Suite des articles "Initiatives en transition"

Initiatives autour de la transition

En ouvrant les Chemins de la coopération en juillet 2020, la Ville de Brest et ses partenaires ont souhaité poursuivre la dynamique de coopération et de partage du Forum des usages coopératifs initialement prévu à cette date.


A l'été 2021, le thème de la convergence des transitions étant particulièrement d'actualité et porteur de solutions dans le contexte sanitaire qui perdure, le Comité d'organisation du Forum crée un événement en ligne pendant la période du 28 juin au 6 juillet 2021 : "Les chemins de la coopération 2021" :

Avec une web conférence le 1er juillet - 10h d'Ariel Kyrou et une conférence le 30 juin à 18h à l'auditorium de la médiathèque des Capucins à Brest "Pourquoi et comment la science-fiction peut-elle aider à une transition de société ?".
Son ouvrage "Dans les imaginaires du futur ", prend "au sérieux" les sources de fiction et les mêle à des réflexions philosophiques un a priori affiché pour une "utopie anarchiste et terrestre".
La science-fiction propose des horizons et des pistes de chemin pour des futurs alternatifs (nous débloquer grâce aux imaginaires, nous redonner le goût du temps et l'envie de "faire", la nécessité de "prototypes" du futur entre utopie et dystopie, etc.)


Ariel Kyrou

Des rendez-vous pour chacun des 7 chemins vont être proposés en visio : coopérations ouvertes pour la santé, l'éducation, les lowtech, l'inclusion sociale et numérique, les Fabcities, les circuits courts et l'autonomie alimentaire, le climat et la biodiversité

Programmation

Lowtech et transitions

Coordination : Hugues Aubin, Ville de Rennes, Rennes métropole

Jeudi 1er Juillet - 14h00-15h30
La déferlante low tech

Changement climatique, écologie, résilience et communs : partage d'enjeux et d'actions entre low-tech, réparation et éco-conception
Introduction J.Jouzel, climatologue, GIEC "Quel intérêt des low tech dans le cadre du réchauffement climatique"

  • L'aventure du low tech lab avec Clément Chabot
  • Zoom sur le low tech lab, le solar sun trip, californouaille, low tech skol
  • Fablabs, low tech et pédagogie : avec le Senfablab dans le quartier du Grand Yoff à Dakar - Mouhamadou Ngom - Senfablab.
  • La conception en économie circulaire face aux low tech : Comment envisager répondre à des besoins par des objets co-conçus, frugaux, mais productibles en série ?
    3 exemples récents et une méthodologie par Yves Quéré, responsable de l'Open Factory Université de Bretagne Occidentale.
  • Echange/débat.

Fabcities, Villes résilientes

Coordination : Romain Chefdor Rennes Métropole et Yves Quéré UBO Open Factory (et toute une équipe)

mercredi 30 juin - 14h00-16h30
Fabcities

14h - 15h : Table ronde : présentation des modèles et des projets sur les territoires et des structuration.
Intervention de Brest, de Rennes, d'AURA et de Toulouse-Occitanie.
Modération N. Friant (référent régional FabLabs )

15h - 16h : Atelier
Animation par FabCity Brest et FabCity Rennes
Tour de table sous la forme de Pecha Cucha
Intervention de :

  • CNAM ;
  • RESET ;
  • Sensor.community ;
  • FabCitizen …
  • Présentation Sense Océan (capteurs eau) Hack2eau (Rennes)
  • Food Brest (Alimentation) & Mad@Brest (lien sur Rennes et Brest)
  • Data Terra (lien vers les indicateurs / éthique de la data et prospectif)
    Cet atelier sera sous la forme de contributions communes pour aboutir à un appel à projets, à une feuille de route sur les datas environnementales entre les acteurs.
    Angle de présentation : Genèse du projet sous 4 axes :
    1 - Production de données (Sense Océan, Sensor.Community …)
    2 - Coalition autour de la donnée
    3 - Ouverture de la donnée
    4 - Indicateurs
    Organisation d'un évènement fin 2021 autour de la donnée : quels souhaits des acteurs.

Enseigner les transitions et en transition

Coordination : Michel Briand, Jean Marie Gilliot Telecom Bretagne,

le 30 juin à 16h : La Rentrée du climat
Un second webinaire du groupe créé à l'initiative de Riposte Créative Pédagogique .

au programme
- Présentation de la dynamique de coopération ouverte
- La Rentrée du climat avec Hakara Tea

Ce webinaire présentera l'initiative de la Rentrée du climat qui vise à déployer massivement des ateliers sur la Fresque du climat cet automne et de contribuer ainsi à sensibiliser des milliers d'étudiants et d'enseignants.

  • Pour vous inscrire et obtenir le lien par retour de mél, merci de répondre à ce court formulaire en cliquant ici
  • Pour participer au groupe "Transition écologique en coopération ouverte dans l'enseignement supérieur francophone", s'inscrire sur la liste sympa

Un groupe pour croiser les initiatives, mutualiser les ressources et favoriser la prise en compte de la transition écologique (climat, biodiversité, raréfaction des ressources, numérique responsable, résilience .. ) dans l'enseignement supérieur francophone et la formation des adultes. Face à une crise qui touche à l'existence même de la société humaine sur terre, nous faisons ici le choix d'une démarche en coopération ouverte à toutes et tous. L'urgence de la crise justifie à nos yeux une coopération ouverte(pour un monde vivable et désirable qui privilégie les productions et contenus réutilisables (telles celles sous licences creative commons) et répondre aux questions :

  • Quelles transformations des contenus enseignés ?
  • Quelles formes pédagogiques qui impliquent les étudiants et relient au territoire ?
  • Quels enseignements spécifiques ?
  • Quelles implications des étudiants ? comment les favoriser ?
  • Quelles ressources éducatives libres ?
  • Quels retours d'expériences, bilans, analyses ?

au programme
Présentation de la dynamique de coopération ouverte

  • le Master en humanités environnementales université de Nantes
  • et sous réserve la Rentrée du climat par la Fresque du climat

Transitions & inclusions sociale et numérique

Coordination : Élisabeth Le Faucheur, Brest métropole et ville

2 temps : un temps de présentation d'étude et de projets inspirants -Jeudi 1er juillet, 14h - et un temps d'atelier en mode intelligence collective -Vendredi 2 juillet, 14h.

Jeudi 1er juillet - 14h-15h30
Accès aux droits & inclusion numérique : de l'urgence à se coordonner à la nécessité d'une approche stratégique collective

En mode Pitch !

Accueil des participants
Introduction

  • Enquête Capuni crise : « Focus sur les éloignés du numérique » Géraldine Guérillot, Gis Marsouin -
  • Présentation de la dernière étude LabAcces :
    « Lieux et acteurs de la médiation numérique : quels impacts des demandes d'aides e-administrative sur l'offre et les pratiques de médiation ? »
    Cette étude, issue d'observations et d'entretiens menés dans des lieux de Médiations numériques, montre l'impact de la dématérialisation sur les actions des médiateurs numérique, le paradoxe entre l'ambition capacitante de la médiation et la réalité d'espaces numériques utilisés comme des guichets pour l'e-administration, dans un transfert de charge des missions d'accompagnement des usagers des administrations aux acteurs de la « Médiation numérique », sans enrôlement formel clair et explicite de la part des organismes dématérialisant. Il interroge aussi la nécessaire définition des segments d'offres des médiations utiles pour l'accès aux droits, et qu'il conviendrai d'analyser et de définir plus précisément.
    Benoît Vallauri, Ti Lab, LabAccès
  • "Brest, le chantier métropolitain « Inclusion numérique et accès aux droits », le choix de coopérer et de s'outiller pour se coordonner"
    Initié en 2019 le chantier métropolitain réunit collectivités, opérateurs, acteurs associatifs… agissant dans le champ du numérique, du social, dans le culturel, ou le socioculturel. Pour développer une culture commune et la mise en réseau, la stratégie s'appuie sur une formation territoriale mais aussi la conduite d'un état des lieux des pratiques des habitants, et de l'offre d'accompagnement en matière d'accès aux droits et d'inclusion numérique. Cet état des lieux est enrichi par l'approche du LabAccès et la déclinaison sur Brest métropole du PorTREA (Portrait territorialisé de la Relation E-Administrative).
    Élisabeth Le Faucheur, Brest métropole et ville - Hélène Trellu, Conseil Départemental du Finistère - Benoit Vallauri, Ti Lab, LabAccès
  • « Numérique responsable : quelle place donnée à l'Inclusion numérique ? »
    Hervé LeLuherne , Région Bretagne
  • Place aux questions
  • Présentation de la session du vendredi 2 et appel à candidats
    La séance du vendredi laisse place aux porteurs et porteuses de projets qui souhaitent faire appel à l'intelligence collective pour bénéficier de retours sur leurs expériences, de pistes d'évolution, d'idées. En fin de séance le jeudi, une présentation de l'organisation du vendredi sera réalisée.
    Si d'ores et déjà, vous souhaitez soumettre votre projet à des regards nouveaux, vous pouvez vous inscrire en complétant ce formulaire .

Vendredi 2 juillet - 14h-15h30
Atelier : Accès aux droits, inclusion numérique et intelligence collective

Cet atelier propose un temps d'intelligence collective aux porteurs et porteuses de projet qui souhaitent présenter leurs projets, leurs questions et recueillir des retours, des idées pour une mise en perspective d'évolution, de solutions...
En pratique : pour proposer un sujet, un projet, il suffit de compléter le formulaire ci-joint .
Réunit en plénière dans un premier temps, la salle de visio se divisera en sous-groupe auto-organisés autour des différents projets identifiés.

Vers une santé ouverte

Coordination : Hugues Aubin, Ville de Rennes, Rennes métropole

Vendredi 2 juillet - 14h00-15h30
Open santé : vers des communs opérants

Comment créer de boucles libérant le potentiel des biens communs numériques dans le registre de la santé au sens large ? Revue de projets pilotes et débat en France et à l'international.

  • La rencontre des mondes : la ferme d'impression 3D de l'APHP et le projet covid 3d. Philippe Cochin AP-HP - Phillppe Cochin- COVID3D APHP : Impression 3D pour la crise COVID
  • Articuler bien communs numériques, entreprises et lieux de soins : Y.Quere/Erwan Lehr - CHU de Brest/UBO.
  • Tirer des enseignements de crise pour travailler sur la durée : projet pilote d'open santé du Réseau Français des fablabs avec le CHU de Montpellier. Mentzo de Winter, administrateur du Réseau Français des Fablabs et président du Labsud.
  • Coopération internationale : le projet Makers Nord Sud - Medard Agbayazon, président du Réseau des Fablabs francophones d'Afrique de l'Ouest. http://www.makersnordsud.org
  • Echange/débat

Climat et biodiversité

Coordination Jacques François Marchandise FING et Louis Julien de La Bouere

Jeudi 1er juillet - 17h - 18h30
Climat et biodiversité : les données au service des projets collectifs et territoriaux

Animation : JF marchandise, M Brient (FING) et LJ de la Bouëre (Tiriad) ,en attente l'agence bretonne de la biodiversité
Socialisation des données et biodiversité :

  • Comment les associations locales peuvent se saisir/se saisissent des données environnementales pour orienter leurs actions ? associations qualité de vie, mobilités etc...
  • Comment relier données environnementales et pédagogie ?
  • place des données environnementales, notamment biodiversité, dans les programmes de SVT, Histoire Géo
  • Comment un territoire peut ou se saisit des données biodiversité pour appuyer sa politique de transition écologique ?

Circuits courts et autonomie alimentaire

Coordination : Mélanie Siche Conseil départemental 29

Vendredi 2 juillet - 10h30 - 12h30
Atelier transnational FR - UK - Table-ronde sur la précarité alimentaire dans le cadre du projet EU INTERREG C-CARE

Mot d'accueil, objectif de l'atelier (partager des constats, des initiatives et des difficultés en matière de lutte contre le précarité alimentaire)

  • Les chèques alimentaires/cartes de paiement (quelles modalités, pourquoi, points forts de ce mode de fonctionnement et faiblesses) / côté UK témoignage sur aide alimentaire aux enfants (free school meal, chèques alimentaires)
  • Présentation d'une épicerie sociale / côté UK témoignage d'une Banque alimentaire (food bank)
  • Témoignage de la CRESS (étude en cours) pour parler de la coordination des acteurs
  • Conclusion et ouverture sur l'accompagnement des publics précaires (formation travailleurs sociaux et bénévoles d'associations)

La participation à ces événements est sur inscription. (formulaire à venir)

Les Chemins de la coopération c'est aussi un site ouvert où se croisent initiatives, acteurs et ressources, pour témoigner des dynamiques de réseaux, capitaliser des ressources et se créer collectivement une base d'acteurs et de contenus pour le Forum des usages coopératifs attendu en 2022.

http://forum-usages-cooperatifs.net/


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Accord de Grenoble pour pousser leurs établissements à s'engager dans la transition écologique

Description de cette initiative Pour accélérer la transition socio-écologique de l'enseignement syupétieur et de la Recherche
une initative de la COP 2 étudiante : Accord de Grenoble (pdf)
"La COP2 Étudiante, c'est plus de 70 groupes de travail dans autant d'établissements d'enseignement supérieur, et c'est déjà plus de 50 établissements ayant signé ou manifesté leur intention de signer l'Accord de Grenoble ! //extrait de la [1]// "HEC Paris, Polytech Grenoble, Essec Business School... Une vingtaine d'établissements de l'enseignement supérieur viennent de signer l'Accord de Grenoble. Ils s'engagent à mettre en œuvre des plans d'actions pour réaliser les onze objectifs de l'accord, allant de la formation des étudiants aux enjeux écologiques à la réduction des gaz à effet de serre. Une initiative portée par la COP2 Étudiante, une association qui veut faire basculer l'enseignement supérieur dans la transition écologique.
extrait repris de l'article de Novethic



laccorddegrenoblepourpousserleursetabliss_cop2.jpg

Nom du porteur de l'initiative COP 2 étudiante

Auteur de la fiche Michel Briand

Type d'acteur Association

Echelle d'action Globale

Code postal 38000

Ville 3 parvis Louis Néel, Grenoble

Comment contacter cette initiative cop2etudiante@lilo.org
+33 7 81 77 51 45
3 parvis Louis Néel, 38000 Grenoble

Mot Clef Transition écologique

Quel partage ? Copyright


LaccordDeGrenoblePourPousserLeursEtabliss (Initiatives pédagogiques ), écrite par Elzbieta
créée le 28.05.2021 à 10:43, mise à jour le 28.05.2021 à 10:45


[1] https://cop2etudiante.org/ page d'accuil de la COP étudiante


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“La pédagogie Tête-Cœur-Corps est ce qui m'a le plus marqué et impressionné dans la formation”.

A 26 ans, après trois ans d'activité dans un bureau d'études, Laura tourne le dos à une carrière d'ingénieur en bâtiment pour embrasser le champ de la gouvernance partagée et de la démocratie participative. Pour s'outiller et acquérir le bagage nécessaire à sa reconversion, la jeune femme a décidé de rejoindre le T-Camp, la formation immersive de trois mois du Campus co-conçue avec les Colibris et la Coopérative des Oasis. Au-delà du socle large et pointues de connaissances qui lui a apporté une vision globale des enjeux climatiques et sociaux, c'est avant tout l'expérience humaine, la force du groupe et l'espace laissé aux ressentis et émotions qui aura marqué la jeune femme. Interview.

Pourquoi as-tu décidé de suivre cette formation ? Comment as-tu connu le Campus de la Transition ? Et pourquoi as-tu décidé de rejoindre la formation du T-Camp ?

J'ai connu le T-Camp et le Campus de la Transition grâce à une amie qui était avec moi en école d'ingénieur et qui a suivi la formation en 2019. L'expérience qu'elle m'a partagée m'a beaucoup plu pour tout d'abord avoir un socle de connaissances sur les enjeux climatiques qui balaie des thèmes sur la gouvernance, l'agriculture jusqu'à la finance. Vivre une immersion dans un collectif pendant deux mois était un autre aspect qui m'attirait car ça se conjugue bien avec mon intérêt pour la démocratie participative et l'intelligence collective dans le cadre de ma reconversion professionnelle : savoir comment nous allions nous organiser et faire groupe est en soi une expérience formatrice. Enfin, le T-Camp permet d'aller à la rencontre de différents écolieux et de se faire un réseau dans le domaine de la transition et de rencontrer des personnes inspirantes.

Quel est le déclic qui t'a donné envie de te « mettre en transition » ?

Après une école d'ingénieur, je suis partie en Martinique et j'y ai été frappée par les problèmes d'autonomie alimentaire, énergétique et de justice sociale. Au même moment, sortait le film « Demain ». Puis, j'ai travaillé pendant trois ans dans un bureau d'études sur le bâtiment bas carbone et me suis retrouvée confrontée à des conflits humains dans l'entreprise que je ne pouvais pas résoudre faute d'outils. Je me suis tournée vers une formation de facilitatrice à Aix-en-Provence « Intelligences & Création Collectives » et le T-Camp m'est apparu comme une formation très complémentaire pour me reconvertir dans le domaine de la gouvernance partagée.

Qu'est-ce qui t'a le plus marqué dans le T-Camp ?

Tout le contenu m'a intéressé mais ce qui m'a le plus marqué est cet équilibre « tête-corps-coeur » qui est tenu tout le long de la formation et qui est l'essence même de la pédagogie du T-Camp. Il y a l'aspect intellectuel avec beaucoup de conférences sur le diagnostic et les enjeux climatiques et la transmission de connaissances très techniques.

Le corps est très présent par le fait de se déplacer et d'avoir été dans les écolieux mais aussi par tous les ateliers de mise en pratique et en mouvement qui permettent d'intégrer et de s'approprier la théorie . Par exemple, aujourd'hui, nous avons travaillé sur la gestion des conflits avec la mise en place de jeux de rôle dans la foulée de l'enseignement : ça permet de comprendre la CNV (communication non violente) en pratique, par l'observation, le ressenti, le besoin puis l'action.

Le cœur est un fil rouge de la formation qui inclut beaucoup de développement personnel avec l'Institut Aristote qui nous accompagne, mais aussi avec les rituels tels que les « mots du matin » où l'on partage notre météo intérieure, le cadre de bienveillance, les moments « off » avec le groupe.

Au-delà de la pédagogie « Tête-Corps-Cœur », le T-Camp n'est pas juste une formation où j'aurai reçu des cours d'intervenants de haute volée tels qu'Alain Grandjean, etc. J'ai avant tout vécu une expérience humaine, unique, magique. Je sais que le T-Camp va rester comme un espace et un moment-ressource dans ma vie, que ce soit avec le groupe ou avec les personnes rencontrées dans les écolieux : je pourrai toujours les appeler si j'ai besoin d'eux et inversement. C'est hyper enrichissant et soutenant pour mieux appréhender l'avenir.

Tu évoques le développement personnel : quel rôle joue-t-il dans la formation du T-Camp et qu'est-ce-que cela t'a apporté ?

Une meilleure connaissance de moi-même à travers le regard des autres et notamment de mon binôme. Le processus est vraiment source d'apprentissage sur soi : on a d'abord fait notre « récit de vie » en s'appuyant sur les évènements qui nous ont marqués et qui nous ont fait développer telle ou telle compétence ou révélé telle qualité.

En parallèle, selon la méthode dite du « 360 degrés positif », nous sommes allés interroger nos proches sur des situations qui ont pu les marquer et qui ont révélé mes qualités et mes forces. Ces deux « exercices » ont abouti à un « personnage talent ». On a poursuivi avec l'Ikigai pour comprendre nos besoins, nos atouts, nos zones d'ombre, puis nous avons eu à faire un exercice d'éloge de nous-même, en nous demandant par exemple d'imaginer ce que nous serions à 80 ans.

Ce processus, avec ces différents outils de coaching, créent une synergie pour faire émerger et prendre conscience de nos potentiels, identifier nos talents et apprendre à s'appuyer dessus pour choisir une voie plus épanouie tant au niveau personnel que professionnel. Dans les prochains jours, on va ainsi passer au plan d'action et à la mise en pratique pour s'orienter professionnellement.

Me concernant par exemple, je n'avais pas du tout en tête ce qu'a révélé mon « personnage-talent », à savoir ma curiosité et ma soif d'apprendre qui se sont dégagées des différents ateliers.

Qu'est-ce qui a « bougé » en toi, évolué avec cette formation ?

Il y a un espace immense dans la formation qui est laissé au partage des émotions et des ressentis qui n'existe pas dans la société actuelle et c'est un grand manque dont je n'avais pas conscience. Que ce soit dans le cadre professionnel ou personnel, je sais désormais que je laisserai une place à cette dimension relationnelle pour ne pas être que dans l'intellectuel et le « faire ».

Le T-Camp propose trois spécialités (permaculture, dynamique territoriale et sociopolitique) : quelle spécialité as-tu choisi et pour quelles raisons ?

J'ai choisi la spécialité « dynamique territoriale » et j'ai été absolument passionnée par l'expérience que vit le village d'Arvieu en transition où nous nous sommes rendus. On nous a vraiment donné la possibilité de comprendre la dynamique d'un territoire au niveau local qui a déclenché depuis deux ans une vraie démarche de démocratie participative. En immersion, on a pu comprendre les leviers d'action, la manière dont se co-construisent les projets politiques du village avec les habitants. Ça a confirmé mon envie de travailler dans le champ de la démocratie participative.

Les T-Campeurs ont lancé leur compte instagram

Les participants à la formation du T-Camp qui se déroule actuellement ont eu la belle idée de lancer leur compte insta pour témoigner de leur expérience. N'hésitez pas à aller découvrir leur compte « tcampeurs.en.transition » : leurs stories racontent entre autres le tour de France des écolieux qu'ils ont réalisé comme ici au village d'Arvieu où s'est rendu Laura.

Et à voir leurs sourires et posts, on sait la promesse pédagogique tenue : « Former pour transformer » grâce à une approche « Tête-Cœur-Corps », à l'immersion, à la force du groupe.


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Chemins de Transition

Description de cette initiative Face à la crise écologique qu'affronte l'humanité, l'Université de Montréal et Espace pour la vie s'allient pour proposer Chemins de transition. Un grand projet dont l'objectif est d'engager la communauté universitaire, au côté des citoyen·ne·s et des autres forces vives de la société dans le nécessaire débat sur la transition, afin d'identifier collectivement les chemins les plus porteurs pour assurer un futur souhaitable au Québec.
Ce travail est structuré autour de trois grands défis :
  • Comment nourrir en santé toujours plus d'humains sans épuiser les ressources terrestres, dans un contexte de changements climatiques ?
  • Comment faire converger transition numérique et transition écologique ?
  • Comment habiter le territoire québécois de façon sobre et résiliente dans un contexte de transition écologique ?

Des apprentissages partagés pour un maximum d'impact
Tout au long du projet, l'équipe de Chemin de Transition veille à capturer et vulgariser les principaux apprentissages sur chacun des défis de la transition abordés, puis à les partager au plus grand nombre par l'intermédiaire de différents outils, événements, et réseaux, notamment :

  • Une école d'été (juin 2021), afin de permettre aux étudiant.e.s, aux citoyen·ne·s et acteur·trice·s qui se sentent le plus interpellé·e·s d'approfondir leur expertise sur la transition.
  • Des partenariats novateurs afin que les résultats du projet puissent orienter l'action des décideurs québécois sur les chemins les plus porteurs.
  • Des ateliers citoyens, dont le contenu sera partagé et rendu public
  • La démarche de Chemins de transition est structurée autour de trois grands défis. Ces défis ont en commun le fait qu'ils soulèvent des enjeux majeurs et remettent en cause notre capacité de développement et d'épanouissement dans les limites de la planète. Ils sont complexes en ce sens qu'on ne connait pas nécessairement l'idéal à atteindre et que plusieurs chemins sont possibles pour résoudre ces contradictions. Ils nécessitent donc l'apport d'une diversité d'expertises et de points de vue pour être abordés adéquatement.
    • Alimentation : Comment nourrir en santé toujours plus d'humains sans épuiser les ressources terrestres, dans un contexte de changements climatiques ?
    • [1] : Comment faire converger transition numérique et transition écologique ?
    • Territoire : Comment habiter le territoire québécois de façon sobre et résiliente dans un contexte de transition écologique ?

en apprendre plus sur la démarche

un texte reptis du site Chrmins de Tranistion



cheminsdetransition_chemins.jpg

Nom du porteur de l'initiative Université de Montréal et Espace pour la vie

Auteur de la fiche Michel Briand

Type d'acteur Université

Echelle d'action Globale

Ville Montréal

Comment contacter cette initiative Mélanie McDonald ?
Responsable de projet
melanie.mcdonald@umontreal.ca
Franck Scherrer
Directeur académique et instigateur de Chemins de transition
Vice-recteur associé et professeur titulaire, Faculté de l'aménagement – École d'urbanisme et d'architecture de paysage, Université de Montréal
franck.scherrer@umontreal.ca

Mot Clef Transition écologique

autres remarques une vidéo de préentation :https://youtu.be/8f-TvRUwFuM

Quel partage ? Copyright


CheminsDeTransition (Initiatives pédagogiques )
créée le 03.06.2021 à 08:07, mise à jour le 03.06.2021 à 08:14


[1] -Numérique : Comment faire converger transition numérique et transition écologique ? Numérique


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Vulgariser et rendre accessible les concepts et outils de la transition écologique, économique et sociale, c'est l'objectif de la chaîne YouTube lancée par le journaliste indépendant Aloïs le Noan.

Diffuser auprès de tous les publics – étudiants, enseignants et professionnels – les outils de compréhension et leviers d'action pour se mettre en transition est au cœur de la mission du Campus. Car pour adopter la bonne posture et construire une société bas-carbone et plus inclusive, encore faut-il disposer d'une bonne compréhension des phénomènes systémiques à l'œuvre.

Comprendre pour agir

Pour ce faire, le Campus s'appuie sur plusieurs outils : ses formations bien sûr dispensées à des étudiants de l'enseignement supérieur et à des professionnels, ainsi que son Manuel de la Grande Transition co-conçu par plus de 70 enseignants-chercheurs et praticiens et paru aux éditions Les Liens qui libèrent en octobre 2020.

Avec cette chaîne YouTube – « Et Maintenant ? Penser et agir pour la transition écologique » – qui diffuse une fois par mois un long entretien avec un expert de l'écosystème du Campus, spécialiste d'une des problématiques clés de la transition écologique et sociale, c'est une autre manière de sensibiliser, d'acculturer – bref de « [se] former pour transformer ».

Dans la droite ligne des valeurs et convictions portées par le Campus, Aloïs le Noan, journaliste indépendant, explique la démarche qui l'a motivée à créer cette chaîne YouTube :

“Nous vivons un moment très particulier dans l'histoire de notre pays et de la planète. Chaque jour ou presque, des messages alarmistes nous parviennent des quatre coins du monde sur la disparition des espèces, la montée des eaux, les pollutions et le réchauffement climatique.
Et maintenant ? Pour se sentir moins seul face à la complexité des enjeux et pour savoir comment agir, il est important d'entendre la voix de celles et ceux qui réfléchissent et agissent pour transformer nos habitudes et nos modes de vie.
La chaîne privilégie le temps long : ici pas de contrainte de temps, pas de pression éditoriale, pas de discours formaté ni d'impression de voir toujours les mêmes visages. Chaque invité dispose du temps nécessaire pour développer sa vision, ses réflexions, ses doutes et ses propositions.
Prendre le temps pour ECOUTER/COMPRENDRE/AGIR avec l'enthousiasme de celles et ceux qui pensent que cette grande transition écologique et sociale est possible ! »

Le Manuel de la Grande Transition décrypté en vidéo

Au cœur de la pédagogie inter et trans-disciplinaire du Manuel de la Grande Transition, qui fournit le socle de compétences et de connaissances nécessaires pour comprendre la transition dans toutes ses dimensions, un concept permet de saisir la systémie et la complexité des phénomènes à l'œuvre et se « mettre en mouvement » face au réchauffement climatique et à la dégradation du vivant : 6 portes ouvrant sur l'action. Savoir, savoir-être et savoir-agir s'y complètent et s'y enrichissent mutuellement dans une dynamique globale, intégrant la pédagogie ‘tête-corps-cœur' mise en œuvre au Campus de la Transition depuis sa création. Pour donner de la chair à cette pédagogie innovante, qui mieux que Cécile Renouard, présidente du Campus et co-pilote du Manuel pour en expliquer la substance et l'intelligence : retrouvez sa vidéo « Connaissez vous les 6 portes de la transition écologique et sociale ? »

Également, sur la questions des imaginaires, Émeline Baudet, docteure en littérature comparée, livre des clés narratives qui favorisent la construction d'un autre récit pour éviter l'alternative entre l'effondrement et la fuite en avant technologique. : « Quelles histoires pour répondre à la crise écologique ? »

Avec humour, Aloïs le Noan est aussi allé à la rencontre de Rémi Beau philosophe spécialiste des questions d'éthique environnementale, pour l'interviewer sur la dimension sociale de la transition écologique : “La grande transition écologique et sociale, une lubie d'écolo ?”.

Enfin, avec l'entretien de Nathalie Frascaria-Lacoste, professeure à AgroParisTech, « Et Maintenant ? » aborde la question de la biodiversité et de l'ingénierie écologique à travers les éco-quartiers et la gestion durable des territoires : « Planter des arbres : oui, mais comment ? ».

Belle écoute !

Pour ne pas manquer les prochains épisodes : abonnez-vous à la chaîne.

Et aussi, parce que ces vidéos sont faites pour être accessible au plus grand nombre : n'hésitez pas à soutenir l'initiative. Parlez-en autour de vous, partagez sur vos réseaux, commentez en direct sur la chaîne et donnez-nous votre avis.


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Temps de lecture : 5 minutes

[RENCONTRE] une série de portraits et de retour d'expériences pour apporter toute la lumière aux belles initiatives des Profs en transition d'ici et d'ailleurs.

Pour ce nouvel article de notre série [Rencontres], direction le Jura et le village de Saint-Amour ! Rassurez-vous il s'agit bien d'une rencontre pédagogique… avec Clotsinde Perrot, professeur de mathématiques et de sciences physiques en lycée public professionnel.

« Un vrai rôle à jouer ! »

Cela fait maintenant un peu moins de 10 ans que Clotsinde a fait le choix du cœur pour cette région, ce village et ce lycée où elle se sent bien, prémisse essentielle à la construction de soi évidement, de sa vie et de tous les beaux projets qui vont avec.

Petite structure officiant autour du métal, industriel et artisanal de la ferronnerie d'art et de la gravure sur métal, le lycée Ferdinand Fillod est un lieu « où l'on se connaît tous et on fonctionne en pédagogie par projet ». L'établissement compte près de 150 apprenants dont beaucoup ont pu connaître une scolarité au collège parfois difficile. Certains jeunes « ne sont pas bien dans leurs baskets » et la première mission du corps enseignant est de leur redonner confiance et goût d'apprendre en les incluant dans la réalisation de projets et de sorties collectives. Cette rencontre avec l'univers du lycée professionnel et ses enjeux sociaux ont été un vrai coup de cœur pour Clotsinde car « il y a ici un vrai rôle à jouer ! ».

Les années y passent sereinement selon un cheminement bienveillant et rassurant pour les élèves. Les premières semaines sont consacrées à cette « mission première de gain de confiance et de motivation » puis arrivent vite les fêtes de fin d'année où le repas fédère autant de profs en poste que d'anciens, témoignant d'une transmission générationnelle et d'un contexte « familial ». Notons également la visite des anciens élèves aux portes ouvertes pour garder le contact, « raconter leurs vies » et notamment leurs poursuites professionnelles. Car pour un étudiant motivé, il y a dans ces domaines des débouchés rapides. On forme donc dans ce lycée au contour familial de bons professionnels mais aussi, et surtout, des citoyens.

« Je suis enseignante ! »

Former des citoyens, voilà l'une des principales ambitions partagées par l'équipe enseignante et sur laquelle « aucun collègue n'est prêt à lâcher ! ». Car en lycée pro, cet enjeu est prégnant : « on revendique qu'on les forme pour leur métier et on les forme en tant que citoyens, dans les dernières années de formation ».

Sur la partie écocitoyenneté, il y a très peu, comme le constate Clotsinde, de sensibilisation dans la sphère familiale, par exemple au bon sens ou aux gestes de tri. Le milieu rural pallie quelque peu à cette carence car les enfants « grandissent avec le respect des saisons », point d'appui pouvant se révéler précieux pour envisager des projets collectifs plus cossus.

Côté enseignants, à son arrivée dans la structure, Clotsinde ne trouve rien d'officiel d'engagé quant à l'environnement. Chacun vivait cela individuellement, selon ses convictions personnelles. Le constat des déchets générés par la vie de l'établissement et le nombre de mégots jetés par terre finissent par décider Clotsinde à agir. Son constat est sans appel : « je suis enseignante, je ne peux pas en vouloir aux élèves s'ils ne sont pas assez sensibilisés à ces enjeux, c'est à nous, enseignants de former et d'expliquer ! ». Si au départ, elle ne sait pas trop comment se lancer, Clotsinde sait par avance qu'il lui faudra du temps, un statut « officiel » et la recherche de l'implication de tous les acteurs.

Photos ci-dessous : fabrication “maison” de cendriers et création de papier recyclé.

lycée pro fabrication cendrier

lycée pro fabrication papier recyclé

« Ne pas tout porter à moi toute seule »

Clotsinde profite notamment d'une réforme autour de l'accompagnement personnel des élèves pour disposer d'heures validées par le proviseur, autour de ce projet naissant : cela prendra la forme d'une classe écocitoyenne. Le démarrage est programmé en septembre 2019 avec une classe de seconde. Il durera trois ans, temps de la scolarité de ses élèves qui le mèneront donc de bout en bout.

Dès le lancement, Clotsinde est attentive aux écueils qui gravitent autour des actions de ce type. Elle fait valider le projet et un budget officiel par sa direction et son inspection. De plus, Clotsinde souhaite avoir les coudées franches pour ne pas n'être cantonnée qu'aux disciplines qu'elle enseigne : « je refuse le carcan de la matière, je raisonne par projet ». Cette demande sera aussi validée. Cette expérience démontre pleinement que borner son projet dès le départ et en faire les demandes officielles permettent de s'installer confortablement dans sa mise en œuvre.

Autre écueil à éviter : la sensation d'imposition. Il ne s'agit pas que les propositions viennent unilatéralement de Clotsinde et de ses élèves et s'appliquent verticalement aux autres acteurs de l'établissement. Les porteurs de projet doivent être « au cœur d'un projet collaboratif et inclusif ». Ainsi germe l'idée de la charte : chacun évoluant dans la structure s'engage à mener des actions dépendant de son champ d'actions. « Nous sommes allés voir chaque parti en leur proposant de trouver des voies où ils décident de s'engager. » Ainsi, le chef des travaux, en charge des ateliers, a défini diverses zones de stockage et responsabilise les usagers autour du matériel réutilisable, des chutes, etc. De son côté, le CPE s'engage à généraliser le tri sur l'établissement, notamment au niveau de l'internat. Quant au proviseur, il a banni l'utilisation de son véhicule pour circuler entre les bâtiments de la cité scolaire et effectue tous les trajets à pied. Également, il a engagé une réflexion pour éviter la redondance papier / numérique dans la communication de l'établissement. Le gestionnaire de l'établissement et les familles seront aussi impliqués dans cette démarche notamment dans le cadre de l'élaboration d'un « cartable vert ». Enfin, et au premier plan, les élèves sont invités à gagner en responsabilité : gestes écocitoyens, gestion de leurs supports et surtout propositions d'améliorations.

Nous le comprenons aisément, par cette démarche inclusive, Clotsinde cherche à impliquer, responsabiliser et surtout à ne pas tout porter sur ces épaules. Elle sait pertinemment par l'observation d'expériences passées que le risque est double. Premièrement, risquer que tout s'arrête si elle devait quitter l'établissement. Deuxièmement, risquer l'épuisement et l'isolement.

« Ça leur appartient, ça ne m'appartient plus ! »

Le projet prend forme rapidement grâce à une temporalité régulière d'échanges, des outils spécifiques dédiés dont une boite mail et surtout à une ambition partagée. Ce sont les élèves qui sont au cœur des processus de rédactions puis qui soumettent les textes aux différents signataires.

La méthodologie est efficace : les élèves sont invités à prendre conscience d'une problématique, à observer, échanger puis proposer les solutions envisageables. Tout cela favorise l'autonomie des élèves, surtout quand ils disposent des ateliers pour concevoir eux-mêmes des éléments de réponse. Le rôle de l'accompagnant est donc de favoriser les occasions, de créer les situations de rencontre avec ces problématiques. Puis vient l'équilibre subtil quant à « savoir lâcher prise au bon moment quand la situation est suffisamment amorcée pour aller à son terme ».

La charte et le projet lié sont à ce jour en place ; la classe écocitoyenne en est au milieu de sa mission, elle communique sur son travail via un compte Instagram « classeecocitoyenne » par la mise en place de publications écrites collaborativement. D'autres collègues enseignants sont entrés sur le projet pour assurer la cohérence entre les différents niveaux de classe : depuis ce début d'année, un autre collègue dispose d'une heure de classe écocitoyenne avec la classe de seconde entrante. Cette nouvelle classe a un autre fonctionnement complémentaire. Elle refait un nouvel état des lieux afin d'apporter de nouvelles idées et d'améliorer d'autre domaines non travaillés comme la cantine de la cité scolaire.

Le lycée a été labellisé niveau 2 E3D par le rectorat de l'académie de Besançon et un comité de pilotage a été mis en place en décembre 2020 avec les différents acteurs de l'établissement, élèves inclus. Et si les projets de l'année passée ont été ralentis à cause de la situation sanitaire, c'est reparti pour cette année !

Des bilans réguliers permettent de mesurer le chemin accompli. Parmi les actions engagées, notons…

  • Journée de ramassage de déchets en collaboration avec la mairie de Saint-Amour (septembre 2020)
  • Evolution des poubelles de tri dans l'établissement et cendriers (en cours)
  • Partenariat avec Monsieur Savon, savonnier de Saint-Amour, afin de fabriquer son savon soi-même et réfléchir à l'impact des emballages (en cours)
  • Travail sur le recyclage du papier (fait et d'autres perspective sont envisagées)

D'un point de vue enseignant, utilisation des crayons gras pour tableaux blancs pour tous depuis plus d'un an, réorganisation des documents distribués afin de limiter les pertes et diminution des photocopies dans l'établissement.

eleves lycee pro charte ecocitoyenne

charte écocitoyenne lycée

Un petit mot avant de se quitter ?

« J'aimerais transformer le lycée et que ça se voit, les élèves aussi d'ailleurs », Clotsinde veut aller plus loin… et les perspectives sont en effet nombreuses ! Atelier papier recyclé avec l'école primaire de Saint-Amour pour la fin d'année, visite du centre de tri, faire évoluer les visuels de recyclage qui sont peu parlants pour les élèves, collaborer avec des agriculteurs, faire venir des animaux « en résidence » pour la tonte des pelouses de l'établissement, etc.

Mais vous l'aurez compris, notre collègue souhaite avant tout « éviter que tout soit tracé et quadrillé ». Ce projet qu'elle a insufflé et qu'elle suit avec autant de passion que de responsabilité professionnelle n'est plus le sien ; il appartient à l'ensemble de la communauté éducative et c'est bien là l'essentiel. Chacun de ses acteurs, élèves ou encadrants, s'est engagé pour contribuer selon ses possibilités à préserver l'environnement. Dans la micro-société que constitue ce lycée, les (futurs) écocitoyens font preuve de cohérence, de résilience, d'autonomie, de sens pratique et collectif pour résoudre les défis qui se présentent à eux.

– – – – – –

Nota : Vous pouvez retrouver Clotsinde Perrot sur notre groupe Facebook pour échanger et lui poser vos questions en direct mais aussi dans cette émission de la Terre au Carré sur France Inter (de la 30ème à 36ème minutes).

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La cécité botanique et le déficit de nature sont un réel problème pour l'avenir, les grands défis de notre siècle étant liés au végétal.

Cet article est publié dans le cadre du Forum national « Activons les sciences en classe ! » organisé en ligne par la Fondation La main à la pâte le 27 mars 2021, dont The Conversation France est partenaire. Retrouvez toutes les informations sur cet événement sur le site activons-les-sciences.fr.


Route, effet de neige, soleil couchant. Musée des Beaux-Arts de Rouen, CC BY-SA

Si l'on vous montre un tableau de Claude Monet (à droite), que voyez-vous ? Deux enfants, marchant sur une route enneigée…

Shutterstock

Et sur la photo suivante ? Un lapin aux aguets, les oreilles dressées… Peu de gens citeront les arbres aux branches dénudées, dans le premier cas, ou les pâquerettes du pré, dans le second.

Si vous êtes dans cette situation, vous êtes atteint de « cécité botanique » (plant blindness en anglais). Chez beaucoup d'enfants, celle-ci se traduit par un manque d'intérêt pour les plantes par rapport aux animaux : un enfant préfèrera toujours élever un lapin plutôt que cultiver une jardinière de pâquerettes…

Ce concept a été mis en évidence en 1998 par James Wandersee et Elizabeth Schussler et est aujourd'hui largement documenté par les scientifiques. C'est le fait de ne pas voir les plantes qui nous entourent et de ne pas prendre conscience de leur statut d'êtres vivants.

Pourtant, l'omniprésence du monde végétal et son importance pour la vie sur Terre ne sont plus à démontrer. Selon des chiffres publiés en 2018, l'ensemble des plantes pèse 450 gigatonnes (Gt) de carbone sur les 550 Gt de la biomasse terrestre totale, soit 82 % ! Et, d'un point de vue qualitatif, les plantes sont indispensables à toute forme de vie sur la planète car, par leur photosynthèse, elles sont une entrée privilégiée du carbone dans les cycles du vivant.

De plus, par leur capacité à stocker la matière organique, les plantes sont de formidables puits de carbone, un levier puissant dans la lutte contre le réchauffement climatique. D'un point de vue alimentaire, elles sont des sources de nourriture pour l'humanité et sont, ou ont été, pour une majorité des civilisations humaines à travers les âges, la base de notre alimentation.

Les origines du mal

La cécité botanique est souvent un corollaire du syndrome de manque de nature (« déficit de nature »), un concept inventé par le journaliste américain Richard Louv en 2004, et largement étudié depuis par les chercheurs en psychologie et sciences cognitives.

En février 2020, une étude publiée dans Frontier Psychology montre que les enfants connectés à la nature sont plus heureux que les autres, et plus à même de développer des comportements « durables ». On voit donc clairement que la cécité botanique et le déficit de nature sont un réel problème pour l'avenir, les grands défis de notre siècle étant liés au végétal (lutte contre les changements climatiques globaux, sécurité alimentaire, nécessité de nouveaux médicaments pour soigner les maladies…). Ces problèmes pourraient avoir à court terme des conséquences désastreuses non seulement sur l'environnement, mais aussi sur la santé humaine.

Quelles sont les racines du syndrome de cécité botanique ? Celle-ci trouverait d'abord son terreau dans les propriétés mêmes des plantes : leur manque de mouvement et leur apparente insensibilité n'attirent pas l'attention, d'autant que le manque de contraste de leurs couleurs fait qu'elles se fondent dans le décor…

Et notre cerveau, bombardé de milliers d'informations quotidiennes, a tendance à filtrer les signaux et à focaliser notre attention sur ce qui est vital ou létal dans l'instant, pour nous. Par leurs propriétés intrinsèques, les plantes font partie des signaux qui sont systématiquement écartés, plus que les animaux… Nous regardons le monde végétal sans le voir !

Le syndrome de cécité botanique prend aussi racine dans l'éducation même des enfants, au contact des premiers éducateurs que sont leurs parents. Effectivement, la (re)connaissance des plantes par les enfants est positivement corrélée à celle de leurs parents, si ceux-ci se considèrent comme essentiels à la transmission de ce savoir. L'implication des parents pourrait donc être un facteur déterminant dans la lutte contre la cécité botanique.

Ensuite, à l'école, l'enseignement des sciences végétales est insuffisamment présent dans les programmes scolaires, et ce même à l'Université dans les filières formant les futurs professeurs. Et, lorsqu'un enseignement de botanique est dispensé, il est souvent jugé trop théorique par les étudiants. Pourtant, là aussi, la tendance serait facile à inverser avec des programmes dédiés à la connaissance de la biodiversité et à la pratique des sciences en classe.

En France, pourtant, les programmes scolaires proposent déjà depuis 2007 un levier efficace, dans les enseignements dits « Éducation à », et parmi elles, l'EDD, « Éducation au développement durable ». Cependant le problème majeur réside sûrement encore dans le manque de temps et d'espace dévolu à cet enseignement, dans la progression annuelle des classes.

Pour le chercheur Jean‑Louis Martinand, « il y a EDD si, et seulement si, ce sont des enjeux de développement humain et de durabilité environnementale qui constituent les « contenus » de cette « éducation », dans un « dispositif pragmatique et démocratique ». Et justement, le dispositif « 1 2 3 Plant'haie » s'inscrit dans ces deux dimensions.

Le dispositif « 1 2 3 Plant'haie »

La Maison pour la science en Auvergne (MPSA) est un service de l'Université Clermont Auvergne, situé à Clermont-Ferrand, sur le campus scientifique. Créée en 2012 par l'université clermontoise, sous l'impulsion de la Fondation la Main à la pâte elle-même sous l'égide de l'Académie des sciences, elle organise et anime, en partenariat avec le rectorat de l'académie de Clermont, des actions de Développement professionnel en sciences destinées aux professeurs des écoles et aux professeurs de collège de l'académie. Les formateurs intervenant dans ces actions sont les enseignants-chercheurs et chercheurs de l'Université, en binôme avec des formateurs de terrain, professeurs du premier et du second degré.

Plantation de la haie de l'école à Orcines (63) par les élèves, les professeurs, en présence de membres des familles et des élus. Author provided

En septembre 2018, la Maison pour la science en Auvergne a créé le dispositif « 1 2 3 Plant'haie ! », en partenariat avec le rectorat et avec le soutien financier de la Fondation Yves Rocher. Impactant les quatre départements auvergnats, le dispositif permet d'implanter une haie champêtre, choisie par les classes, dans les 31 écoles et collèges participants. Il offre également aux professeurs inscrits dans le dispositif de la formation continue en sciences (18 à 24h en présentiel), l'accompagnement de leurs projets de science en classe, et l'apport de matériel pédagogique à leurs classes.

En 2018-2019, la constitution de chaque haie a été choisie par les quelques mille élèves des écoles choisies, à l'issue d'un travail de longue haleine portant sur la connaissance de la biodiversité végétale autour de l'école, le choix des espèces à implanter et les raisons de ces choix. Plus de 800 plants de noisetiers, aubépines, églantiers, érables, prunelliers et autres néfliers… ont rejoint les cours d'école au printemps 2020, plantés par les élèves eux-mêmes.

Toutes les haies, de la plus petite à la plus grande, constituent autant de haies « témoins » de celles qui poussent (ou poussaient !) dans les campagnes des communes concernées.

Le dispositif 1 2 3 Plant'haie à l'échelle de l'Auvergne. Author provided

La haie de l'école, au-delà d'être la concrétisation de ce travail des classes, deviendra au fil des années un véritable objet de science disponible à la porte de la classe, proche et familier des élèves. Elle est un outil évolutif qui s'étoffera avec les années, accueillant de plus en plus de biodiversité, un coin de nature reconstitué dans la cour pour une observation minutieuse de la vie de la haie et de ses fonctionnalités au cours des saisons.

Elle est aussi un outil permettant de convoquer toutes les disciplines de l'école : les sciences bien sûr, avec la biologie des plantes et des animaux, la physique, les technologies, mais aussi les maths, le français par la production d'écrits et d'oraux, sans oublier le bien-vivre ensemble et le bien-être de l'élève qui participe au développement humain de l'EDD.

Un projet qui intègre des partenaires locaux

« 1 2 3 Plant'haies » ne peut survivre que s'il s'appuie sur un réseau de partenaires locaux, relais indispensables à son enracinement sur le terrain. C'est d'abord la communauté éducative au sens large. Au-delà du professeur, il y a le personnel de l'école ou du collège qui met aussi la main à la pâte dans les projets des classes (ATSEM en classes maternelles, cuisinier dans certaines écoles, personnels de direction des établissements…).

haie saint mamet. Author provided

A l'échelle des circonscriptions et des départements, ce sont les équipes pédagogiques des inspections académiques qui assurent la logistique des formations délocalisées dans les départements, et qui accompagnent au plus près les projets de classes.

Dans une optique de coéducation, les familles des élèves sont également les partenaires naturels du projet. Ainsi, le travail d'identification des espèces, les enquêtes menées par les élèves auprès des anciens du village, la plantation elle-même au printemps 2020, tous ces temps ont été l'occasion d'ouvrir ici et là la porte de l'école aux parents ou aux grands-parents, faisant du dispositif un projet intergénérationnel.

Enfin, au-delà de la communauté éducative, les acteurs de la société civile ont été sollicités par les écoles elles-mêmes : les mairies des communes, élus et employés municipaux, des formateurs des Centre Permanent d'Initiatives pour l'Environnement (CPIE) ou des membres d'associations « nature », des structures spécialisées accompagnant salariés ou élèves en situation de handicap (ESAT du Marand dans le Puy-de-Dôme, EREA d'Aurillac dans le Cantal), des habitants volontaires et bénévoles des communes… Enfin, la Mission Haie Auvergne a conseillé, supervisé la commande et livré les plants, produits localement par une pépinière auvergnate, pour les 36 haies plantées au printemps 2020. « 1 2 3 Plant'haie » est donc finalement un outil puissant d'intégration de l'école à la société.

The Conversation

La Maison pour la science en Auvergne a reçu des financements de La Fondation Yves Rocher, pour le dispositif « 1 2 3 Plant'haie ».


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salle[BureauVert] est une initiative lancée par le réseau Profs en transition dont l'objectif est de réduire l'impact écologique de nos espaces et usages bureautiques, dans l'univers scolaire évidemment mais aussi bien au-delà dans nos pratiques quotidiennes !

Temps de lecture : 2 minutes

Le réseau Profs en transition est heureux de mettre à disposition de vos salles informatiques ces affiches et fonds d'écran qui rappelleront aux usagers les bases d'une pratique numérique et bureautique vertueuse. Déclinés selon les fameux 5R, ces visuels existent sous formats affiche, 16:9, 4:3 et carré.

Téléchargez ici les versions qui vous conviennent puis amusez-vous à les déployer dans un maximum de salles infos et de postes de travail, le défi [Bureau Vert] est lancé !

Bureau vert affiche

Bureau vert fond écran 16:9

Bureau vert fond écran 4:3

Bureau vert fond écran carré

Pour aller plus loin dans la compréhension des impacts de la pollution numérique, voici un article “état des lieux”. Enfin, pour agir de façon encore plus précise et efficace, nos propositions détaillées sous ce lien !

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Après le succès des deux premières éditions, la formation de deux mois co-conçue par le Campus de la Transition, le mouvement Colibris et la Coopérative des Oasis revient ce printemps. Une expérience « totale » et « transformante » pour les participants qui en ressortent plus conscients, outillés et armés pour s'engager, chacun à leur manière et à leur échelle, dans la Grande Transition. Explications.

Plus que jamais, l'urgence écologique et sociale nous met sous pression et nous confronte à des défis qui dépassent l'entendement individuel. Souvent vécue de façon isolée, cette prise de conscience peut amener à des questionnements profonds sur notre place dans ce monde en pleine mutation et bouleverser nos plans de vie, nos représentations du monde.

Pourquoi le T-Camp ? Une aventure humaine et transformatrice

Le T-Camp aspire humblement à accompagner ce processus grâce un cadre sécurisant, stimulant et transformant : une pédagogie qui parle à la Tête autant qu'au Corps et au Cœur, des enseignements interdisciplinaires et des intervenants inspirants et inspirés, hautement reconnus dans leur domaine de spécialité. Les deux premières éditions nous ont confortés dans l'intuition que c'est par l'expérience et le partage qu'une transformation individuelle peut s'opérer pour ouvrir le champ des possibles vers une transition collective plus juste et plus humaine. Du « je » au « nous », du logique au sensible, des sciences dites dures aux sciences sociales : à la logique du « ou » qui a historiquement dominé l'éducation la coupant d'une partie d'elle-même, le T-Camp promeut la culture du « et » car, à l'image du vivant interconnecté et interdépendant, les savoirs se relient au service d'une vision large, coopérative et non réductrice d'une de ses dimensions.

« Former pour transformer » : une approche pédagogique et académique qui a fait ses preuves

Cette démarche est nourrie par un large projet académique collaboratif, le programme FORTES' qui a d'ailleurs donné lieu à la publication du Manuel de la Grande Transition suite à une demande du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Structuré en 6 « portes », ce socle pédagogique rassemble un vaste panel de connaissances et de compétences allant de la compréhension du système Terre aux questions d'éthique en passant par les enjeux plus concrets et fondamentaux que sont les enjeux juridiques mais aussi économiques.
Parce que les enjeux de la transition écologique et sociale sont complexes et systémiques, son enseignement ne peut en faire l'économie. C'est notre conviction et notre ambition : fournir aux T-Campeurs les outils critiques et sensibles, théoriques et pratiques à même de leur permettre de « comprendre pour agir ».
Avec aussi, et c'est important de le préciser, une attention active accordée aux émotions et à ce qui traverse, émerge, se déploie en chacun dans l'apprentissage de ces transitions intimes et collectives. Prendre conscience du caractère destructeur de beaucoup d'aspects de nos modes de vie est souvent anxiogène et peut créer un profond mal-être s'il n'est pas accompagné ou si la distorsion avec son environnement est trop grande. Prendre soin du vivant, c'est aussi et d'abord prendre soin de soi et du groupe.

T-Camp 2021 : en ligne & en présence

Dans la continuité de 2020, cette année réserve son lot d'incertitudes, notamment sur le plan sanitaire. Mais il en fallait davantage pour décourager les organisateurs du T-Camp ! Voilà pourquoi une organisation particulière sera mise en place cette année, qui permettra à la promotion de se retrouver aussi bien en ligne qu'en présentiel — c'est une nécessité pour bien appréhender et vivre cette pédagogie Tête-Corps-Cœur.
Tout commencera par deux week-ends à distance, au cours desquels les participants apprendront à collaborer en intelligence collective, facilités par nos intervenants, pour imaginer ensemble une représentation de l'état du monde.
A l'issue de ce socle de connaissances communes, une semaine entière sera consacrée à rencontrer des experts du climat et de la transition en général. L'économiste Alain Grandjean (Carbone 4), la climatologue Marie-Antoinette Mélières, le sociologue Dominique Bourg, le directeur du Shift Project Mathieu Auzanneau et bien d'autres partageront leurs réflexions, afin que chacun puisse parfaire sa représentation de la situation actuelle et commencer à creuser des pistes d'avenir alternatives et encourageantes.
Après deux semaines passées en ligne, il sera temps de se rencontrer pour de vrai ! Selon la spécialité choisie, 35 jeunes se rassembleront au Campus à Forges en Seine-et-Marne, et 20 au château d'Arvieu en Aveyron pour 6 semaines de plus. Avec un seul objectif : Incarner la transition.
Les enseignements se poursuivront dans une perspective d'expérimentation et de recherche de solutions. Egalement, ces semaines en immersion ont vocation à servir de tremplin vers un parcours de vie propre à chacun des participants, en cohérence avec leurs aspirations et la compréhension des enjeux globaux de notre siècle. Au programme : mise en pratique de méthodes de gouvernance et de coopération, exploration de nouveaux récits collectifs, expérimentation de la démarche low-tech

Alors n'hésitez pas : si vous n'attendez que le T-Camp, le T-Camp n'attend que vous !

Pour en savoir plus :
– RDV sur le site officiel du T-Camp
– Téléchargez la plaquette détaillée de la formation
– Venez rencontrer en ligne l'équipe d'organisation et des ancien.nes T-Campeurs qui partageront leur expérience le jeudi 11 février à 18h et le mercredi 24 février à 18h


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un articlerepris du site ingénieurs sans frontières, une publication sous licence cc by sa nc

L'ingénieur·e citoyen·ne : une introduction

Dans notre société, l'ingénieur·e occupe une position d'expert·e de la technique, souvent présentée comme neutre. A l'inverse, l'ingénieur·e citoyen·ne, intégrant les valeurs de justice sociale et environnementale à son action, est un·e médiateur·rice des choix techniques qui participent à la construction de la société.

Une campagne crescendo

La campagne est pensée pour suivre la prise de conscience des élèves-ingénieur·es vis-à-vis de leurs formations (voir frise ci-contre). Ainsi, les actions du début d'année s'appuient notamment sur les campagnes EAD1, comme AlimenTerre ou le Festisol. Ces campagnes sont rattachées aux réflexions du comité sur les formations des ingénieur·es et leurs limites pour répondre aux enjeux sociaux et environnementaux actuels.

Une campagne organisée pour et avec les Groupes Locaux (GL)

Pour mettre en place cette campagne, différents temps forts sont définis sur l'année. Afin d'introduire chacun d'entre eux, une réunion de lancement est organisée avec les groupes intéressés. A la fin du temps fort, lors du Retour d'Expérience, les GL montrent l'impact de leurs actions dans leurs écoles, donnent leur avis, proposent des améliorations etc.

A noter que les GL ne sont pas tenus de suivre strictement la chronologie, ils peuvent l'adapter selon leurs besoins.

Un accompagnement personnalisé peut être mis en place auprès des GL qui le souhaitent2.

Lancement du premier temps fort : l'Apostrophe pour une ingénierie citoyenne

L'Apostrophe, en interpellant par des phrases clivantes, permet de créer une dynamique d'échange à la fois entre les membres du GL et au sein de l'école. Elle se pense comme une introduction au débat sur l'ingénierie citoyenne.
Cet outil a été présenté, courant octobre, aux GL ainsi qu'aux organisations avec lesquelles FormIC souhaite porter son plaidoyer (Ingénieur·es Engagé·es, Together for Earth, Pour un réveil écologique, ...).

Treize groupes intéressés ont été recensés à ce jour mais il est possible de rejoindre la dynamique à n'importe quel moment de l'année.

Ce qui reste à venir

Dès janvier 2021, les GL seront amenés à réfléchir et débattre sur le lien entre la formation et la gouvernance de leur école (l'Observatoire des formations citoyennes3 et différents outils seront alors mobilisés). Cela leur permettra de s'approprier ces thématiques et de perpétuer la dynamique les années suivantes.
Autour d'avril est prévu le week-end de formation sur les thématiques FormIC, ouvert à tou·tes les membres de la fédération et aux organisations listées précédemment.

Finalement, la campagne est pensée pour être au service du plaidoyer, afin de transformer durablement le contenu et la gouvernance des formations en ingénierie. Elle doit permettre d'interpeller son administration, pour ensuite présenter des revendications soutenues nationalement par le comité. D'où la représentation multi-scalaire du plaidoyer ci-contre.

1 Campagnes portées par l'équipe Éducation au Développement d'ISF

2 N'hésitez pas à contacter le comité via l'adresse contact.formic@isf-france.org pour en en savoir plus.

3 Plus d'informations sur : http://observatoiredesformationscitoyennes.org/

5 février 2021
Nathan Coutable et Fédora Accoca-Pidolle, membres du comité FormIC
Thématique
Gouvernance
Catégorie
Échanger et débattre
Campagne
L'ingénieur.e citoyen.ne c'est moi ?
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