies de Nantes et de Rennes exclusivement.

A très bientôt !

Licence Creative Commons

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La fabriqueREL (ressources éducatives libres) est un projet conjoint de l'Université de Sherbrooke, de l'Université de Montréal et de l'Université Laval réalisé dans le cadre d'un mandat octroyé en 2019 par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur et du Plan d'action numérique en éducation et en enseignement supérieur. Il est porté par les unités en soutien à la pédagogie universitaire et les services des bibliothèques des trois partenaires.

À terme, plusieurs autres universités et collèges du Québec devraient rejoindre la fabriqueREL pour répondre à l'un de ses grands buts : faire des ressources éducatives libres les supports pédagogiques privilégiés par les personnes enseignantes de l'enseignement supérieur québécois.

un texte repris du site de la fabrique des Ressources éducatives libres, une publication sous licence CC by

Une initiative qui a fait l'objet d'un webinaire organisé par Riposte Creative Pédagogique avec Marianne Dubé et Marilou Bourqué une mise en ligne avec la vidéo le diaporama de la présentation et quelques liens autour des Ressources Educatives Libres :

La présentation du webinaire

En France, à part quelques portails thématiques, le partage de ressources éducatives libres (REL) relève généralement de l'initiative individuelle d'enseignant.e.s. Les universités et écoles n'ont pas franchi le pas de valoriser le partage et la réutilisation de ressources éducatives. Aujourd'hui l'urgence de la crise du Covid nous contraint à inventer des modes de formation hybrides qui ont tout à gagner d'un partage des pédagogies (tant en terme de contenus que de modalités pédagogiques).
Ce webinaire avec la Fabrique des ressources éducatives libres, nous présentera une initiative conjointe au Québec des Universités de Sherbrooke, Montréal et Laval. Une réalisation dans le cadre d'un mandat octroyé en 2019 par le ministère de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur et du Plan d'action numérique en éducation et en enseignement.
Un projet ambitieux et encourageant pour celles et ceux qui dans d'autres pays s'intéressent aux REL : "À terme, plusieurs autres universités et collèges du Québec devraient rejoindre la fabrique REL pour répondre à l'un de ses grands buts : faire des ressources éducatives libres les supports pédagogiques privilégiés par les personnes enseignantes de l'enseignement supérieur québécois."
image fabrique_rel.jpg (15.1kB)

Les questions proposées :
- Qu'est ce que la Fabrique des REL ?
- Comment a-t-elle été mise en place ?
- Quel fonctionnement ?
- Comment vous touchez les contributeurs ?
- Quelle valorisation de leur participation au sein de leur université ?
- Quels premiers retours d'usage ?

et en débat à suivre

- comment avancer en France ?
- comment impliquer Universités et Ecoles ?

le diaporama du webinaire par Marianne Dubé et Marilou Bourqué

Les buts poursuivis par lafabriqueREL sont les suivants :

  • contribuer à la réalisation du plan numérique en éducation et en enseignement supérieur ;
  • véhiculer les valeurs sous-jacentes aux ressources éducatives libres ;
  • promouvoir auprès des personnes enseignantes et des établissements d'enseignement supérieur la création, la promotion et l'utilisation des ressources éducatives libres ;
  • renforcer la collaboration des établissements collégiaux et universitaires par des actions nécessitant la complémentarité de leurs ressources ;
  • fournir des ressources éducatives libres aux personnes enseignantes et participer à l'offre de eCampus Québec ;
  • créer, produire et diffuser des ressources éducatives libres ou utiliser et enrichir des ressources éducatives libres existantes ;
  • développer la compétence des personnes enseignantes, plus particulièrement et selon le Cadre de référence de la compétence numérique les dimensions 1 (agir en citoyen éthique à l'ère du numérique) et 4 (développer et mobiliser sa culture informationnelle) ;
  • développer l'expertise professionnelle du personnel pédagogique en soutien aux personnes enseignantes.


-plus d'info

La vision de la fabriqueREL se traduit par une conception écoresponsable de la création de matériel éducatif qui s'appuie sur des principes d'enrichissement en continu du matériel servant à l'enseignement et à l'apprentissage, de la mutualisation des expertises du personnel enseignant, d'accessibilité aux études grâce à une économie considérable du matériel pédagogique et de la démocratisation des savoirs et de l'éducation.

Processus de création d'une REL en 6 étapes

La fabriqueREL a pour mandat d'accompagner le personnel enseignant dans la création de REL francophones de grande qualité pour le secteur des études supérieures. Pour ce faire, la fabriqueREL s'est dotée d'un processus de création d'une REL en six étapes. Inspiré du modèle de conception pédagogique ADDIE, il a été adapté aux particularités du libre pour favoriser la réutilisation de REL existantes, la cohérence entre les licences de ces ressources et la diffusion de l'œuvre finale. Le processus de création de REL en 6 étapes de la fabriqueREL s'inspire aussi du processus de création Design Sprint en ce qui a trait aux types d'activités d'idéation et à l'angle d'approche pour tester la REL avec le public cible, soit les étudiants et les enseignants, avant de la diffuser. Le processus de création de REL en 6 étapes se veut rigoureux, efficient et créatif.

-plus d'info

Quelques ressources disponibles pour la formation à distance

-La pédagogie en formation à distance hybride, mixte ou comodale
-L'enseignement synchrone en ligne
-L'utilisation de logiciels et dispositifs numériques
-Les évaluations des apprentissages en formation à distance et l'intégrité académique
-L'encadrement et l'accompagnement des étudiants
-Le droit d'auteur en contexte de formation à distance

Voir aussi les REL disciplinaires
-Droit
-Éducation
-Lettres et sciences humaines
-Sciences


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Ce webinaire est la suite logique du webinaire proposé par Marie Latour "Des jeux sérieux réutilisables pour l'apprentissage autour de la documentation" le 22 janvier 2021. Elle nous propose aujourd'hui de tester ensemble un nouveau jeu de documentation et de revenir sur le comment il a été construit.

un article repris de la page des webinaires du groupe Hybridation en coopération ouverte

Pour vous inscrire et obtenir le lien de connexion par retour de mail, merci de compléter le questionnaire d'inscription

Depuis 2015, le SCD de l'Université de Guyane s'est engagé dans un renouvellement de sa pédagogie : des séquences de jeux sont régulièrement introduites dans ses formations à la recherche documentaire afin de favoriser l'interactivité et le plaisir de l'apprentissage. Dans ce cadre, neuf jeux de plateau sérieux ont été créés (dont trois ont été traduits en anglais) ainsi qu'une bande-dessinée pédagogique (pour plus d'informations, voir l'enregistrement du premier webinaire).

Devant la généralisation du distanciel induite par la crise sanitaire mondiale traversée actuellement, le SCD de l'Université de Guyane a adhéré au consortium national « Games for Citizens » afin de créer des adaptations de ses créations en tables de jeu numériques jouables en solo ou en multijoueurs, sur ordinateur ou sur smartphone. Les équipes travaillent actuellement sur l'adaptation numérique d'un premier jeu de plateau, « Licences to kill », portant sur la connaissance des grandes licences de la propriété intellectuelle (Copyright, Domaine public, Copyleft et Creative commons).

Dans ce cadre, nous vous proposons, de manière très expérimentale, de tester en avant-première le prototype du jeu non encore achevé. Le webinaire s'organisera en trois temps : après une courte présentation du projet de des acteurs de 15-20 minutes environ, vous pourrez ensuite tester le jeu en solo. Enfin, à l'issue d'une courte séance de discussion autour de vos premières impressions sur le jeu, nous vous demanderons de remplir un court questionnaire qui nous permettra de travailler à l'amélioration de la version en cours. Vos avis comptent, et feront partie d'une vaste campagne de bêta-tests qui nous permettra de sortir la version la plus ergonomique possible et la mieux adaptée aux besoins des étudiants !

Les intervenants seront Marie Latour, directrice adjointe du l'Université de Guyane et porteuse du projet, et Thomas Planques, chef de projet pour la réalisation technique du jeu au sein du consortium "Games for Citizens".

La prise de notes pendant le webinaire sera collaborative sur ce pad : https://lite1.infini.fr/p/testonsEnsembleJeu


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la chaire Unesco REL -IA

Dans le cadre du GT num #IA_EO, l’un des 3 axes de travail concerne l’exploitation intelligible des Learning Analytics par l’utilisateur (apprenant, enseignant, institutions, parents, etc.) et leur combinaison avec les techniques de l’IA.

Suite à notre premier webinaire dont nous vous parlions ici et toujours dans la continuité des échanges autour de l’éducation, de l’IA et notamment de l’explicabilité et d’interprétabilité, nous avons organisé un deuxième webinaire le 25 mars dernier consacré au projet ApLLY, un test d’auto-positionnement en ligne pour évaluer sa réussite en STAPS.

Un webinaire le 25 mars animé par Ilker Birkan

Alors qu’est-ce que le projet ApLLy* ? Il s’agit d’un test d’auto-positionnement en ligne afin d’évaluer sa réussite en STAPS. L’un des résultats de ce projet est un test en ligne ayant pour objectif de permettre aux lycéennes et aux lycéens de 1ère ou terminale d’estimer rapidement leurs chances de réussir en filière STAPS, accessible à partir de Parcoursup et du site web de l’Université de Nantes.

Capture écran réalisée depuis https://aplly.univ-nantes.fr/form/staps/welcome

L’élaboration du test est essentiellement fondée sur des données recueillies suite à des sondages réalisés auprès des 1ères années en STAPS, transformées ensuite en statistiques, permettant ainsi d’orienter les lycéennes et lycéens et de leur donner une estimation de leur réussite, sous la forme de conseils.

Le projet, hébergé par l’Université de Nantes et initialement déployé en STAPS, est désormais disponible pour les futurs étudiants en psychologie et droit.

Vous pouvez désormais retrouver la présentation en replay ici.

La suite ?

Suite à cette présentation, Laurence Rozé, maîtresse de conférence en IA, s’est également proposée afin de présenter ses travaux sur les explications du résultat d’un classifieur. Le lien entre la portabilité des méthodes utilisées vers le projet ApLLy est évidemment au centre des échanges.

Nous reviendrons vous dans un prochain article avec le lien en replay de cette présentation.

*Auto-positionnement en Ligne des Lycéens.

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Récemment, nous évoquions ici avec vous le lancement de l’appel à contributions pour la partie en ligne de la conférence. En effet, l’OEG Conference 2021 se présente en deux formats cette année :

  • une conférence en ligne du 27 septembre au 1er octobre,
  • un congrès en présentiel du 5 au 7 octobre à La Cité des Congrès de Nantes.

Nous sommes désormais heureux.ses de vous annoncer l’ouverture des inscriptions pour la partie en ligne ! Toutes les infos ici.

PS : nous reviendrons très vite vers vous pour la partie présentiel.

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L’Atelier virtuel sur les Ressources Educatives Libres en Afrique francophone aura lieu sur la plateforme Zoom le 9 juin 2021 de 10h à 16h (CEST).

Son thème : Compétences et politiques d’accompagnement essentielles à l’implémentation de la Recommandation de l’UNESCO sur les REL

Cet Atelier a pour objectifs : (i) l’Introduction de la Recommandation de l’UNESCO sur les REL, (ii) la mise en évidence de la valeur et le potentiel des REL pour la qualité, l’innovation et l’accès à l’Education dans le contexte du COVID-19 ; (iii) La sensibilisation à l’utilisation des REL francophones existantes, au développement de nouvelles REL et à leur partage et (iv) le partage d’expérience sur la mise en place et le développement des REL dans la région de l’Afrique francophone.

Elle est organisée par 3 acteurs majeurs de l’éducation ouverte :

Les 3 organisateurs

Nous y serons présents pour y présenter le travail effectué actuellement de collection de ressources éducatives libres francophones, les ajouter à la plate-forme X5-GON et pouvoir ainsi utiliser l’intelligence artificielle pour les (ré)indexer, analyser sémantiquement, et permettre un accès facilité.

Pour vous inscrire, c’est ici.

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Un titre aussi prometteur cela donne envie d’en savoir plus, non ?

C’est justement ce que nous vous proposons, en collaboration avec l’Unesco, le Ministère de l’Éducation Nationale, le projet Européen AI4T, au travers d’un webinaire, en langue anglaise, le 11 juin prochain de 14h à 15h30.

Cette présentation sera réalisée avec Wayne Holmes, professeur à University College London et UNESCO. Il a notamment participé au MOOC du Portugal sur IA et éducation et a publié plusieurs articles et ouvrages dont : Artificial Intelligence in Education. Promises and Implications for Teaching and Learning (avec Maya Bialik, Charles Fadel, 2019).

Nous avons eu le plaisir de l’interviewer récemment, vous pouvez d’ailleurs retrouver le contenu de nos échanges ici.

Ce webinaire est ouvert à tout.e.s via ce lien zoom.

Nous vous attendons nombreux.ses le 11 juin prochain !

La Chaire Unesco, en collaboration avec l’Unesco et le MEN.

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Discussion avec Wayne Holmes, Enseignant-Chercheur à University College London et UNESCO. Wayne parlera de ses travaux et en particulier de ces outils IA qui font leur apparition et nous interpellent.

Wayne est l’auteur de plusieurs ouvrages sur les questions de l’IA et l’éducation dont “Artificial Intelligence In Education: Promises and Implications for Teaching and Learning“, publié en 2019, et, plus récemment, pour l’UNESCO “AI and education: guidance for policy-makers” (qui doit bientôt être traduit au Français).

La conférence, sous forme de webinaire, aura lieu le 11 juin à 14h. Le lien pour suivre le webinaire peut être obtenu en nous envoyant un mail (rubrique contact).

La version originale de cette interview se trouve sous la traduction française.





1. Wayne Holmes, vous êtes l’auteur de divers ouvrages reliant l’IA à l’éducation, et travaillez également avec l’Unesco sur ces questions : depuis quand et pourquoi vous êtes-vous intéressé à ces questions ?

Bonjour Colin, merci de m’avoir invité. J’ai été impliqué dans l’éducation toute ma vie et pendant longtemps dans la technologie éducative. J’ai par exemple développé de nombreuses applications et plates-formes d’apprentissage basées sur des jeux numériques, et j’ai participé à différentes recherches sur les technologies éducatives. Puis, il y a près de dix ans, j’ai réalisé que certains des outils dans lesquels j’avais été impliqué utilisaient une intelligence artificielle primitive, ce qui a suscité mon intérêt.

Il est rapidement devenu clair pour moi que l’IA avait beaucoup de potentiel pour aider dans l’éducation, avec l’enseignement et l’apprentissage, mais ce potentiel ne se réalisait pas. J’ai également compris que, que quelqu’un le veuille ou non, l’IA est déjà de plus en plus utilisée dans des contextes éducatifs, mais avec peu de réflexion sur ce que cela signifie pour les étudiants. Les intentions sont bonnes, l’objectif des outils tels que les «systèmes de tutorat intelligent» est d’améliorer les résultats des élèves au niveau cognitif – ou du moins de les aider à réussir leurs examens. Mais on a peu examiné ce que cela signifie pour le processus d’enseignement et d’apprentissage, comment il affecte les jeunes esprits en développement et son impact sur les aspects sociaux et la santé mentale.

2. L’IA est plus liée à la technologie, aux grandes entreprises, aux investissements énormes. Pourquoi est-ce également une question importante pour l’Unesco ?

Vous avez raison, même dans l’association entre intelligence artificielle et éducation, qui n’obtient généralement pas une grande attention, il y a déjà beaucoup d’argent et de grandes entreprises. L’éducation avec l’IA est un domaine de recherche universitaire depuis près de 50 ans, mais au cours des dernières années, ce domaine a quitté le laboratoire de recherche et a été fortement commercialisé. Je connais une trentaine d’entreprises d’IA et d’éducation financées de plusieurs millions de dollars dans le monde, ainsi que Google et Facebook et d’autres qui se lancent dans ces questions.

Comme vous le savez, l’ONU promeut les objectifs de développement durable (ODD) ; l’éducation, qui est l’ODD 4, est l’un des domaines clés sur lesquels l’UNESCO se concentre. Ainsi, au fur et à mesure que les outils d’IA devenaient plus disponibles, l’UNESCO était naturellement désireuse de voir comment l’IA pourrait aider à atteindre l’ODD 4. Au début, comme pour souvent avec l’IA, il y avait beaucoup de battage médiatique et de promesses excessives. L’UNESCO est pleinement consciente des nombreux «problèmes pernicieux» qui existent dans l’éducation dans le monde, tels que les élèves n’ayant pas accès à des enseignants expérimentés, et il y avait beaucoup d’optimisme quant à la capacité de l’IA de fournir la «solution». Mais maintenant, l’accent est beaucoup plus mis sur les défis que l’IA apporte à l’éducation ainsi que sur le potentiel.

Par exemple, la plupart des outils pédagogiques basés sur l’IA que je connais adoptent une approche pédagogique de l’enseignement. Le système «sait» ce que l’élève a besoin d’apprendre et le guide dans cette direction. Cela peut sembler bon, mais cela signifie trois choses importantes qui ne font que maintenant l’objet d’une enquête approfondie. Premièrement, cela signifie que ces outils visent à faire le travail des enseignants, ce qu’ils ne peuvent pas : ils ne sont tout simplement pas si sophistiqués. En d’autres termes, intentionnellement ou non, ils sont effectivement conçus pour remplacer les enseignants. Deuxièmement, cela signifie que le libre arbitre des étudiants est miné, alors qu’il est clair que le libre arbitre des étudiants est essentiel pour un apprentissage de qualité. Et troisièmement, cela signifie que les élèves sont assis concentrés sur leurs propres écrans, ignorant la plupart du temps les autres élèves et l’enseignant – ce qui est étrange pour un espace social comme une salle de classe. En bref, ces utilisations de l’IA ne font guère que d’essayer d’automatiser les pratiques pédagogiques qui étaient typiques dans les salles de classe il y a cinquante ans ou plus et qui ont longtemps été critiquées par les sciences de l’éducation.

Ainsi, nous avons récemment publié «AI and Education. Conseils aux décideurs politiques. » dans lequel nous essayons de soulever et analyser des problèmes tels que ceux que je viens de décrire. Non pas pour empêcher l’utilisation de l’IA dans les salles de classe, ce qui serait insensé, mais pour s’assurer que l’IA utilisée dans les salles de classe est le « bon type » d’IA – une IA qui respecte les valeurs et les droits humains, qui augmente plutôt que de remplacer les enseignants, qui s’inspire des sciences de l’éducation, et qui n’est pas une surveillance sous un autre nom.

3. Vous travaillez également maintenant pour et avec l’IRCAI. Pourquoi un nouvel organisme comme l’IRCAI peut-il avoir un impact ici ?

Eh bien, ce sont les premiers jours. [NDLT : IRCAI n’a été créé qu’il y a quelques semaines et Wayne est un des principaux acteurs de la politique “IA et éducation” de l’institut]  Mais ce que j’aime, et c’est pourquoi je suis très heureux de m’impliquer, c’est que l’IRCAI rassemble l’IA d’une part (et il y a des gens vraiment intelligents en IA dans l’IRCAI) et les objectifs de développement durable des Nations Unies d’autre part. J’espère que nous pourrons faire de l’IRCAI, enfin le volet éducation de l’IRCAI, un centre de soutien aux chercheurs qui souhaitent s’attaquer aux problèmes de l’éducation, à la fois d’un point de vue technique, informatique et d’un point de vue humain et sociologique. et la perspective des sciences de l’apprentissage. Il n’y a rien de tel là-bas, mais c’est vraiment nécessaire et une perspective passionnante.

4. Sans vouloir donner tous les détails de votre exposé (voici un lien !), Y a-t-il quelque chose de spécifique auquel nous devrions faire attention lors de l’introduction de l’IA dans l’éducation ?

La réalité est que l’IA peut être assez impressionnante, et elle semble souvent offrir une solution idéale à un problème d’éducation épouvantable – tel que le manque d’enseignants expérimentés dans le sud du monde ainsi que dans certaines régions d’Asie de l’Est. Mais si l’histoire de la technologie éducative nous a appris quelque chose, une solution technologique n’est jamais une solution à long terme ni durable. En d’autres termes, nous devons dépasser le battage médiatique. Si un robot IA intelligent peut aider certains étudiants aujourd’hui, il ne résout pas ce qui est un problème social. Nous devons réfléchir à la manière dont nous pouvons utiliser les impressionnantes technologies d’IA pour aborder le cœur du problème, le manque d’enseignants expérimentés, plutôt que les symptômes évidents. Donc, si je dirigeais une école et que je regardais des outils d’IA, je me demanderais si cet outil améliore les enseignants, s’il améliore l’expérience en classe ou responsabilise les élèves ? Sinon, je n’adopterais pas cette technologie. Oh, et j’écouterais les mots à la mode, tels que l’apprentissage personnalisé, qui sont trop souvent des écrans de fumée et des miroirs aux alouettes (je pense que l’apprentissage personnalisé peut être une bonne chose, je ne suis tout simplement pas convaincu que les outils d’intelligence artificielle actuels font quelque chose de ce type).

5. Enfin, qu’est-ce qui vous donne de l’espoir ?

Ce qui me donne de l’espoir, c’est qu’il y a beaucoup de développeurs experts en IA qui sont désireux de faire ce qu’il faut. Ils ont juste besoin du soutien et des conseils d’éducateurs, de sociologues et de spécialistes des sciences de l’éducation. En travaillant ensemble, par l’intermédiaire de l’UNESCO et de l’IRCAI, je suis sûr que nous pouvons véritablement, plutôt que superficiellement, améliorer l’éducation et par conséquent les vies, et j’ai hâte de contribuer.


  1. Wayne Holmes, you are the author of various books linking AI with Education, and also work with Unesco on these issues: since when and why have you been interested in these questions?

Hi Colin, thanks for inviting me. I’ve been involved in education my entire life, and for a long time in educational technology. For example, I’ve developed numerous digital-games based learning applications and platforms, and have been involved in lots of educational technology research. Then, almost a decade ago, I realised that some of the tools I’d been involved in used some primitive artificial intelligence, which triggered my interest.

It quickly became clear to me that AI had lots of potential to help in education, with teaching and learning, but that potential was not being realised. I also recognised that, whether anyone likes it or not, AI is already increasingly being used in educational contexts, but with little thought about what that means for the students. The intentions are good, the aim with tools such as the so-called ‘intelligent tutoring systems’ is to improve student outcomes on a cognitive level – or at least to help them pass their exams. But there has been little examination of what it means for the teaching and learning process, how it affects young developing minds, and the impact on the social aspects and mental health.

  1. AI is more linked with tech, big companies, huge investments. Why is it also an important question for Unesco?

You’re right, even in AI and education, which usually doesn’t get much of a look-in, there’s already a lot of money and big companies. Learning with AI has been an academic research area for almost 50 years, but in the past few years it has moved out of the research lab, and has been heavily commercialised. I know of around 30 multi-million dollar funded AI and Education companies around the world, as well as Google and Facebook and others that are getting in on the act.

As you’re aware, the UN have the Sustainable Development Goals, with education, SDG4, being one of the key areas that UNESCO focus on. So, as AI tools became more available, naturally UNESCO was keen to see how AI might help achieve SDG4. At the beginning, as with much AI, there was a lot of hype and over-promising. UNESCO was fully aware of the many ‘wicked problems’ that exist in education around the world, such as students not having access to experienced teachers, and there was a lot of optimism that AI could provide the ‘solution’. But now the focus is much more on the challenges that AI brings to education as well as the potential.

For example, most of the AI education tools that I’m aware adopt an instructionist approach to teaching. The system ‘knows’ what the student needs to learn, and guides them in that direction. That might sound good, but it means three important things that are only now being properly investigated. First, it means that these tools are aiming to do the work of teachers, which they can’t, they’re just not that sophisticated. In other words, intentionally or otherwise, they are effectively designed to replace teachers. Second, it means that student agency is undermined, when it’s clear that student agency is essential for quality learning. And three, it means that the students sit there focused on their own screens, mostly ignoring the other students and the teacher – which is strange for a social space such as a classroom. In short, those uses of AI do little than try to automate pedagogical practices that were typical in classrooms fifty or more years ago, and have long been critiqued by the learning sciences.

So, we recently published “AI and Education. Guidance for Policy-makers.” in which we try to raise issues such as the ones I’ve just described. Not to stop AI being used in classrooms, which would be foolish, but to ensure that the AI used in classrooms is the ‘right kind’ of AI – AI that respects human values and rights, that augments rather than replaces teachers, that learns from the learning sciences, and that isn’t surveillance by another name.

  1. You are also working now for and with IRCAI. Why can a new organism like IRCAI have an impact here?

Well, it’s early days. But what I like, and why I’m very pleased to be involved, is that IRCAI brings together AI on the one hand (and there are some really smart AI people in IRCAI) and the UN Sustainable Development Goals on the other. I’m hopeful that we’ll be able to make IRCAI, well the education bit of IRCAI, a centre for supporting researchers who want to engage with education’s wicked problems, both from a technical, computer science perspective, and from a human, sociological and learning sciences perspective. There’s nothing like that out there, but it’s sorely needed and an exciting prospect.

  1. Without wanting to give all the details of your talk (Here is a link!) is there anything specific we should be careful about when introducing AI into education?

The reality is that AI can be pretty impressive, and it often seems to offer an ideal solution to an education wicked problem – such as the lack of experienced teachers in the global south and areas of east Asia. But if the history of educational technology has told us anything, a technological fix is never a long-term nor sustainable solution. In other words, we need to get beyond the hype. While a clever AI bot might help support some students today, it doesn’t solve what is a social problem. We need to think about how we can use the impressive AI technologies to address the heart of the problem, the lack of experienced teachers, rather than the obvious symptoms. So, if ran a school, and I was looking at AI tools, I’d be asking myself, does this tool enhance teachers, or enhance the classroom experience, or empower students? If not, I’d stay clear. Oh, and I’d listen out for the buzzwords, such as personalised learning, which are all too often smoke and mirrors (I think personalised learning can be a good thing, I’m just not convinced that the current AI tools do anything like that).

  1. On the other hand, what does give you hope?

What gives me hope is that there are a lot of expert AI developers who are keen to do the right thing. They just need support and guidance from educators, sociologists, and learning scientists. Working together, though UNESCO and IRCAI, I’m sure we can genuinely, rather than superficially, enhance learning and improve lives, and I’m looking forward to playing my part.

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certains articles mentionnés portesnt sur l'Intelligence Artificielle du fait du double sujet de la chaire

Open Education global francophone

OERWiki@MENA: Le réseau LETS Learning Lab accompagne la production et la diffusion des REL dans la région MENA

Le Learning Lab de l’Université de Sousse en Tunisie et Learning Lab de l’Université d’Alexandrie en Egypte partenaires du projet « LETS (Lebanon, Egypt, Tunisia, Switzerland) Learning Lab Network » ont lancé suite à une collaboration avec Open Education Global Francophone l’initiative OERWiki@MENA comme une activité Learning Lab, dans un objectif de permettre d’élargir l’accès à l’éducation pour toutes et pour tous et d’améliorer la qualité de l’éducation. En effet cette initiative OERWiki@MENA permettra le développement de la production, du partage et de l’utilisation de Ressources Educatives Libres (REL) dans la région MENA. Ces REL peuvent être des ressources d’apprentissage ou d’évaluation : supports de cours, devoirs, tests, images, ressources audio, ressources vidéo, etc.

Plus précisément, cette initiative a pour objectif de déclencher un mouvement auprès de la communauté universitaire au niveau de ces deux universités, ainsi que d’autres universités de la région MENA autour des ressources éducatives libres. Elle permettra en effet d’encourager la collaboration et le partage par la co-création de matériel éducatif et la liberté de l’utiliser, de le personnaliser, de l’améliorer et de le redistribuer. A cet effet un environnement web (icitlearn.org/oerwiki/) de partage de ressources éducatives libres a été mis en place, permettant à la communauté universitaire de produire des contenus d’apprentissage ou d’évaluation et de les partager en tant que ressources éducatives libres sous une licence Creative Commons.

Un défi de production et de partage de 100 OER pendant 100 Jours a été lancé. Un dispositif d’accompagnement des enseignants de la région MENA participants à cette initiative a été mis en place : des séminaires de sensibilisation et d’informations sur les REL et les licences Creative Commons ont été déployés et ont suscité l’intérêt d’un grand nombre de participants. Une évaluation des activités proposées dans le cadre de cette initiative a été menée et a permis de recueillir le feedbcak des participants et de s’assurer de l’atteinte des objectifs fixés.

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🗓️ Pour cette édition de mars 2021 Barbara Class animera un webinaire avec pour thème “Comment comprendre l’Open ?”

💡 L’Open, dont la traduction française n’est pas stabilisée – ouvert? libre? – est une approche en pleine expansion. Il semblerait qu’elle soit présente depuis plusieurs siècles mais qu’elle n’ait pas toujours été au goût du jour. Parfois reléguée aux oubliettes, elle semble aujourd’hui animée d’un nouveau souffle. Les articles scientifiques ont par exemple longtemps été considérés comme des communs – jusqu’aux années 1900 environ – et sont en train de le redevenir (cf. Langlais, 2015).

🎯 Cette intervention a pour objectif de poser un certain nombre d’informations pour les soumettre à votre esprit critique, les discuter et essayer, ensemble, de faire émerger de nouvelles conceptions de l’Open.

Biographie

Barbara Class, Chargée de cours au département de traduction. Elle travaille au département d’interprétation depuis 2004 en tant que conseiller pédagogique en matière d’éducation à distance. Elle a notamment œuvré à la mise à distance du MAS pour formateurs d’interprètes.

A propos

❓ Open Education Global est une organisation mondiale à but non lucratif dont les adhérents et adhérentes soutiennent le développement et l’utilisation de Ressources Educatives Libres (REL) dans le monde afin d’élargir l’accès à l’éducation pour toutes et pour tous.

🧠 Dans le prolongement des événements de novembre 2020, OEG – Francophone propose entre février et septembre 2021 des webinaires afin de sensibiliser aux pratiques de l’Open Education et aux usages des ressources éducatives libres (REL)

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Open Education, un terme qui sous-entend l’ouverture, l’éducation mais qui ne s’y limite pas. Quel objectif ? Quels avantages ? Quelles limites ? Autant de questions auxquelles cette ressource, sous forme de livret, tente de répondre en vous livrant quelques clés et pistes d’action pour vous emparer de l’Open Education. Dans son plan stratégique Louvain 2020, l’UCLouvain accorde une attention particulière au mouvement de l’Open Education. Comme d’autres universités, elle souhaite répondre à une vision d’avenir, à un besoin de partage des ressources, de mise à disposition de pratiques, de connaissances, d’outils, etc. afin d’améliorer l’accès et l’efficacité de l’éducation y compris au-delà de ses frontières. Le mouvement de l’Open Education est déjà bien ancré. Nombreux sont les enseignant·e·s qui s’y intéressent et se sont déjà lancés dans la pratique. Et vous ? Ce livret se veut être un guide pour vous accompagner dans l’Open Education. Il ouvre les portes de certaines notions telles que les Massive Open Online Courses (MOOCs), les Open Educational Resources (OER), les OpenCourseWare (OCW) ou encore les licences Creative Commons (CC). Bonne lecture, bonne découverte !

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Le 19 février 2020, la Commission européenne a dévoilé sa nouvelle stratégie en matière de données, annonçant des investissements de 4 à 6 milliards d’euros pour créer une infrastructure pour la libre circulation des données. Cette infrastructure sera dotée d’une gouvernance, de normes, d’opérateurs et d’espaces de données sectoriels (mobilité, santé, compétences, agriculture, green deal, administration, industrie, énergie, agriculture). Pour les données personnelles, l’infrastructure sera centrée sur la personne, les consentements étant gérés indépendamment des services (séparation des pouvoirs) par des opérateurs comme Visions, ce qui permettra aux personnes d’avoir le plein contrôle de leurs données sans dépendre d’un seul service.

Ces principes, cette infrastructure et cette architecture ont été validés en Novembre 2020 dans le cadre du Data Governance Act de la Commission. La Commission Européenne a également annoncé la création d’un espace européen commun des données relatives aux compétences, « afin de réduire l’inadéquation des compétences entre le système d’éducation et de formation, d’une part, et les besoins du marché du travail, d’autre part » (Stratégie Européenne de la Donnée 2020, Commission Européenne). Concrètement cet espace de données permettra à une personne de simplement et automatiquement faire circuler ses données (compétences, expériences professionnelles, formations, situation, hobbies, …) entre les acteurs de l’emploi, de la formation et de l’inclusion via un opérateur de gestion de ses consentements.

Cet espace de données a besoin de normes (juridiques, commerciales, techniques, design/UX) pour fonctionner et permettre un échange de données efficace en assurant une confiance entre les acteurs s’échangeant la donnée. Ces normes doivent être ouvertes et gouvernées pour permettre à toutes les Parties prenantes de bénéficier de cette infrastructure sans qu’un seul acteur ne prenne la main sur l’ensemble. Ces normes doivent assurer que la personne conserve toujours le contrôle de ses données et puisse gérer ses autorisations et consentements depuis un outil à la fois indépendant des sources de données et interopérable (l’opérateur). Aujourd’hui, ces normes n’existent pas, nous avons besoin de recherche, d’expérimentation et de coordination pour faire fonctionner cet espace de données.

Visions travaille depuis 2016 sur la portabilité des données personnelles, en fournissant un outil, VisionsTrust, qui met en œuvre le principe de séparation des pouvoirs. Visions est donc un opérateur qui permet à la personne de gérer ses consentements sur l’accès et le partage de ses données personnelles. Visions est co-fondateur d’aNG et dirige au sein d’aNewGovernance (aNG) la Skills Alliance. La Skills Alliance réunit 40 organisations (universités, organismes de formation, agences nationales pour l’emploi, employeurs, plateformes) de 6 pays pour travailler sur les normes de circulation des données de compétences à partir de projets concrets au service de l’orientation et de l’éducation, afin de partager les meilleures pratiques et de définir ces normes. Nous travaillons a créer des réseaux de données de compétences au service de l’éducation, de la formation et de l’orientation tout au long de la vie. Nous y travaillons avec différentes universités (Paris 1, Lille, Cergy-Pontoise, La Haye, Tampere, Stanford, Accra, …), des acteurs publics (Pole Emploi, CPF, Régions, etc), des OF (OpenClassrooms, Simplon, …), des employeurs et des applications EdTech et JobTech.

aNewGovernance (aNG), association internationale en cours de création, a été lancée en 2019 par la publication d’un Livre Blanc réunissant 50 organisations de 15 pays décrivant le besoin de normes et de gouvernance pour les standards de portabilité des données. aNG travaille avec plusieurs parties prenantes (public, privé, académique, à but non lucratif) pour définir des standards à partir d’expérimentations concrètes. aNG a le soutien de la Commission européenne par le biais de la DG Connect et de M. Vestager. L’objectif d’aNG est de fournir un espace où les organisations peuvent discuter et expérimenter des normes pour la libre circulation des données personnelles de manière ouverte, démocratique et ascendante.

Nous souhaitons unir davantage d’organisations à travers le monde pour contribuer à cette nouvelle infrastructure.

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📺 𝗪𝗲𝗯𝗶𝗻𝗮𝗶𝗿𝗲𝘀 𝗢𝗘𝗚 – 𝗙𝗿𝗮𝗻𝗰𝗼𝗽𝗵𝗼𝗻𝗲 𝗲𝘁 𝗥𝗘𝗟 𝟮𝟬𝟮𝟭
🛎️ Retrouver en rediffusion le webinaire de février 2021
🧠 “𝗟𝗲𝘀 𝗥𝗘𝗟𝘀 𝗮𝘂 𝘁𝗲𝗺𝗽𝘀 𝗱𝗲 𝗹’𝗜𝗔 : 𝗾𝘂’𝗲𝘀𝘁 𝗰𝗲 𝗾𝘂𝗶 𝗰𝗵𝗮𝗻𝗴𝗲 ?”
🎙️ Animé par : Colin de la Higuera 👉 

❓ A PROPOS ❓

❤️Open Education Global est une organisation mondiale à but non lucratif dont les adhérents et adhérentes soutiennent le développement et l’utilisation de Ressources Educatives Libres (REL) dans le monde afin d’élargir l’accès à l’éducation pour toutes et pour tous.

🧠 Dans le prolongement des événements de novembre 2020, OEG – Francophone propose entre février et septembre 2021 des webinaires afin de sensibiliser aux pratiques de l’Open Education et aux usages des ressources éducatives libres (REL)

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en attendant un flux RSS des articles de la fabrique des REL au Québec

et quelques ressources